Étaient-ils en danger ? Sans doute. En 1976, quelque 73.600 habitants de Guadeloupe ont quitté leur domicile lorsque la Soufrière est entrée en éruption. Ouf ! Cette activité du volcan n'a alors fait aucune victime. La nécessité d'évacuer avait toutefois fait débat. Un film de l'an dernier évoque la survenue - toujours possible - d'un nouvel épisode de ce type !
Je m'étais persuadé que Marina Foïs avait toutes les qualités requises pour être crédible dans le costume de Katia Reiter. Cette volcanologue chevronnée est chargée de fournir au préfet les analyses scientifiques susceptibles d'éclairer ses choix sur le maintien ou non de la population au pied de la Soufrière. Je vous le confirme: l'actrice est convaincante dans Magma. Elle est aussi bien entourée, les deux principaux rôles masculins revenant à Théo Christine (une découverte) et Mathieu Demy. Il faut juste ne pas voir en eux les protagonistes d'un film-catastrophe...
C'est d'autant plus facile que les scènes d'action - liées à des émeutes - sont rarissimes: elles laissent une large place à une approche technique parfois frustrante et quelques dialogues abscons parce que jargonneux. Oeuvre d'un duo, le scénario se penche davantage sur les conséquences sociopolitiques d'une situation de crise sismique que sur l'effroi ressenti par les hommes et les femmes qui la traversent. Il a aussi l'intelligence de dire que, face au danger, les experts ne sont pas toujours unanimes et que de vives tensions peuvent les opposer, au moment des décisions. On se souvient d'ailleurs qu'en 1976, deux d'entre eux s'étaient écharpés par médias interposés - je parle ici de Claude Allègre et Haroun Tazieff. Au cinéma, aucun risque: la tête reste froide pour (mieux ?) réfléchir. Autre option: on profitera sans vergogne de la beauté du cadre naturel !
Magma
Film français de Cyprien Vial / 2025
Le grand mérite de cet opus est de ne pas traîner en longueur: le sujet est traité en un peu moins d'une heure et demie, le récit lui-même étant pourtant censé se dérouler sur une période de plusieurs mois. Bon... l'angoisse est moins puissante que dans le terrible Melancholia. La menace, elle, s'avère pourtant beaucoup plus concrète et réaliste. NB: face aux aléas naturels, Take shelter restera ma référence absolue.
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Si vous êtes perdus entre réalité et fiction...
Vous pourriez désormais avoir plaisir à (re)lire la chronique de Pascale.
Je m'étais persuadé que Marina Foïs avait toutes les qualités requises pour être crédible dans le costume de Katia Reiter. Cette volcanologue chevronnée est chargée de fournir au préfet les analyses scientifiques susceptibles d'éclairer ses choix sur le maintien ou non de la population au pied de la Soufrière. Je vous le confirme: l'actrice est convaincante dans Magma. Elle est aussi bien entourée, les deux principaux rôles masculins revenant à Théo Christine (une découverte) et Mathieu Demy. Il faut juste ne pas voir en eux les protagonistes d'un film-catastrophe...
C'est d'autant plus facile que les scènes d'action - liées à des émeutes - sont rarissimes: elles laissent une large place à une approche technique parfois frustrante et quelques dialogues abscons parce que jargonneux. Oeuvre d'un duo, le scénario se penche davantage sur les conséquences sociopolitiques d'une situation de crise sismique que sur l'effroi ressenti par les hommes et les femmes qui la traversent. Il a aussi l'intelligence de dire que, face au danger, les experts ne sont pas toujours unanimes et que de vives tensions peuvent les opposer, au moment des décisions. On se souvient d'ailleurs qu'en 1976, deux d'entre eux s'étaient écharpés par médias interposés - je parle ici de Claude Allègre et Haroun Tazieff. Au cinéma, aucun risque: la tête reste froide pour (mieux ?) réfléchir. Autre option: on profitera sans vergogne de la beauté du cadre naturel !
Magma
Film français de Cyprien Vial / 2025
Le grand mérite de cet opus est de ne pas traîner en longueur: le sujet est traité en un peu moins d'une heure et demie, le récit lui-même étant pourtant censé se dérouler sur une période de plusieurs mois. Bon... l'angoisse est moins puissante que dans le terrible Melancholia. La menace, elle, s'avère pourtant beaucoup plus concrète et réaliste. NB: face aux aléas naturels, Take shelter restera ma référence absolue.
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Si vous êtes perdus entre réalité et fiction...
Vous pourriez désormais avoir plaisir à (re)lire la chronique de Pascale.


















