mardi 1 juillet 2025

Quelques chiffres

Comment débuter ce second semestre 2025 ? J'ai beaucoup réfléchi avant de vous proposer un petit bilan chiffré des six mois écoulés. Hier midi, je vous ai présenté le 70ème film que j'ai vu cette année. Pas mal: c'est trois de plus que l'an passé, pile à la même époque ! Mais je reste trèèèès loin du score qu'atteignent d'autres cinéphiles...

Si on découpe ce chiffre, ça donne...

33 films vus au cinéma / 37 films vus sur ma télé
66 films en images réelles / 3 films d'animation / 1 film "hybride"
65 films en couleurs / 5 films en noir et blanc
58 films d'hommes / 12 films de femmes
41 films des années 2020 / 39 films des décennies précédentes

Et du point de vue des nationalités...
25
films français / 14 films américains / 6 films italiens
3 films argentins / 3 films britanniques / 2 films belges
2 films brésiliens / 2 films espagnols / 2 films japonais
1 film allemand / 1 film canadien / 1 film chinois
1 film iranien / 1 film irlandais / 1 film letton
1 film somalien / 1 film sud-coréen / 1 film suisse
1 film tunisien / 1 film uruguayen

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Rien d'aussi passionnant que le cinéma, mais...

J'aime bien faire ce genre de chronique sous forme de récapitulatifs. Si vous avez envie de lire d'autres infos dans le genre... dites-le moi !

lundi 30 juin 2025

Sean et c'est tout ?

Je savais avant même de le regarder que La ligue des gentlemen extraordinaires avait mauvaise réputation. Cette adaptation cinéma d'une série de comics d'Alan Moore et Kevin O'Neill (lancée en 2001) réunit plusieurs héros charismatiques: Allan Quatermain, Dorian Gray, Tom Sawyer, le docteur Jekyll, le capitaine Nemo et d'autres encore...

1899. De violentes attaques successives laissent craindre une guerre prochaine entre l'Allemagne et l'Angleterre. Un groupe d'aventuriers est constitué pour identifier le véritable coupable de ces crimes. Rapidement, l'équipe découvre qu'ils sont le fait d'un "Fantôme" déterminé, avec son armée, à déclencher une apocalypse planétaire. Avouons-le: si j'ai daigné me frotter au film, c'est parce que le rôle principal a été confié à Sean Connery. L'Écossais avait alors 73 ans. Impeccable, il affiche une santé de jeune homme derrière sa barbe blanche et sa vitalité fait de lui le leader naturel de toute la bande. Sans vraie surprise, le générique le crédite aussi comme producteur. La ligue des gentlemen extraordinaires est sa dernière apparition au cinéma, 48 ans après ses débuts, et lui valut quelques critiques salées. Ses effets spéciaux paraissent un peu old school aujourd'hui. Rien de scandaleux, mais rien de follement enthousiasmant non plus !

La ligue des gentlemen extraordinaires
Film britannique de Stephen Norrington (2003)

Coproduction internationale, cet opus affiche aussi les nationalités américaine, tchèque et allemande: un gloubi-boulga un peu frelaté. Peut-être est-il arrivé un peu tôt: la série dessinée s'est développée sur plusieurs tomes jusqu'en 2020 (USA, Delcourt et Panini Comics). Dans un genre assez proche, je préfère Les aventures de Rocketeer. Et si vous voulez vous marrer, vous pouvez le faire avec Guardians...

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Peu de chroniques sur le film du jour...

Je souligne toutefois que Laurent lui avait donné une seconde chance.

dimanche 29 juin 2025

Tarifs réduits

Je n'ai pas grand-chose à dire aujourd'hui, si ce n'est que ce dimanche marque l'ouverture de la Fête du cinéma. De nombreux exploitants nous proposeront donc, jusqu'à mercredi inclus, des places à 5 euros. C'est une aubaine pour rattraper certains films négligés jusqu'alors. Parmi les sorties récentes, je vise F1 - Le film et 13 jours 13 nuits !

