mardi 12 juin 2018

Carpenter, double dose

John Carpenter n'est pas inconnu sur ce blog, mais je suis encore loin d'avoir vu tous ses films. Je vous propose aujourd'hui un rattrapage partiel, puisque j'ai pu en découvrir deux consécutivement. L'occasion toute trouvée pour une présentation en diptyque, même si les opus évoqués différent significativement l'un de l'autre. Hop... c'est parti !

Les aventures de Jack Burton dans les griffes du mandarin (1986)
Ce qui m'a attiré vers ce film ? En tout premier lieu, son titre. L'original est plus court: Big trouble in little China. Le film lui-même tient du divertissement pur, à la sauce geek. Le personnage principal est un camionneur de San Francisco, tout à la fois paumé et frimeur. Quand la petite amie de son pote Wang est enlevée au beau milieu d'un aéroport, ce drôle de héros se retrouve vite catapulté au coeur d'une guerre entre gangs chinois, marqué par l'intervention de forces maléfiques et surnaturelles. C'est animé, loufoque et un peu débile. Typiquement le genre de film à ne regarder qu'au 36ème degré. D'ailleurs, Kurt Russell semble s'amuser à incarner le crétin de service et c'est (relativement) communicatif. Je crois avoir noté qu'à l'époque de sa sortie, cette pochade n'avait rencontré qu'un succès modéré. Mais les années ont passé: désormais, on peut y voir... un classique !

Christine (1983)
L'une des nombreuses adaptations cinéma d'un livre de Stephen King. Rien de très original au départ: deux ados américains en terminent avec le lycée et rêvent plutôt de jolies filles que de longues études supérieures. L'un joue au foot et a déjà une voiture, l'autre s'efforce d'avoir au moins la même assurance. Le film prend une tournure inattendue quand Arnie le timide refuse d'écouter son copain Dennis et casse sa tirelire pour acheter un cabriolet... bon pour la casse. Vous avez déjà deviné, je suppose: Christine, c'est aussi le petit nom que son ancien propriétaire donnait à cette mécanique hors d'usage. Pas question pour moi d'en dire plus, si ce n'est que ce film de genre typique m'a bien plu, même si j'en connaissais d'avance les rouages essentiels. Autant ne pas gâcher le plaisir de ceux qui ne savent rien ! Le récit est un peu lent, à vrai dire, mais il peut encore surprendre...

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Aujourd'hui, pas d'étape Movie Challenge. Mais...

J'ai retrouvé la trace de Christine du côté de chez Princécranoir. Rien, en revanche, sur Jack Burton. Que cela ne vous démotive pas !

14 commentaires:

Pascale a dit…

Le titre du premier est effectivement réjouissant. Jamais entendu parler.
Et effectivement tu vn dis peu sur le second et la belle Christine qui fait vrooom dans son garage...

Strum a dit…

Jack Burton : pas revu depuis mon adolescence mais j'en garde un bon souvenir - extravagant et loufoque certes. Je serais peut-être plus difficile aujourd'hui - ou pas. :)

Martin a dit…

@Pascale:

Le premier est réjouissant autrement que par son titre. Même s'il ne vole pas haut.
C'est évidemment volontairement que je ne suis pas entré dans les détails de "Christine". Ah ah ah !

Martin a dit…

@Strum:

Franchement, ce "Jack Burton" mérite d'être regardé avec un oeil d'ado boutonneux (ou à la peau saine) !
Il ne faut pas avoir trop d'exigences avec ce genre de films. Celui-là ne se prend pas au sérieux et ça m'a plu.

Princécranoir a dit…

Comme tu le sais, j'adore rouler des mécaniques avec "Christine" ! Et j'avoue que "Big Trouble" m'amuse beaucoup. Carpenter était à l'époque un des rares à inclure ainsi l'influence du cinéma asiatique, très impressionné notamment par le flamboyant "Zu" de Tsui Hark.

Martin a dit…

Je suppose que, chez les Asiatiques dont tu parles, ce style est moins parodique.
Ah bravo ! Tu as gagné ! Le résultat, c'est que j'ai envie de voir le Tsui Hark, maintenant !

Strum a dit…

Ah, on parle de Tsui Hark, qui a certainement influencé Jack Burton en effet comme le dit princecranoir (même si pas sur le plan de la mise en scène, plus classique chez Carpenter). Chez le Tsui Hark des années 1980-1990, le résultat est, comment dire, très "Tsui Hark", c'est-à-dire assez inimitable (un mélange d'aventures, de fantaisie, de comédie, de caméra baroque, de cascadeurs fous, d'effets spéciaux à l'ancienne, d'esprit chevaleresque, d'histoire d'amour impossible, de mise en garde contre tout extrême). Zu n'est pas mon Tsui préféré, mais c'est son premier Wu xia pian, et les Strum Jr, enthousiastes, avaient trouvé ça totalement "délirant".

Martin a dit…

Ah ah ah ! Merci pour ce complément d'information, cher Strum !

J'imagine volontiers les films asiatiques influenceurs encore plus dingues que les films américains influencés.
Pas évident que je puisse visionner tout ça, mais, si l'occasion se présente, je le ferais volontiers.

dasola a dit…

Bonjour Martin, je n'ai pas vu le premier film de Carpenter que tu mentionnes, en revanche, je confirme que Christine, c'est très bien. Cette voiture jalouse et possessive fait peur. A part l'Antre de la folie, je suis assez fan des films du réalisateur. Bonne soirée.

Martin a dit…

Merci de ton passage, Dasola. John Carpenter est effectivement un bon réalisateur.
J'aime de plus en plus le cinéma de genre. Je ne peux que te conseiller "Jack Burton" !

tinalakiller a dit…

Christine est plutôt une bonne adaptation du bouquin - même si le bouquin est encore plus effrayant, et j'aime bien le kitsch Big Trouble in Little China !

Martin a dit…

Tiens, et si je lisais un Stephen King cet été ?
J'ai l'impression que tu es la seule de mes lectrices / lecteurs à avoir vu "Big trouble", Tina.

Jorge Frew a dit…

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Martin a dit…

Jorge Frew ou Legolas ? Bon... dans le doute, on évitera de cliquer sur "Casino Blackjack".