mercredi 17 août 2022

Aux origines de l'infini

Les Anglo-saxons appellent cela un spin-off. On prend un héros secondaire apparu dans tel ou tel film... et on en fait le héros principal d'un tout nouvel opus. Et 27 ans après avoir été le comparse du cowboy Woody dans Toy story, Buzz l'Éclair a eu droit à "son" film !

On peut aussi parler d'une origin story, dans la mesure où un carton nous informe d'emblée que tout ce qui va nous être raconté se passe avant ce que l'on connaît déjà (ou ce que l'on est supposé connaître). Rassurez-vous: si vous êtes passé à côté, Buzz l'Éclair - le film - demeure vraiment une oeuvre indépendante. Elle raconte l'histoire d'un groupe d'hommes et de femmes qui se sont posés sur une planète lointaine pour découvrir 1) qu'elle était hostile et 2) que le seul moyen de retourner sur Terre leur était désormais totalement inaccessible. Enfin... jusqu'à ce que l'un d'eux se lève pour changer cela, bien sûr ! Sur une trame assez classique, ce film d'animation est très efficace pour nous emmener dans les étoiles. C'est une comédie intelligente. On y dit deux mots de l'adaptation de l'humain à son environnement...

C'est prévisible: le film invente aussi une galaxie de protagonistes autour du premier d'entre eux. Dans l'ensemble, ils sont tous rigolo ! Chat-robot, spationaute franchement maladroit ou grand-mère rebelle inquiète à chaque apparition de la police, le casting est attachant. J'ajoute qu'il n'est pas que blanc et qu'il comporte deux personnages de femmes homosexuelles - ce qui me semble inédit chez Disney. Attention: je ne veux pas vous gâcher le bonheur de la découverte. Formellement parlant, Buzz l'Éclair est une merveille, évidemment. Dans mon entourage, une petite fille de 8 ans et demi l'a apprécié sans réserve. Même constat pour... ma mère, qui l'a vu avec moi. Pourquoi bouder son plaisir ? Après plusieurs films du studio Pixar réservés aux plateformes et supports numériques, c'est chouette d'enfin renouer avec l'écran géant et l'émotion collective du cinéma. Vers l'infini et au-delà ? Peut-être. Soyez-en assurés: je suis partant !

Buzz l'Éclair
Film américain d'Angus MacLane (2022)

Une réussite. Et ensuite, des suites ? Ce n'est évidemment pas exclu. Mais j'insiste: cet opus peut se suffire à lui-même et faire la joie d'enfants de tous âges - jusqu'à la majorité et bien au-delààààààààà. Après l'avoir vu, vous aurez peut-être envie de revenir aux sources avec Toy story (et ses trois prolongations). Pour rester dans l'espace encore, je vous re-recommande le 100% made in France Terra Willy !

lundi 15 août 2022

Un bout d'chemin ?

Elle est actrice, lui compositeur de musiques de films. Un projet commun permet à Françoise et Henri de se rencontrer à New York. Ensemble, ils oublient leur vie d'avant et entament alors un road trip vers Las Vegas. En gros, hein ? Je passe quelques étapes, sachez-le. Un homme qui me plaît, un p'tit air de Lelouch ? Normal: c'en est un !

Je n'ai jamais été dingue dudit Claude, mais cet opus millésimé 1969 sent bon la liberté et s'avère plutôt sympathique. Si j'ai eu envie d'adhérer à l'escapade des deux personnages, c'est bien grâce au duo qui les incarne: Annie Girardot et Jean-Paul Belmondo, un couple étonnant au cinéma, mais dont le potentiel glamour est intéressant. Mademoiselle apparaît un peu plus à son aise que Monsieur, en fait. Rien de scandaleux: on arrive à croire en la possibilité d'une idylle. Surprises: à de nombreuses reprises, le scénario s'écarte d'une route trop balisée et change même d'orientation en toute fin de parcours. Pourquoi ? Comment ? Je vous laisse le découvrir par vous-mêmes. Imparfait, le long-métrage a un certain charme - difficile à définir. Lelouch l'a dit: "Il nous emmène au cinéma et est rattrapé par la vie".