C'est la quarantième fois que l'opération est organisée dans les salles françaises. L'édition de l'année dernière avait établi un record historique en attirant 4,65 millions de spectateurs, soit deux fois plus que sa devancière. Un "exploit" qu'il faut nuancer: ce millésime 2024 pouvait en effet compter sur l'apport de grands succès populaires confirmés tels Un p'tit truc en plus ou Le comte de Monte Cristo. Principal bénéficiaire: Vice-versa 2, avec une fréquentation repartie à la hausse après un plafonnement constaté en deuxième semaine. Mais oubliez les chiffres: la Fête du cinéma, c'est avant tout une fête. Chacun(e) reste libre de ses choix sur le(s) film(s) à ne pas manquer !

jeudi 26 juin 2025

La vie (et l'héritage) d'Adèle

1895 n'est pas seulement l'année de la première projection publique du cinématographe, mais aussi celle qui a vu naître ma grand-mère paternelle. Cédric Klapisch, que je considère comme l'un des cinéastes emblématiques de ma génération, a choisi d'y situer toute une partie de l'action de son dernier film. Son beau titre ? La venue de l'avenir.

Résumons. 2025: tous les membres encore en vie d'une même famille héritent d'une bicoque oubliée au fin fond de la campagne normande. Sachant qu'ils ne se connaissent pas tous entre eux, le notaire chargé de leur dossier mandatent quatre cousins pour découvrir la masure. Après l'avoir visitée, ils pourront la conserver ou choisir de la vendre à un promoteur qui envisage de la détruire pour implanter un centre commercial et un parking sur le terrain. Une décision lourde de sens pour des parents - Guy, Abdelkrim, Séb et Céline - qui ignoraient tout d'Adèle, leur aïeule, et n'ont pas forcément les mêmes valeurs de vie. Apiculteur, prof, créateur de contenus ou femme d'affaires, leurs jobs divergent, eux aussi, et leur donnent donc des regards très différents sur ce qu'il convient de faire de la manne d'une succession inattendue.

Admettons-le: les personnages de Cédric Klapisch nous ressemblent. Le cinéaste reste un observateur avisé de la France contemporaine. Oui, mais... cette fois, il nous offre aussi un voyage dans le passé. Une bonne moitié de La venue de l'avenir a ainsi pour décor le Paris de la fin du 19ème siècle (après un voyage en bateau sur la Seine). J'aime particulièrement la façon dont le film est monté: le monde d'hier et celui d'aujourd'hui s'entremêlent naturellement, de manière fluide. Les scènes se font ainsi joliment écho les unes aux autres. Cela permet notamment au spectateur de découvrir toute une galerie de protagonistes attachants, confiés à des comédien(ne)s de talent. Certains membres de la joyeuse troupe émergent tout juste, à l'image de Suzanne Lindon, Paul Kircher ou Abraham Wapler, quand d'autres affichent davantage d'expérience - Julia Piaton et Vincent Macaigne. Avec eux, quelques habitués - Cécile de France, Zinedine Soualem - et/ou de vieux briscards du cinéma que je vous laisserai découvrir. Bonus pour les amateurs: La Nuit, une (nouvelle) chanson de Pomme !

La venue de l'avenir
Film français de Cédric Klapisch (2025)

Une pleine réussite ? Non, mais un long-métrage très honorable. Étrangement, je l'ai trouvé quelque peu en décalage avec les autres du réalisateur. Mes préférés ? Le péril jeune et Les poupées russes. Une mention spéciale pour la très bonne idée d'alterner les époques. Bon... ce n'est pas aussi trépidant que dans Retour vers le futur. N'empêche: j'ai passé un chouette moment avec un cinéaste familier !

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Et vous verrez que je ne suis pas le seul...

Il me semble que Pascale est encore plus enthousiaste que moi. Dasola, elle, se montre plus mesurée, mais reste clairement positive.

