L'aviez-vous reconnu ? Mon personnage-mystère de samedi n'était autre que Michael Douglas, distingué d'une Palme d'or d'honneur en mai 2023. Aujourd'hui, je remonte le cours du cinéma américain avec deux films d'une autre légende de Hollywood: le réalisateur John Ford (1894-1973). Vous noterez la présence de John Wayne dans chacune des distributions.
Le massacre de Fort Apache (Fort Apache)
/ 1948
Le colonel Owen Thursday - Henry Fonda - traverse le désert d'Arizona pour rejoindre sa nouvelle affectation. Dépité, cet intransigeant officier voyage avec Philadelphia, sa fille, âgée d'une petite vingtaine d'années. Arrivés à destination, les deux découvrent la garnison... en plein bal. Face à ce qu'il lui apparaît d'emblée comme le relâchement coupable d'une troupe indigne, Thursday entend restaurer une discipline de fer. Très vite, il s'oppose aux capitaines York et Collingwood, exigeant d'eux qu'ils préparent la troupe à une reprise de la guerre contre les Indiens. Le mérite de ce film ? Faire coexister une multitude de personnages parfaitement incarnés, militaires et civils, dans une mise en scène souvent spectaculaire (notamment lors des séquences de cavalcade). J'émettrais quelques réserves sur le montage, mais j'ai cru comprendre qu'il en existe d'autres versions, dont le director's cut, un peu plus long. Autant profiter de la musique, proche parfois d'une ouverture d'opéra. Sans oublier d'observer Shirley Temple dans l'un de ses derniers rôles. Vingt ans, c'est assez pour montrer que les grands mythes sont éternels !
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En bonus :
"L'oeil sur l'écran" donne un avis et Vincent partage une belle trouvaille.
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Le massacre de Fort Apache (Fort Apache)
/ 1948
Le colonel Owen Thursday - Henry Fonda - traverse le désert d'Arizona pour rejoindre sa nouvelle affectation. Dépité, cet intransigeant officier voyage avec Philadelphia, sa fille, âgée d'une petite vingtaine d'années. Arrivés à destination, les deux découvrent la garnison... en plein bal. Face à ce qu'il lui apparaît d'emblée comme le relâchement coupable d'une troupe indigne, Thursday entend restaurer une discipline de fer. Très vite, il s'oppose aux capitaines York et Collingwood, exigeant d'eux qu'ils préparent la troupe à une reprise de la guerre contre les Indiens. Le mérite de ce film ? Faire coexister une multitude de personnages parfaitement incarnés, militaires et civils, dans une mise en scène souvent spectaculaire (notamment lors des séquences de cavalcade). J'émettrais quelques réserves sur le montage, mais j'ai cru comprendre qu'il en existe d'autres versions, dont le director's cut, un peu plus long. Autant profiter de la musique, proche parfois d'une ouverture d'opéra. Sans oublier d'observer Shirley Temple dans l'un de ses derniers rôles. Vingt ans, c'est assez pour montrer que les grands mythes sont éternels !
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En bonus :
"L'oeil sur l'écran" donne un avis et Vincent partage une belle trouvaille.
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Rio Grande
/ 1950
On prend le même et on recommence ? Oui, John Wayne est de retour dans l'uniforme de Kirby Yorke, arrivé toutefois à un stade de carrière plus avancé, puisque passé du grade de capitaine à celui de colonel. Désormais affublé d'une moustache, il commande une garnison entière et, lorsque le film commence, rentre juste d'une mission sur le terrain menée pour éloigner des Apaches toujours belliqueux. Le scénario évoque ces guerres indiennes incessantes des deux côtés du fleuve séparant le Texas du Mexique, mais s'attarde plutôt sur une histoire intime. Yorke a un fils, Jeff, qui vient d'échouer à l'académie militaire et, de ce fait, se retrouve simple soldat alors qu'il ambitionnait un poste d'officier. Son père lui indique qu'il ne lui accordera aucun passe-droit. Arrive ensuite Kathleen, la mère (jouée par la sublime Maureen O'Hara). Parfois jugé mineur dans la carrière de John Ford, le long-métrage trouve dans ce personnage son originalité et le motif de ses chansons. Le respect dû aux héros militaires s'efface - un peu - derrière l'absence d'un vrai foyer familial. Ce qui en ressort alors, c'est... de la mélancolie.
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En bonus :
Vous trouverez un autre avis de "L'oeil sur l'écran" et celui de Benjamin.
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Il s'est passé quelque chose entre ces deux films...
John Ford en a sorti QUATRE autres, dont La charge héroïque (1949). Cet opus vient compléter ce qu'on a appelé "la trilogie de la cavalerie". Cette fois, le maître a même opté pour une réalisation en Technicolor. Avant, donc, d'en revenir à un beau noir et blanc pour conclure sa série.
Pour finir, j'ajoute une petite leçon de géographie...
Le majestueux Rio Grande porte ce nom hispanophone aux États-Unis. Au Mexique, ce fleuve-frontière est désigné comme étant le Rio Bravo ! Ce qui dit quelque chose, je trouve, de la relation entre les deux pays...


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