Un homme qui me plaît
Film français de Claude Lelouch (1969)

Je ne sais pas si c'est mon DVD, l'étalonnage sonore du film lui-même ou autre chose, mais j'ai parfois eu du mal à entendre les dialogues. Sans cela, il aurait peut-être obtenu une note légèrement supérieure. Bon... sans en tomber amoureux, j'ai plutôt bien aimé l'ensemble. Quelque part entre Pierrot le fou et... Thelma & Louise, cet opus trouve sa force dans quelques plans sublimes. Et sa fin, inattendue...

dimanche 14 août 2022

Un instantané photo

C'est la fin de la semaine et je vais faire plutôt court aujourd'hui. Quelques mots rapides, simplement, pour évoquer Hiroshi Sugimoto. Vous le connaissez ? Ce photographe japonais a 74 ans. J'ai découvert une partie de son travail au cours d'une grande exposition d'art contemporain. J'en parle parce qu'il a un - petit - lien avec le cinéma !

En 1978, Sugimoto a imaginé une série de photos en noir et blanc intitulée Theatres (en anglais). Il s'est rendu dans de vieilles salles désaffectées de l'époque du muet, avec l'écran comme seule source lumineuse. Grâce à une pose lente, il a ainsi saisi sur pellicule un film complet à chaque fois: un effet fantomatique garanti... et recherché par l'artiste qui, d'après Wikipédia, s'est fait connaître par sa volonté de démontrer que ce que montre une photo n'est pas la réalité exacte. J'aurais beaucoup à dire sur ce point, mais je préfère laisser le débat ouvert à vos éventuels commentaires et vos rétines à 99% disponibles pour découvrir l'artiste comme je l'ai fait: sans le moindre a priori. Vous m'en direz des nouvelles: l'expression est désuète, mais sincère. D'ailleurs, il se peut que je reparte bientôt sur les traces de Hiroshi...

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Et vous, alors, les ami(e)s qui passez ici...

Vous connaissiez cet artiste ? Vous en auriez d'autres à me conseiller ? Je suis tout ouïe, car c'est un fait: il me reste beaucoup à apprendre !

vendredi 12 août 2022

Paroles et musique

La mort a-t-elle une valeur ? On a tous en tête un exemple d'artiste décédé dont, soudain, les ventes explosent - ou bien de plateforme musicale prompte à augmenter ses prix sitôt après la mort d'une star populaire. Sorti en juin, Le goût et les couleurs évoque ce sujet sensible et s'efforce d'en faire un argument de comédie. Et pas que...

Marcia, une jeune musicienne qui a fait un début de carrière correct avec son premier album - "deux chansons diffusées par les radios" selon son manager - aimerait donc écrire un deuxième avec celle qu'elle considère comme une référence: Daredjane, une chanteuse solitaire que le public a complètement oubliée. L'ex-idole se laisse convaincre de la sincérité de son admiratrice, mais meurt soudain dans un accident probablement causé par l'abus d'alcool. Et l'héritier de ses droits, lui, n'a vraiment aucun intérêt pour le patrimoine musical dont il a désormais la responsabilité: sans scrupule, il est prêt à le vendre à qui lui en offrira le meilleur prix ! Les questions d'intégrité artistique ne le concernent guère. Voilà... sur cette base intéressante, le film nous offre une vraie-fausse comédie romantique décente et (parfois) un peu caricaturale. On a le droit de sourire, oui. Rire ? Je n'y suis pas parvenu. Mais rien d'étonnant à cela, dirais-je...

Les goûts et les couleurs
est un film qui joue sur plusieurs tableaux. Dans le rôle principal, Rebecca Marder s'avère plutôt convaincante pour exprimer la relative complexité de son personnage. La manière dont Marcia évolue est bien relatée, mais quelques petites faiblesses dans l'écriture scénaristique rendent certains des rebondissements invraisemblables (ou précipités dans un film de presque deux heures). Au final, j'ai pensé que le récit était trop dense: les vingt minutes initiales sont assez jolies et la fin inattendue, ce qui reste à l'honneur du réalisateur-scénariste, Michel Leclerc, d'ailleurs fidèle à lui-même. Même si je regrette quelques clichés, j'ai du respect pour son travail d'auteur, clairement engagé à gauche, et me semble-t-il capable d'autodérision. Ici, il s'entoure d'acteurs sympathiques, Félix Moati, Philippe Rebbot et Judith Chemla semblant tous à leur juste place. Désolé pour Eye Haïdara, un peu larguée en chemin. Si je peux dire...