MAJ (samedi 27, 10h48)
: sous l'insistance de Pascale, j'augmente ma note et l'arrondis donc à quatre étoiles pleines - et bien méritées !

lundi 23 juin 2025

Come-back en cuisine

Il ne reste que peu de temps avant l'ouverture de son restaurant gastronomique. Boule de stress, Cécile se sent obligée de retourner auprès des siens quand elle apprend que son père a eu un infarctus. Elle se donne quelques jours pour le convaincre de fermer son relais routier. Et, à nouveau, partir à Paris pour enfin vivre sa propre vie...

Je vous l'avoue: je fais partie de ceux qui s'étonnent que ce petit film qu'est Partir un jour ait pu ouvrir le dernier Festival de Cannes. Aucun(e) cinéaste dans le monde n'avait eu cette chance auparavant pour son premier long-métrage ! Une explication possible: cet opus arrive après un court-métrage éponyme, sorti en 2022 et couronné d'un César. Amélie Bonnin, la réalisatrice, a donc fait "coup double". Certains acteurs, Juliette Armanet et Bastien Bouillon en tête, aussi. Personnellement, je m'en réjouis plutôt: ce que j'ai vu au cinéma correspond assez à mes attentes en matière de divertissement. Conseil d'ami: ne pas attendre de l'histoire qu'elle soit très originale. Elle est celle de gens ordinaires dans un milieu ordinaire. S'identifier à l'un - ou l'autre - des protagonistes n'est dès lors pas très difficile...

Outre les deux comédiens déjà cités, j'ai aussi apprécié le jeu du duo parental (Dominique Blanc et François Rollin) et l'interprétation subtile d'un acteur que je n'avais pas identifié jusqu'alors (Tewfik Wallab). L'intérêt de Partir à jour ne se limite toutefois pas à la présence d'une troupe bien inspirée. Comme vous l'aurez peut-être remarqué avant que j'en fasse écho, le film porte le même titre... que l'hymne d'un boys band des années 1990, les fameux 2Be3 - dispo sur Youtube. Cet improbable tube et d'autres classiques de la chanson populaire rythment le long-métrage et sont même, je crois, sa raison d'être. Détail intéressant: ils sont tous chantés, non pas par leurs interprètes premiers, mais par les personnages eux-mêmes. Et ça fonctionne ! Certes, d'autres réalisateurs ont eu cette idée avant Amélie Bonnin. Soyez-en assurés: cela ne m'a pas empêché de trouver sa création plaisante. Bon, de là à en faire une nouvelle référence, il y a un pas...

Partir un jour
Film français d'Amélie Bonnin (2025)

J'ai aimé la simplicité de ce projet et la modestie du film terminé. Bien accueilli par la presse, il n'a cependant pas fait de vrai "carton" auprès du public au cours de ses premières semaines d'exploitation. On est loin, très loin de l'envergure et du résultat d'un La La Land. Tout cela pourrait me motiver à revoir On connaît la chanson, l'opus musical d'Alain Resnais, César 1998 du meilleur film ! J'y reviendrai...

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En attendant, pour un contrepoint...

Je vous recommande de lire la chronique - très négative - de Pascale. En n'oubliant pas de jeter un oeil aux commentaires qui s'y attachent !

samedi 21 juin 2025

À mains armées

L'anecdote est plutôt cocasse: née au Moyen-Âge, la pratique du duel aurait perduré en France jusqu'en avril 1967 et l'opposition à l'épée entre deux députés, René Ribière et Gaston Deferre. Mon film d'aujourd'hui, quant à lui, se passe peu avant la fin du 19ème siècle. Inspiré de quelques personnages réels, il s'agit pourtant d'une fiction !

Conçu par Vincent Perez, alias Christian dans le Cyrano de Bergerac de Jean-Paul Rappeneau, ce beau film en costumes qu'est Une affaire d'honneur a pour héros un maître d'armes réputé, que le Tout-Paris admire également en sa qualité de vétéran de la guerre de 1870-71. Napoléon III mort et enterré, cette toute jeune Troisième République pousse certaines femmes à revendiquer la stricte égalité des droits avec les hommes - le film ressuscite Marie-Rose Astié de Valsayre. Stop ! Désormais, c'est à vous de découvrir comment le cinéma permet la rencontre entre cette (authentique) pionnière des combats féministes et l'ancien soldat (imaginaire) que j'ai précédemment cité. Est-ce que cela vaut le coup ? Si vous appréciez les acteurs, oui ! Doria Tillier et Roschdy Zem forment assurément un duo convaincant. Et ils sont bien entourés, par Vincent Perez lui-même, et un casting intéressant, avec notamment Guillaume Gallienne et Damien Bonnard. La reconstitution soignée peut compenser les petites failles du récit. Je crois tout de même avoir vu ce qu'on appelle un film d'homme(s)...

