mercredi 28 octobre 2026

Jeanne et les 24,43%

Je vous avais promis, lundi, de dire un mot de plus sur Jeanne Herry. Garance est le premier film que je vois de la réalisatrice de 48 ans. Active au cinéma depuis 2009, elle était également derrière la caméra de Elle l'adore (14), Pupille (18) et Je verrai toujours vos visages (23). Trois films nommés aux César, mais à chaque fois... repartis bredouilles.

La cinéaste s'est aussi fait connaître en tant qu'actrice, mais son goût pour l'écriture a pu lui faire dire qu'elle a bien fait d'arrêter de jouer. Elle a en revanche signé le scénario des quatre films qu'elle a réalisés. Voilà sept ans, elle a été nommée Chevalier des Arts et des Lettres. Dernièrement, elle insistait sur le fait que son dernier long-métrage accorde une place importante au spectacle vivant. Ce qui est notable. Dans une autre interview, à une question posée sur les "bons sentiments" qu'elle peut exprimer, elle a rétorqué: "Je ne sais pas faire autrement" !

Elle se positionne ainsi, dit-elle, "sur le créneau du positif" et estime que celles et ceux qui le font également ne sont "pas très nombreux". Elle souligne qu'elle aime aussi "les enjeux, les choses à surmonter". Jugeant qu'on est toujours seul et affirmant son envie de "rassembler". Répondre à l'invitation en regardant ses autres films pourrait me tenter. Je profiterai sans doute des occasions, mais ne souhaite pas m'organiser pour programmer au plus vite une, deux ou trois séances de rattrapage. J'aviserai donc selon ce qui viendra se présenter à moi. Au fil de l'eau...

J'espère en tout cas pouvoir à terme apprécier d'autres films de qualité. Cela me confirmerait que  la cinéaste n'est pas qu'une banale nepobaby. Avez-vous déjà entendu ce mot ? Il désigne les enfants de personnalités éminentes de la culture et donc supposément favorisés par leurs parents pour accéder à un monde fermé (et hostile) à M. et Mme Toutlemonde. Jeanne Herry, par exemple, est la fille de Miou-Miou et Julien Clerc. Cela ouvre quelques portes, sans doute, mais rien ne permet d'affirmer qu'elle en a abusé ou a été pistonnée. Autant ne parler QUE de cinéma !

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Un dernier mot très personnel...
Parmi mes découvertes de 2026 jusqu'à Garance, je compte 32 films réalisés par une (ou plusieurs) femme(s) - soit un petit quart du total, comme vous le suggère le titre de cette chronique (32 sur 131, donc). J'attendrai la fin de l'année pour le pourcentage, mais je bats un record personnel, sans avoir toutefois organisé mes sorties cinéma en ce sens. J'ai l'impression - peut-être fausse - que la cause des femmes progresse.

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