Les goûts et les couleurs
Film français de Michel Leclerc (2022)

Je vous disais que le cinéaste était fidèle à lui-même: l'arrière-plan politico-social du film reste relativement discret dans cette comédie honnête. L'ancrage à gauche des idées était, à mon sens, plus net dans d'autres opus comme La lutte des classes ou Le nom des gens. Est-ce le signe d'une évolution ? On verra bien la suite. Pour le côté musical, j'avoue sans hésiter préférer Once et/ou New York melody.

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Attention à ne pas confondre...
Un autre film français est sorti sous le même titre en juin... 2018. Réalisé par Myriam Aziza, il raconte l'histoire d'une femme lesbienne et juive, tombée amoureuse d'un chef cuisinier d'origine sénégalaise. Présenté ainsi, j'avoue que je n'ai pas très envie de le voir, en fait...

Si vous voulez davantage de précisions...
Vous pouvez également aller lire la chronique - positive - de Pascale.

mercredi 10 août 2022

L'ode au voleur

Connaissez-vous Albert Spiaggari ? Cet homme aux multiples visages est resté célèbre pour avoir été l'organisateur du "Casse du siècle". C'était à Nice, en juillet 1976: après avoir creusé une longue galerie depuis les égouts de la ville, le malfaiteur et ses quelques complices sortaient de la Société Générale... avec cinquante millions de francs !

Malgré son sens très personnel de la justice et son clair attachement pour l'Algérie française, il semble qu'Albert Spiaggari ait conservé jusqu'à sa mort - en 1989 - une certaine affection dans les coeurs niçois. Le film Sans arme ni haine ni violence témoigne de cet état de fait: acteur et réalisateur, Jean-Paul Rouve dresse un portrait flatteur du truand populaire qui, c'est vrai, n'a jamais tué quiconque dans le cadre de ses activités délictueuses. L'aspect très pittoresque du personnage ressort pleinement, d'autant que d'importantes libertés ont été prises avec le strict cadre biographique, si j'ai bien compris. L'idée du scénario est de rendre le filou attachant et très impliqué dans la construction de sa propre légende. Ainsi, la grande interview qu'il accorde à un supposé journaliste de Paris Match (Gilles Lellouche) apparaît-elle comme une goutte de plus dans un océan de mensonges. Le résultat est là: le voleur en cavale apparaît plutôt sympathique. Appréhendé comme un divertissement, le long-métrage tient la route. C'est très souvent le cas des histoires de braquage portées à l'écran...

Sans arme ni haine ni violence
Film français de Jean-Paul Rouve (2008)

Une note généreuse pour cet opus simple, vite oublié, mais agréable. Franchement, Jean-Paul Rouve m'est apparu ici plus à son avantage que Francis Huster filmé par José Giovanni (Les égouts du paradis). Libre à vous de préférer le diptyque Mesrine, sorti la même année. Pour ma part, je préfère rester encore un moment sur la Côte d'Azur avec Mélodie en sous-sol et La bonne année ! Un brin de nostalgie...

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Je termine avec mes traditionnels liens...

Je vous renvoie ainsi aujourd'hui vers les blogs de Pascale et Laurent.

lundi 8 août 2022

À quelques pas

Les films de Kelly Reichardt sont à la fois réputés et confidentiels. Généralement (très) bien accueillis par la presse, ils n'attirent guère qu'un nombre limité de spectateurs dans les salles de cinéma françaises. C'est dommage: la réalisatrice nous parle de l'Amérique d'aujourd'hui d'une façon singulière - et qui vaut donc bien le détour...

