mercredi 23 septembre 2026

Deux fois palmés

Découvrir la Palme d'or 2026 m'a permis de "cocher une nouvelle case" de mon index récapitulatif. Je suis encore loin de les avoir toutes vues ! Cela dit, je note (avec amusement) que j'ai enfin vu l'un des deux films pour lesquels Cristian Mungiu a reçu la fameuse récompense cannoise. C'est une occasion d'évoquer l'ensemble des cinéastes palmés DEUX fois.

Cristian Mungiu n'est pas seul...

Il faudra que je voie l'autre Palme du cinéaste roumain, primé en 2007 pour Quatre mois, trois semaines, deux jours. Quatre de ses confrères ont touché le Graal deux fois, sans que je voie chacun des deux films. Des frères Dardenne, j'ai vu Rosetta (1999), mais pas L'enfant (2005). Emir Kusturica m'est familier pour Underground (1995), mais je traîne pour découvrir Papa est en voyage d'affaires (85). Et même constat avec Ken Loach: Le vent se lève (2006) devance Moi, Daniel Blake (16).

Deux réalisateurs me sont toujours étrangers...
Le hasard fait qu'il s'agit de deux Scandinaves. Le plus âgé d'entre eux est Danois et s'appelle Bille August: il avait obtenu la Palme en 1988 pour Pelle le conquérant et en 1992 pour Les meilleures intentions. Autre doublé, le plus récent après celui de Mungiu: les Palmes reçues par le Suédois Ruben Östlund - The square (2017), puis Sans filtre (22). Je les verrai sans doute un jour, mais j'avoue qu'elles m'attirent peu. J'imagine pourtant qu'elles seront un peu plus accessibles que d'autres...

Avec d'autres cinéastes, je suis "à jour de Palmes"...
Ils sont trois ! Le premier à avoir fait coup double à Cannes n'est autre que l'Américain Francis Ford Coppola, avec Conversation secrète (1974) et Apocalypse now (79). Lauréat multiple, le Japonais Shohei Imamura aura quant à lui vu passer quatorze ans entre ses deux consécrations suprêmes: La ballade de Narayama (1983) et L'anguille (97 ex-aequo). L'austère Autrichien Michael Haneke a plutôt connu, lui, deux joies rapprochées, avec Le ruban blanc (2009) et Amour (2012). Ô surprises !

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D'autres remarques à faire ?

Peut-être que, ces dernières années, plusieurs cinéastes ont été retenus en sélection officielle et auraient pu obtenir une TROISIÈME Palme d'or. Un rêve inaccessible aux femmes pour l'instant: je vous rappelle ainsi qu'elles ne sont encore que trois à en avoir décroché une. No comment !

Par ordre chronologique ET alphabétique, vous pourrez retrouver: 
► Jane Campion (ex-aequo !) pour La leçon de piano en 1993,
► Julia Ducournau pour Titane en 2021,
► Justine Triet pour Anatomie d'une chute en 2023.

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