dimanche 13 septembre 2026

Éloge de la débrouille

Ma grand-mère paternelle, née à Brest, réduisait paraît-il la Bretagne au Finistère-nord. Malgré cette ascendance, je connais mal la région. Donc... je n'ai pas reconnu les Côtes d'Armor dans Un grand raccourci. Et ce n'est même pas pour elles que j'avais décidé d'aller voir ce film ! J'avais juste envie de "soutenir" le travail de deux cinéastes de 22 ans...

Bien qu'ils aient réalisé des courts-métrages auparavant, Armand Foëx et Clément Devilliers assurent qu'ils étaient encore bien peu familiers avec le monde du cinéma au moment où ils ont tourné ce premier long. D'après eux, c'est une chance: ils ont conservé toute leur spontanéité. L'histoire qu'ils nous racontent est celle (fictive) de jeunes de leur âge. Deux cousins, d'abord, Grégoire et Corentin, l'un fils d'un restaurateur lassé de son travail, l'autre qui tente de s'en sortir comme dératiseur. Deux copines, Louise et Maëva, l'une salariée d'une société de pompes funèbres, l'autre persuadée qu'elle pourra percer comme influenceuse après avoir convaincu la première de participer à un concours de miss. Bref, quatre adultes en devenir, à la recherche de solutions durables pour vivre normalement. Un grand raccourci est de fait une comédie bienveillante à l'égard de ses personnages: elle ne s'en moque jamais. Les décisions qu'ils prennent prêtent à sourire, parfois, mais l'existence n'est pas toujours facile pour eux. Résultat: je les ai trouvé attachants et agréables à suivre. Le film dure une heure vingt. Oui, cela m'a suffi...

Un grand raccourci
Film français d'Armand Foëx et Clément Devilliers / 2026

Une réussite qui mérite d'être soulignée, même si elle n'est pas destinée à rester longtemps dans les annales. Wait and see, comme on dit. J'insisterai sur la dimension positive de ce récit: des situations difficiles sont exposées, mais on reste très à l'écart des postures misérabilistes. Après Chien de la casse et Vingt dieux, c'est encore une vision nouvelle de la ruralité qui a débarqué sur grand écran. Pourvu que ça dure, donc.

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Pour mieux comprendre le titre du film...
Je vous relaie l'interview d'un des réalisateurs sur les Fiches du Cinéma.

Après cela, vous pouvez lire d'autres avis...
Celui de Pascale, sensible à la jeunesse des cinéastes, est aussi positif.

Et je tiens à saluer les jeunes actrices et acteurs...

François Le Bris, Sara Montpetit, Louise Labèque, Jules Porier... bravo ! Avec eux, vous reconnaîtrez l'expérimenté Olivier Rabourdin, peut-être.

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