jeudi 20 septembre 2007

Quintessence du héros

J'ai d'abord connu Henry Fonda en héros désabusé dans Mon nom est personne. Ce n'est qu'ensuite que je l'ai découvert en infame salop dans Il était une fois dans l'Ouest. Jusqu'alors, son rôle classique de défenseur de la veuve et de l'orphelin m'avait donc échappé. Anomalie que j'ai réparée ce soir avec Vers sa destinée, où il ne joue rien d'autre que le personnage d'Abraham Lincoln. Un Lincoln qui n'est pas encore président des Etats-Unis, simplement un jeune avocat sauvant de la potence deux innocents accusés de meurtre.


Signé John Ford, c'est l'un des films les plus vieux de ma collection. Quelque part, j'y reconnais le style de ceux qui passaient jadis en deuxième partie de soirée lors de l'émission "La dernière séance". J'étais alors un petit garçon qui avait obligation d'aller se coucher après le premier film, généralement un western, ou au mieux après les dessins animés, juste avant les informations de la nuit. Evocation qui m'a apporté une lecture particulière, très personnelle évidemment, de ce film de 1939, VO et noir et blanc de rigueur.

Bien sûr, on est là encore bien loin du rythme trépidant des oeuvres cinématographiques modernes. L'histoire est plutôt simple, presque caricaturale et finalement éminemment américaine. Combat classique du bien contre le mal, de la vérité contre le mensonge, à l'issue duquel le héros au coeur pur finit toujours par triompher. "Je vais marcher un peu, jusqu'au sommet de cette colline", lance même Abraham-Henry à un de ses amis en guise de dernière réplique. Comme le ferait, bien avant Lucky Luke, tout poor lonesome cowboy.

1 commentaire:

cd a dit…

John ford... arfff toute ma tite jeunesse ça :!!

Mon papa adorait ces films et je les ais pratiquement tous vu !!!

Du bon vieu Western comme j'aime bien

^^