Brève chronique aujourd'hui pour évoquer la sortie d'ici la fin du mois prochain d'un livre tout dédié au septième art: L'Annuel du cinéma. Comme son nom l'indique, ce lourd volume recense et présente l'ensemble des longs métrages (de fiction ou documentaires) sortis dans les salles françaises l'année dernière. D'après ce que je peux lire sur le site de l'association qui édite l'ouvrage, il en a eu 610 au total, soit 34 de plus qu'en 2008. Impressionnant, ce chiffre, non ? J'ai fait le calcul: pour les visionner tous, en plus d'être voyageur, il faudrait donc en retenir cinq tous les trois jours. C'est là un rythme impossible à tenir. Ou bien plus soutenu que le mien, en tout cas.
mercredi 31 mars 2010
Une bible !
dimanche 28 mars 2010
Un cauchemar paranoïaque
Et de quatre ! En choisissant Leonardo di Caprio pour le rôle principal de Shutter Island, Martin Scorsese signe sa quatrième coopération avec le comédien. Une bonne idée ? Oui, plutôt, car l'acteur se tire plutôt bien d'un rôle pas franchement facile. Il joue ici le marshall Teddy Daniels, un policier qui débarque sur une île américaine transformée en asile-prison pour des déments criminels. Tout juste descendu du ferry un jour de brouillard avec son équipier Chuck Aule, le flic est chargé de percer un mystère: comment est-il possible qu'une des patientes-prisonnières, une dénommée Rachel Solando, soit parvenue à échapper à la vigilance de ses gardiens et dès lors à... disparaître ? Il lui faut résoudre cette énigme très rapidement. Sur place, une tempête menace en effet de s'abattre à tout moment.


mercredi 24 mars 2010
Premier round
Vendre du rêve aux Américains: c'est l'ambition d'Apollo Creed, champion du monde des poids lourds qui affronte Sylvester Stallone dans le premier Rocky. J'ai vraiment découvert le film il y a à peine 25 jours et rappelle pour mémoire qu'il est sorti sur les écrans courant 1976 - obtenant l'Oscar du meilleur film l'année suivante. Apollo Creed, donc, est un boxeur qui, confronté au forfait de tous ses adversaires à l'heure de remettre sa ceinture en jeu, décide finalement de sélectionner lui-même celui qui montera sur le ring pour le défier. Le choix se porte donc sur un dénommé Rocky Balboa. Ce loulou naïf et pas franchement méchant est aussi un combattant de troisième zone, ne faisant jouer ses muscles que pour servir d'homme de main à un petit mafioso des bas quartiers philadelphiens. Scénario improbable, mais c'est ça aussi, l'Amérique.


lundi 22 mars 2010
Batraciens et couronnes
Ce soir, retombons en enfance, d'accord ? C'est ce que j'ai fait il y a quelques semaines tout au plus, en allant voir le dernier Disney sorti au cinéma. La princesse et la grenouille démarre comme un conte de fée. Disons simplement que la proposition est un peu inversée. Quand la jeune fille couronnée - qui ne l'est d'ailleurs pas véritablement au début - embrasse la verte créature, elle ne la voit pas se changer en bel et charmant Adonis, mais se métamorphose elle-même en batracien. La situation n'est pas follement originale, mais elle donne bien le ton du dessin animé tout entier: rigolard évidemment et du coup accessible à tous les publics. Il ne faut pas forcément bouder son plaisir pour autant. Dispensable, le film a l'immense mérite de ne pas se vendre pour ce qu'il n'est pas: un chef d'oeuvre. C'est un bon divertissement... et ce n'est déjà pas si mal.


samedi 20 mars 2010
Une femme bientôt
Les anglophones parmi vous auront peut-être reconnu le titre francisé d'une chanson culte. L'héroïne du film dont il sera question aujourd'hui a 15-16 ans. Elle s'appelle Mia et habite une cité de béton en Angleterre avec sa mère et sa petite soeur. Le père a disparu, mais, très vite, il est remplacé par un inconnu. Premiers instants autour d'un petit déjeuner improvisé, première confrontation. Sachez-le: Fish tank n'est pas fait pour rigoler. Long métrage marqué d'une tendance sociale très britannique, que je qualifierais volontiers de "loachienne", il n'est pas totalement dénué d'intérêt pour autant, bien au contraire. Cette histoire relativement banale d'une ado en rupture est en fait pleine de charme. Je vous conseille de la découvrir en version originale pour un rendu plus authentique.