Une affaire d'honneur
Film français de Vincent Perez (2023)

Mention... honorable pour ce quatrième long de l'acteur-réalisateur suisse. Je n'ai rien vu de superbe, mais j'ai passé un bon moment devant ma téloche (un support "suffisant" pour ce long-métrage). L'époque vous intéresse ? J'accuse mérite toute votre attention. Toujours au 19ème, mais au début, j'avais bien aimé Vincent Cassel dans L'empereur de Paris. Des recommandations ? Je reste preneur !

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Il faut reconnaître que le film ne fait pas l'unanimité...

Je vous propose donc de lire d'autres avis chez Pascale, Dasola et Lui.

jeudi 19 juin 2025

Un père et manque

Le célibat est-il plus facile à vivre... quand on est avec son enfant ? C'est la question que pose le réalisateur et scénariste Erwan Le Duc dans son second long-métrage: le bien nommé La fille de son père. Céleste Brunnquell - 22 ans - et Nahuel Pérez Biscayart - 39 ans - tiennent les rôles principaux de cette petite comédie au coeur tendre.

Tout débute par un coup de foudre réciproque entre Étienne, joueur de football, et Valérie, étudiante, qui se retrouvent dans une manif' dispersée par la police. C'est en échappant ensemble à un contrôle que nos deux protagonistes se découvrent amoureux l'un de l'autre. Patatras ! Pile-poil neuf mois plus tard, Rosa déboule dans leurs vies empressées. Un bébé qui conduit sa maman à fuir, laissant le papa tout triste et bien seul face aux obligations parentales. Fondu au noir et avance rapide: nous retrouvons Rosa adolescente, à quelques jours d'un déménagement à Metz, la ville de son école d'art. Un événement qu'Étienne voit arriver avec une bonne dose d'angoisse existentielle. Bon... je suppose que vous aurez compris l'idée générale du scénario. Le film fait mouche notamment grâce à une galerie de personnages secondaires, des dialogues ciselés et des situations amusantes. Souvent crédible, il se fait parfois loufoque - ce qui ne gâche rien. C'est avec un certain brio qu'il évite tout ce que son point de départ pouvait avoir de trop sucré. Résultat: un feel good movie très réussi !

La fille de son père
Film français d'Erwan Le Duc (2023)

Une preuve parmi d'autres que le cinéma français recèle de talents comiques plus intéressants que ceux de certaines têtes d'affiches. Vous en doutez encore ? Je vous conseille humblement de jeter un oeil du côté de Perdrix, le premier film du même (jeune) réalisateur. Après avoir tourné une série policière, j'ignore si Le Duc conservera ce cap. Mais j'aimerais le suivre, si j'arrive à avoir de ses nouvelles...

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Et en attendant d'en savoir plus...

Je vous suggère de lire également la chronique de Pascale sur le film.

lundi 16 juin 2025

Après le crime

Dans une région de la Tunisie, on dit de quelqu'un qu'il est rouge quand on le juge vaillant, résilient, capable de faire face à l'adversité. C'est ce que j'ai appris le mois dernier quand je suis allé au cinéma pour voir Les enfants rouges, le second long-métrage d'un auteur dont le premier film reste inédit en France. Une très belle découverte.

