Pourquoi ce titre de chronique ? Parce que le film que je veux évoquer aujourd'hui se caractérise notamment par une profusion de dialogues. Bonne nouvelle: ils sont en général assez subtils - une grande qualité pour cette comédie qu'est La dame du vendredi. Il n'y a pas de réplique définitive, toutefois. Un humour de situations, plus que de punchlines...
Hildy Johnson, une excellente journaliste, a décidé de changer de vie. Elle explique donc à son chef qu'elle va quitter le journal et se marier avec un courtier en assurance dans l'idée d'enfin fonder une famille. Problème: elle se heurte à un homme qui refuse d'admettre la situation et qui veut la reconquérir, puisqu'il se trouve être aussi son ex-époux. Des "négociations" vont alors s'ouvrir autour d'une (ultime ?) interview que la belle devra réaliser pour se libérer de ses engagements passés. Plein d'ironie, le portrait que La dame du vendredi dresse de la presse n'a rien de flatteur... mais c'est très précisément cela qui est drôle. L'impayable duo Rosalind Russell / Cary Grant fait de belles étincelles. Leur joute verbale est la force motrice de cet opus du studio Columbia. Je l'ai trouvé moins drôle quand le récit nous embarque dans le milieu judiciaire, ne montrant plus alors que des reporters si avides de scoops qu'ils sont prêts à les monnayer auprès d'élus assez nuls et corruptibles. Cela dit, il y a là-dedans une certaine critique du sensationnalisme toujours pertinente en 2026. Un atout pour un film plus qu'octogénaire !
La dame du vendredi (His girl Friday)
Film américain de Howard Hawks / 1940
Le mieux est sans doute de replacer cette production dans son contexte d'époque pour - justement - savourer ce qu'elle nous dit de son temps. Pour d'autres regards critiques sur la presse, on peut également revenir au sommet avec Citizen Kane ou L'homme qui tua Liberty Valance. Côté positif, Les hommes du président rend son honneur aux métiers de l'investigation et trouvera encore un bel écho avec Pentagon papers.
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Vous aimeriez en savoir (un peu) plus ?
Je vous propose de lire d'autres avis et notamment celui de Benjamin. "L'oeil sur l'écran" nous offre en prime une explication du titre du film. Non, non, non, ce n'est pas parce que le journal du film est un hebdo...
Hildy Johnson, une excellente journaliste, a décidé de changer de vie. Elle explique donc à son chef qu'elle va quitter le journal et se marier avec un courtier en assurance dans l'idée d'enfin fonder une famille. Problème: elle se heurte à un homme qui refuse d'admettre la situation et qui veut la reconquérir, puisqu'il se trouve être aussi son ex-époux. Des "négociations" vont alors s'ouvrir autour d'une (ultime ?) interview que la belle devra réaliser pour se libérer de ses engagements passés. Plein d'ironie, le portrait que La dame du vendredi dresse de la presse n'a rien de flatteur... mais c'est très précisément cela qui est drôle. L'impayable duo Rosalind Russell / Cary Grant fait de belles étincelles. Leur joute verbale est la force motrice de cet opus du studio Columbia. Je l'ai trouvé moins drôle quand le récit nous embarque dans le milieu judiciaire, ne montrant plus alors que des reporters si avides de scoops qu'ils sont prêts à les monnayer auprès d'élus assez nuls et corruptibles. Cela dit, il y a là-dedans une certaine critique du sensationnalisme toujours pertinente en 2026. Un atout pour un film plus qu'octogénaire !
La dame du vendredi (His girl Friday)
Film américain de Howard Hawks / 1940
Le mieux est sans doute de replacer cette production dans son contexte d'époque pour - justement - savourer ce qu'elle nous dit de son temps. Pour d'autres regards critiques sur la presse, on peut également revenir au sommet avec Citizen Kane ou L'homme qui tua Liberty Valance. Côté positif, Les hommes du président rend son honneur aux métiers de l'investigation et trouvera encore un bel écho avec Pentagon papers.
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Vous aimeriez en savoir (un peu) plus ?
Je vous propose de lire d'autres avis et notamment celui de Benjamin. "L'oeil sur l'écran" nous offre en prime une explication du titre du film. Non, non, non, ce n'est pas parce que le journal du film est un hebdo...

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