jeudi 18 mars 2010
Une amitié épistolaire
Tant pis pour le scoop ! Même si ce n'est pas nouveau, je constate qu'entre deux films d'abord orientés vers le jeune public, le cinéma d'animation nous réserve de temps à autre des bijoux plus matures. C'est le cas de Mary et Max, que j'avais manqué en salles et que j'ai donc fini par rattraper en DVD. Une oeuvre de l'Australien Adam Elliot qui, pour l'anecdote, est aussi la première venue de l'île-continent que je découvre depuis... janvier 2008 ! C'est une vraie petite pépite qui est parvenue jusqu'à nous. Elle raconte l'étrange correspondance d'une petite Australienne, coincée entre un père ouvrier et une mère alcoolique. Un beau jour, au cours d'une de ses rares sorties, Mary déchire un annuaire américain et, rentrée à la maison, se décide aussitôt à écrire à Max, un homme dans la quarantaine, qui vit seul en plein New York et souffre d'une certaine forme d'autisme.


mardi 16 mars 2010
Le grand blessé



lundi 15 mars 2010
Le choix de Tim
Le saviez-vous ? Ici photographié avec Marion Cotillard, Tim Burton a été décoré aujourd'hui de la médaille de chevalier des arts et lettres. Le réalisateur et producteur américain présidera au mois de mai prochain le 63ème Festival de Cannes. Ses confrères qu'une sélection intéresse ont jusqu'à demain pour présenter leurs travaux aux portes du Palais. On peut imaginer qu'à 57 jours de la montée des marches inaugurale, les premières infos ne devraient pas tarder à tomber. Pour l'heure, la page d'accueil du site de la manifestation fait encore la part belle à son futur premier juré. En fouillant un peu, on apprend que c'est vers la mi-avril que seront présentées la liste des oeuvres en compétition et la composition du jury appelé à les départager. Notons d'ailleurs au passage que ce n'est pas le président qui choisit !

samedi 13 mars 2010
Pas si élémentaire...
Un duo qui a de la gueule: sorti de la salle, c'est ce que j'ai d'abord retenu de la dernière aventure de Sherlock Holmes sur les écrans cinéma. Anglais exilé aux Etats-Unis pour se marier avec Madonna, Guy Ritchie n'a pas tout à fait violé Conan Doyle: son film conserve une imagerie indéniablement British. Avoir choisi de confier le rôle du célèbre prince des énigmes à l'Américain Robert Downey Jr n'affecte pas cette qualité-là, au contraire: l'intéressé est tout à fait crédible. Et que dire de Jude Law, dans la peau du fameux docteur Watson ? Personnellement, je l'ai trouvé encore meilleur, sa classe naturelle rendant ici un bel hommage au flegme supposé spontané chez ses compatriotes. Je le répète: l'association du New Yorkais avec le Londonien fait beaucoup pour le charme de ce film de fait attendu au tournant. Casting réussi et première mission accomplie.


jeudi 11 mars 2010
Ma seconde immersion
Le grand bleu est probablement l'un des premiers films que j'ai vus au cinéma. Mai 1988: j'avais treize ans et demi quand il est sorti. Après y avoir réfléchi, je me suis vite aperçu que, de cette époque, je n'avais conservé que très peu d'images dans la tête. J'avais gardé à l'esprit la syncope d'un plongeur japonais, les mimiques moqueuses de Jean Reno et la musique d'Eric Serra, que mon ami Rodolphe passait en boucle sur nos baladeurs à cassettes. Je crois aussi m'être endormi dans la salle obscure de Rouen (?) où j'étais venu découvrir cette histoire pour la première fois. Le film de Luc Besson ne m'avait résolument pas passionné. J'ai tout de même décidé de lui redonner sa chance, étant donné que mes goûts ont singulièrement évolué avec le temps et que je crois désormais pouvoir dire que j'aime avant tout le cinéma pour son éclectisme. En somme, l'heure était tout simplement venue de voir si mon jugement pouvait évoluer.


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