Dans Old joy, l'intrigue tourne à 99,9% autour de deux personnages masculins: Mark, en passe de devenir père, et Kurt, son vieux copain célibataire qu'il avait presque oublié et qui lui propose d'aller passer tout un week-end en bivouac, à proximité immédiate d'une source chaude. À pleine plus d'une heure durant, ce scénario minimaliste nous embarque avec les deux hommes, qui se parlent assez peu pendant leur escapade. Quand elle ne les filme pas, la caméra se pose sur la nature environnante ou les abords des routes qu'ils parcourent sans trop se soucier de savoir où elles peuvent mener exactement. Pour eux et pour nous, il s'agit de contempler, voire de s'abandonner. Ce voyage n'est pas de ceux dont on revient émerveillé par l'aspect fabuleux des sites qu'il nous aura permis de découvrir enfin. Je dirais qu'il est d'abord intérieur et, de ce fait, propre à chacun de nous. "Une méditation discrète et sensuelle", comme l'a présenté Le Monde.

Old joy
Film américain de Kelly Reichardt (2008)

Cette "vieille joie" née d'un cheminement apaisé vers l'environnement proche peut, c'est vrai, échapper à certains d'entre vous, mais reste dans le droit fil de ce que la cinéaste a pu nous offrir par ailleurs. (Re)découvrir First cow après cet opus imaginé plus de dix ans auparavant pourrait être une très bonne idée, même si Night moves reste le plus accessible des Kelly Reichardt. Ma solution: voir les deux.

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Et si vous hésitez encore...

Ce cher Strum pourrait, lui aussi, vous inciter à faire le premier pas. NB: un autre avis sur le film est en ligne du côté de "L'oeil sur l'écran".

samedi 6 août 2022

Multifonctions

La voix caverneuse de Leonard Cohen est revenue à ma mémoire quand j'ai choisi d'aller voir I'm your man, film... allemand sans lien véritable avec la chanson homonyme du regretté crooner canadien. D'ailleurs et pour tout dire, le titre original est Ich bin dein Mensch ! Je pense que c'est bien plus proche des intentions de la réalisatrice...

Alma, brillante scientifique, est censée tester un robot humanoïde afin de déterminer s'il est vraiment raisonnable de le commercialiser. Bien plus qu'un aide ménager ultra-perfectionné, ledit robot est conçu selon un modèle unique, afin de correspondre au mieux aux idéaux intimes de sa future propriétaire, clause de confidentialité à l'appui. Laquelle fait sa "connaissance" au cours d'une soirée latino organisée pour mettre en lien d'autres machines et des célibataires endurci(e)s. Vous l'aurez compris: nous voilà en face d'une comédie. L'argument principal est suffisamment efficace pour qu'on adhère vite à l'idée incongrue d'un amour parfait déterminé par algorithme. J'ai vu pire...

Petit à petit, le film va plus loin que son simple postulat initial. L'occasion d'interroger nos sentiments sur le possible caractère humain des robots et, réciproquement, les comportements robotiques des hommes et des femmes que nous sommes et/ou côtoyons. Heureusement, I'm your man n'a aucune leçon particulière à donner. C'est avec intelligence - et en nous proposant, dirais-je, un final touchant et plutôt inattendu - qu'il nous invite à réfléchir gentiment sur notre modeste condition de mortel(le). Je veux souligner l'interprétation inspirée de Maren Eggert, qui a été honorée de l'Ours d'argent de la Berlinale 2021 pour ce très bon travail, tout en finesse. À ses côtés, le Britannique Dan Stevens invente des postures robotiques convaincantes... et impressionne par sa parfaite maîtrise de la langue de Goethe. Côté formel, je veux souligner que les décors m'ont paru très bien trouvés. Un coup de coeur pour ce joli petit film !

I'm your man
Film allemand de Maria Schrader (2021)

Je dois vous dire que je ne suis pas très surpris de voir une femme aux commandes de ce long-métrage, de fait aussi malin que délicat. Son aspect comique ne saurait tout à fait dissimuler un versant mélancolique certain qui, j'insiste, invite à (re)penser la condition humaine. De Blade runner à Her, le cinéma US nous aura habitués ! Pour les plus jeunes, Le géant de fer reste un must à ne pas négliger.

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Vous voudriez lire un avis féminin ?

Pas d'souci: encore une fois, vous pouvez compter sur l'amie Pascale.

vendredi 5 août 2022

Déjà !

Si vous lisez ce message, merci: ça me fait plaisir de vous "revoir" ! J'ignore encore si je vais pouvoir republier d'une traite jusqu'à la fin de l'année, mais c'est l'intention: ne plus m'interrompre avant Noël. Dès demain, je compte reprendre le rythme, à raison d'une chronique proposée tous les deux ou trois jours. Cela me paraît "raisonnable"...