Âmes sensibles, accrochez-vous ! Cet opus revient sur un drame effroyable: l'assassinat de Mabrouk Soltani, un adolescent de 17 ans qui était berger dans les montagnes du centre de son pays. Un acte survenu en novembre 2015 et qui fut revendiqué par l'État islamique. Cet abominable crime accompli, les tueurs ont battu le jeune cousin présent avec le supplicié et exigé qu'il ramène sa tête à la famille. Tout cela est montré de manière directe lors des premières minutes du long-métrage - seul le visage des meurtriers reste alors invisible. C'est ensuite que Les enfants rouges débute vraiment: pas question d'enquête policière ou de vendetta, mais d'observation rapprochée des suites et conséquences d'un telle horreur sur la vie quotidienne d'une petite communauté rurale. On découvre alors la beauté sauvage de cette partie du monde dont, en France, nous ne parlons guère. D'emblée, quelque chose m'a frappé: au lendemain des faits, le décor reste identique ! Comme si, sous ce soleil, rien ne pourrait changer...

Vous pouvez l'imaginer: Les enfants rouges est un film très aride. Minéral comme le cadre dans lequel il s'inscrit, il ne sombre jamais dans le pathos. Au contraire, il témoigne d'une remarquable retenue. Pas de reconstitution racoleuse: ce que le scénario a de plus sombre est exprimé en pleine lumière, sans larmes, sans cris, sans violons. C'est l'occasion aussi d'en apprendre davantage sur l'organisation sociétale d'un pays assez proche du nôtre, géographiquement parlant. Comme d'autres traitant de sujets douloureux, le metteur en scène s'autorise quelques apartés oniriques, sans rien retirer à la puissance de son récit. Pas de doute: nous sommes bien au cinéma. Un cinéma vecteur de mémoire et que je juge de ce fait important car porteur de valeurs universelles. "C'est la dimension intime de cette tragédie que je voulais explorer", a indiqué le réalisateur dans une interview. J'ajoute qu'il y est parvenu sans pourtant tenir à l'écart le spectateur. Il vous faudra sans doute un peu de temps pour reprendre vos esprits.

Les enfants rouges
Film tunisien de Lofti Achour (2024)

Ce long-métrage puissant a été présenté dans plusieurs festivals internationaux et mérite à mes yeux une reconnaissance plus large. J'ai envie de le rapprocher d'un film algérien: Le repenti, une oeuvre tendue où Merzak Allouache évoquait les années noires de son pays. Le terrorisme islamique est aussi l'un des sujets forts de Timbuktu. Fermer les yeux sur ces beaux films serait tout de même regrettable !

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Une dernière précision...
La plupart des acteurs sont amateurs et ils sont tous charismatiques. Une jeune fille incarne même un espoir, le temps de quelques scènes.

Vous voudriez lire un autre avis ?
C'est bien entendu tout à fait possible: je vous relie à celui de Dasola.

dimanche 15 juin 2025

Quel ennui !

Je vous prie de ne pas douter que j'aime beaucoup Catherine Frot. C'est pour elle que j'ai regardé La dilettante, un film plutôt apprécié. Or, malgré sa présence constante, cette histoire m'a vite enquiquiné. En réalité, je n'ai ressenti d'empathie avec aucun des personnages. Trop peu de liant collectif et bien trop d'invraisemblances à mon goût.

Catherine Frot n'y est pour rien et la justesse de son jeu est un atout évident pour ce film bancal à plus d'un titre. La comédienne - 43 ans - s'amuse à incarner Pierrette Dumortier, une bourgeoise très BCBG partie de Suisse pour vivre à Paris et se rapprocher de ses enfants. Qu'importe si Éric travaille et si Nathalie se passionne pour ses études égyptologiques: leur mère leur explique qu'ils auraient mieux à faire. Nous avons donc droit au portrait (à peine vitriolé) d'une quinqua dirigiste et plutôt pénible, malgré la candeur de sa nature profonde. Elle sera tour à tour surveillante dans un collège en zone prioritaire, serveuse dans un bistro et complice "malgré elle" d'un marchand d'arts aux pratiques douteuses. Le tout en étant très frivole côté coeur. Serait-ce une comédie ? Possible, mais cela ne m'a jamais fait rire. Faiblard sur le fond, j'ai trouvé que le long-métrage l'était également sur la forme. Je ne retiens guère que les points négatifs. Dommage...

