lundi 29 janvier 2024

Double chocolat

Bien... l'heure est venue de vous proposer la lecture d'une chronique autour du premier film que j'ai vu en 2024. Non: des deux premiers ! Comme l'an passé et sans l'avoir anticipé, j'ouvre avec un diptyque. L'occasion d'évoquer deux longs-métrages inspirés par la littérature britannique et plus précisément un livre de l'auteur gallois Roald Dahl.


Charlie et la chocolaterie
Film américain de Tim Burton (2005)

Ce premier opus reprend le titre du roman jeunesse - paru en 1964 - dont il est une libre adaptation. Nous découvrons un jeune garçon prénommé Charlie (si, si !) et sa famille, pauvre parmi les pauvres. Dans une ville engoncée dans un hiver rigoureux, les habitants parlent avec nostalgie des heures où ils connaissaient une belle prospérité. Las ! Ces temps sont révolus depuis que Willy Wonka, l'industriel local propriétaire d'une fabrique de chocolat, a renoncé à cette activité hautement lucrative. Or, un beau jour, le même bienfaiteur se décide à rouvrir ses portes et à accueillir cinq enfants pour une visite guidée. L'occasion d'un déluge de couleurs vives dans ce monde devenu gris. Je n'en dirais guère plus pour ne rien divulguer d'important. À noter: Johnny Depp reprend un rôle que Gene Wilder occupait dans une première version sortie au début de l'été 1971. Autre info "pour la route": quelques chansons émaillent le film. Next !

En bonus...
Un mot de Pascale. Des photos d'Ideyvonne. Et le regard de Vincent...

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Wonka
Film américain de Paul King (2023)

Le suivant ? Vous l'aurez compris avec le titre: arrivé dans les salles françaises peu avant Noël, ce film tourne autour du personnage emblématique du chocolatier Willy. Un personnage dont les financiers de la Warner ont racheté les droits en 2016, ce qui aura donc permis aux équipes artistiques (et techniques) de lui inventer un passé. "Réinventer" serait le terme exact, puisque le premier long-métrage contenait déjà quelques flashbacks explicatifs, affranchis de la source littéraire. Cette fois, on remonte le temps jusqu'à l'adolescence tardive du fameux magicien des sucreries, dont le capital-sympathie augmente au moins autant que son âge a reculé. Il faut reconnaître que, dans le rôle-titre, Timothée Chalamet livre une belle prestation. Suffisante, en tout cas, pour m'avoir fait oublier le look carton-pâte des décors et le côté sirupeux d'un scénario somme toute convenu. Aucun regret à la sortie du cinéma, au contraire. Du travail bien fait !

En bonus...
Une chronique de Pascale. Et la promesse de me retrouver mercredi...

4 commentaires:

Pascale a dit…

Je n'ai jamais revu Charlie mais j'avais aimé. Je me souviens du ticket d'or.
Willie m'a été gâché par une immonde version francaise. Je n'aurais jamais pensé que les nombreuses chansons puissent être interprétées en français. C'était TRÈS pénible.

Martin a dit…

Des deux, j'ai préféré "Wonka". Timothée est plus avenant que Johnny.
Les chansons en VF piquent un peu les oreilles, mais c'était ça ou mon papa ne venait pas...

Pascale a dit…

Ravie d'apprendre que les chansons n'ont pas piqué que mes oreilles. Ces voix disneyiennes, ça n'allait pas du tout. J'ai bien cru que je verrais apparaître la reine des neiges.

Et je me suis également demandé ce qui avait pu arriver à Willie pour qu'il devienne le personnage aigri, solitaire et misanthrope dont j'ai le souvenir dans le Burton. L'abus de vapeur chocolatée.

Martin a dit…

Pour tout dire, je m'attendais à ce qu'il n'y ait pas de chansons du tout.
Quant au changement de comportement de Willy, je suppose que de vieux traumatismes peuvent l'expliquer.