Ce 3 septembre n'est pas pour moi un jour tout à fait comme les autres. J'ai en effet la fierté et la joie de vous dire que vous lisez la chronique du 3.000ème film présenté sur Mille et une bobines ! Je suis content qu'il ait été tourné dans un pays assez méconnu: la Macédoine du Nord. Le garçon qui faisait danser les collines est ensuite passé par Cannes...
Ahmet n'a plus le droit d'aller à l'école: il est obligé d'assister son père dans son double travail de cultivateur de tabac et d'éleveur de brebis. Comme si la vie n'était pas assez difficile, sa maman est déjà décédée et l'adolescent (de 15 ans) doit dès lors veiller sur son petit frère, Naïm. Ses seuls et courts moments de liberté surviennent lorsque le paternel embarque l'enfant dans le cabinet d'un simili-guérisseur, laissant Ahmet livré à lui-même. Tout va encore s'aggraver lorsque le pauvre gosse perdra l'une des bêtes de son troupeau - à vous de découvrir comment. Bon... cela ne vous explique pas pourquoi le long-métrage d'aujourd'hui s'intitule Le garçon qui faisait danser les collines. Et je ne le dirai pas ! Simplement, une indication: la musique va occuper une place centrale dans cette histoire, qu'on pourrait considérer comme un conte moderne. Une hypothèse que je fonde sur le constat qu'au tout début et à la fin du film, un petit groupe semble réuni autour d'une personne qui parle...
Un point plus important: le scénario tourne aussi autour d'un personnage féminin du même âge qu'Ahmet, la jolie Aya. Il s'avère que sa famille veut la marier de force avec un homme plus âgé, au nom d'un honneur soit-disant mis à mal par le comportement insouciant de la jeune fille. Vous devriez avoir compris que Le garçon qui faisait danser les collines n'est pas une comédie. Est-ce un drame ? Oui, mais avec de la lumière et l'espoir que la génération bientôt adulte saura dépasser les traditions archaïques imposées par ses aînées. Ce n'est pas garanti, mais possible. En attendant, le récit nous propose d'arpenter une partie de l'Europe rarement visible sur nos écrans, dans les pas d'une communauté locale dont j'ignorais même jusqu'alors l'existence: les Yörük (cf. Wikipédia). Choisir la seule approche ethnologique ne me paraît pas une démarche suffisante pour pouvoir l'apprécier à sa juste valeur, mais c'est une idée qui peut être intéressante avant de faire un grand "saut dans l'inconnu" !
Le garçon qui faisait danser les collines (DJ Ahmet)
Film tchéco-croato-serbo-macédonien de Georgi M. Unkovski / 2025
Quelle histoire originale ! Je sais que je ne vous ai pas dit grand-chose de ses développements, mais je crois qu'elle pourrait vous surprendre ! L'humour y a une (petite) place, grâce notamment aux sons de Windows ou à une brebis rose, improbables avatars d'une supposée "modernité". Rappel: d'autres films comme Vingt dieux, Ciudad sin sueño et La fille condor présentent un cadre rural - et/ou montagneux - à hauteur d'ado.
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Je termine avec des remerciements...
Ils sont pour Pascale: c'est grâce à elle que j'ai eu envie de voir le film. Malgré une erreur de titre, Dasola l'avait présenté... deux jours plus tôt.
Ahmet n'a plus le droit d'aller à l'école: il est obligé d'assister son père dans son double travail de cultivateur de tabac et d'éleveur de brebis. Comme si la vie n'était pas assez difficile, sa maman est déjà décédée et l'adolescent (de 15 ans) doit dès lors veiller sur son petit frère, Naïm. Ses seuls et courts moments de liberté surviennent lorsque le paternel embarque l'enfant dans le cabinet d'un simili-guérisseur, laissant Ahmet livré à lui-même. Tout va encore s'aggraver lorsque le pauvre gosse perdra l'une des bêtes de son troupeau - à vous de découvrir comment. Bon... cela ne vous explique pas pourquoi le long-métrage d'aujourd'hui s'intitule Le garçon qui faisait danser les collines. Et je ne le dirai pas ! Simplement, une indication: la musique va occuper une place centrale dans cette histoire, qu'on pourrait considérer comme un conte moderne. Une hypothèse que je fonde sur le constat qu'au tout début et à la fin du film, un petit groupe semble réuni autour d'une personne qui parle...
Un point plus important: le scénario tourne aussi autour d'un personnage féminin du même âge qu'Ahmet, la jolie Aya. Il s'avère que sa famille veut la marier de force avec un homme plus âgé, au nom d'un honneur soit-disant mis à mal par le comportement insouciant de la jeune fille. Vous devriez avoir compris que Le garçon qui faisait danser les collines n'est pas une comédie. Est-ce un drame ? Oui, mais avec de la lumière et l'espoir que la génération bientôt adulte saura dépasser les traditions archaïques imposées par ses aînées. Ce n'est pas garanti, mais possible. En attendant, le récit nous propose d'arpenter une partie de l'Europe rarement visible sur nos écrans, dans les pas d'une communauté locale dont j'ignorais même jusqu'alors l'existence: les Yörük (cf. Wikipédia). Choisir la seule approche ethnologique ne me paraît pas une démarche suffisante pour pouvoir l'apprécier à sa juste valeur, mais c'est une idée qui peut être intéressante avant de faire un grand "saut dans l'inconnu" !
Le garçon qui faisait danser les collines (DJ Ahmet)
Film tchéco-croato-serbo-macédonien de Georgi M. Unkovski / 2025
Quelle histoire originale ! Je sais que je ne vous ai pas dit grand-chose de ses développements, mais je crois qu'elle pourrait vous surprendre ! L'humour y a une (petite) place, grâce notamment aux sons de Windows ou à une brebis rose, improbables avatars d'une supposée "modernité". Rappel: d'autres films comme Vingt dieux, Ciudad sin sueño et La fille condor présentent un cadre rural - et/ou montagneux - à hauteur d'ado.
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Je termine avec des remerciements...
Ils sont pour Pascale: c'est grâce à elle que j'ai eu envie de voir le film. Malgré une erreur de titre, Dasola l'avait présenté... deux jours plus tôt.