J'aime trop le cinéma pour m'arrêter totalement, mais combiner aussi avec mon job et mon autre blog n'est pas facile: je m'accroche, donc. Tant que le plaisir est présent et partagé, pourquoi vouloir couper ? Côté salles, j'ai dépassé mon total de films vus en 2020 et approche de celui de 2021 - ce qui donne l'impression d'un certain renouveau. Cela dit, je suis encore loin de mon record: 78 séances (en 2017). Aujourd'hui, en réalité, je me dis que l'heure n'est pas aux bilans. Toutes affaires cessantes, je file donc pour finir mon prochain texte !

dimanche 17 juillet 2022

Un temps d'arrêt

Une mini-chronique ce dimanche ! Je m'octroie une (petite) pause estivale. C'est une façon de parler, à vrai dire: j'ai un nouveau boulot depuis avril et, de fait, il me prend pas mal de temps et d'énergie. Encore loin de mes prochaines vacances, je me déconnecte un peu pour "me ménager mes neurones". Je pense que le fil des chroniques pourra reprendre autour du 5 août, mais je n'en suis pas sûr à 100%. Peut-être également que je couperai une seconde fois à l'automne. Bref... échanger sur le cinéma me passionne toujours, mais je dois recharger les batteries avant de publier d'autres textes personnels. Prenez soin de vous et allez au cinéma si possible: on en reparle vite !

vendredi 15 juillet 2022

Leur propre chemin

Un homme et une femme + une voiture = chabadabada ? Euh... non. Désolé, mais je crains qu'il soit injustifié de présenter En roue libre comme un film romantique. Ce long-métrage sorti à la toute fin juin conserve cependant assez de qualités pour être vu avec bienveillance. Nota: ce road movie à la française nous conduit jusqu'au Cap-Ferret...

Louise, infirmière, est si stressée qu'un matin, quitter l'habitacle douillet de sa vieille bagnole lui est devenu tout à fait impossible. Contrainte de passer une nuit sur un parking, elle fait la connaissance de Paul lorsque celui-ci s'introduit à bord du véhicule... pour le voler. On apprendra assez vite que le jeune homme entend rallier la côte atlantique, où il doit régler une histoire personnelle avec un avocat. Évidemment, ce ne sera pas aussi facile que prévu, la propriétaire légitime du "carrosse" restant plus ou moins prostrée sur la banquette arrière. Que dire ? Dans ce rôle, Marina Foïs est très convaincante. L'associer à Benjamin Voisin était une belle idée: le duo "fonctionne" !

J'ai bien aimé la fin du film, aussi, mais je n'ai aucune espèce d'intention de vous la raconter aujourd'hui. Rares sont les photos disponibles pour illustrer ma chronique sans trop en dire, justement. J'ai préféré ne pas utiliser celles du quotidien bourguignon, Le Bien Public - pour info, le film commence à Beaune. Et au niveau formel ? Il plutôt la route, si j'ose dire. Sans en faire des tonnes, il nous offre tout de même quelques plans soignés. C'est peu, mais c'est déjà bien dans la mesure où le cinéma français n'a pas toujours de tels égards pour le spectateur lambda. Vous pensez que j'ai décidé d'être sympa avec En roue libre ? Vous avez raison. J'ai du mal à expliquer pourquoi, mais je l'admets sans fausse honte: sa simplicité m'a plu. C'est toujours bien mieux qu'un scénario qui part dans tous les sens...

En roue libre
Film français de Didier Barcelo (2022)

Rien de transcendant, donc, mais j'ai passé un bon moment: je finis avec cette note correcte, à défaut donc d'arguments supplémentaires pour la justifier pleinement. Il n'est pas utile de tout intellectualiser. Au petit jeu de la comparaison, je trouve amusant de placer ce film face à un autre road movie de Marina Foïs: Orage, bien différent. Auriez-vous d'autres "films de route" à conseiller ? Je reste à l'écoute !

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Et si jamais vous manquez d'inspiration...

Peut-être la trouverez-vous après avoir lu également l'avis de Pascale. Sans ses conseils avisés, je serais sans doute passé à côté du film...