La dilettante
Film français de Pascal Thomas (1999)

Oui, deux étoiles, c'est fort peu, mais vraiment, j'ai trouvé le temps long ! J'aurais sans doute mieux aimé le film si le personnage principal avait été un peu malmené par les autres. Bon... tant pis. Amateurs de "boulets", je vous recommande plutôt L'emmerdeur. Vous avez d'autres casse-pieds de cinéma à me conseiller ? J'écoute. Et on se retrouvera lundi midi, autour d'un film d'un tout autre genre !

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Et si vous alliez voir ailleurs ?

Vous pourrez lire d'autres avis sur le film - proposés par Dasola et Lui.

Vous pourrez aussi retrouver Catherine Frot en...
- 1996 dans Un air de famille de Cédric Klapisch,
- 2003 dans Chouchou de Merzak Allouache,
- 2009 dans Le vilain d'Albert Dupontel,
- 2011 dans Coup d'éclat de José Alcala,
- 2015 dans Marguerite de Xavier Giannoli,
- 2019 dans Qui m'aime me suive ! de José Alcala,
- 2020 dans Sous les étoiles de Paris de Claus Drexel,
- 2020 encore dans La fine fleur de Pierre Pinaud.

vendredi 13 juin 2025

De l'âme des animés

Je n'avais pas prévu ça très à l'avance, mais je trouve que cela tombe au bon moment: après vous avoir présenté un film d'animation primé à Annecy en 2024, je publie à la veille du palmarès de l'édition 2025. C'est l'occasion de reparler du cinéma de cette nature, si populaire aujourd'hui... et qui, d'après moi, autorise toutes les extravagances !

Féru de chiffres, je me suis souvent demandé quels étaient les pays classés parmi les principaux producteurs de cinéma d'animation. Apparemment, la France est au pied du podium, loin derrière le trio principal que constituent les États-Unis, le Japon et le Royaume-Uni. Et la Lettonie, que j'évoquais mercredi ? Je l'ignore, mais j'ai appris qu'au siècle dernier, assez discrète côté fictions, elle sortait du lot pour la qualité de ses films documentaires - sans plus de précisions. Quand ma soif de statistiques se réveille, je me dis qu'il serait bien de noter le nombre, le genre, l'origine ou encore l'année des animés que je découvre au gré de ma cinéphilie compulsive ! Je reste sage et, face à l'ampleur supposée de la tâche, laisse ces longs-métrages mêlés au grand tout. Ils apparaissent juste en bleu dans mes index...

Pour votre gouverne et/ou votre plaisir, je me suis dit qu'il serait intéressant de pointer les films qui ont reçu le Cristal du long-métrage au Festival d'Annecy parmi ceux qui animent Mille et une bobines. Apparue sous le nom de Grand Prix, cette récompense était attribuée tous les deux ans entre 1985 et 1997. Elle l'est annuellement depuis. Une exception: le millésime 2000, où elle n'a pas été décernée. Bref...
- 1993 : Porco Rosso / Hayao Miyazaki,
- 2009 : Coraline / Henry Selick,
- 2009 (ex-aequo) : Mary et Max / Adam Elliot,
- 2010 : Fantastic Mr. Fox / Wes Anderson,
- 2011 : Le chat du rabbin / Joann Sfar et Antoine Delesvaux,
- 2014 : Le garçon et le monde / Alê Abreu,
- 2016 : Ma vie de Courgette / Claude Barras,
- 2019 : J'ai perdu mon corps / Jérémy Clapin,
- 2020 : Calamity - Une enfance de M. J. Cannary / Rémi Chayé.

Avec ces neuf films, vous avez déjà une bonne base de découverte pour le cinéma d'animation - si vous ne vous y intéressez pas encore. Bon... c'est à vous de bosser, maintenant. La partie "commentaires" accueillera volontiers vos suggestions, critiques et autres remarques autour de ce vaste champ du septième art international. Je suis sûr qu'il me reste beaucoup à découvrir et à partager. Alors, lâchez-vous !