Douze jours exactement: il n'y a pas encore deux semaines complètes que j'ai publié une chronique-hommage consacrée à Claudia Cardinale. J'entame celle-ci... en récidivant et en vous proposant un diptyque ! Pour info, il est même probable que je fasse "coup triple" d'ici mai. Avant cela, j'attaque ce lundi avec deux - grands et beaux - classiques...
Le bel Antonio (Il bell'Antonio)
Film franco-italien de Mauro Bolognini / 1960
C'est la toute première apparition du cinéaste sur Mille et une bobines. Dans le rôle-titre, le magnifique Marcello Mastroianni incarne un homme bientôt trentenaire, revenu vivre chez ses parents, en Sicile, au terme de ses études à Rome. Sa réputation d'insatiable séducteur le précède. Antonio n'est pas pressé d'accepter le mariage arrangé que sa famille semble vouloir lui imposer, mais change d'avis devant une photographie de sa "promise". Le pur sentiment amoureux qui s'épanouit alors en lui s'avère toutefois insuffisant pour sauver un couple que les braves gens réprouvent. Leur raison: un an après, aucun enfant n'en est encore né. Quelle histoire étonnante ! Il est temps de vous préciser que le rôle confié à Claudia Cardinale - à 22 ans face aux 36 de son partenaire masculin - n'est pas flatteur. L'actrice excelle dans toutes les dimensions de son personnage, malmené par des conventions sociales archaïques. Le virilisme forcé: je trouve cette thématique très actuelle, à vrai dire. En 2026, Antonio ne serait peut-être pas impuissant, mais homosexuel. Autant dire que ce qui nous est raconté ici garde une réelle pertinence !
(+)
Une anecdote ?
Ce long-métrage adapte un roman de Vitaliano Brancati, paru dès 1949. Parmi les coscénaristes, on remarquera un certain... Pier Paolo Pasolini !
En complément...
Le film est aussi présenté chez Eeguab et du côté de "L'oeil sur l'écran".
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La fille à la valise (La ragazza con la valigia)
Film franco-italien de Valerio Zurlini / 1961
Tiens, voilà encore un réalisateur qui apparaît sur ce bon vieux blog ! Moins prolifique que d'autres, l'intéressé aurait toutefois pu être évoqué beaucoup plus tôt, le long-métrage du jour ayant profité d'une ressortie dans les salles voilà maintenant quelques années. Cette découverte tardive pour moi ne m'a pas empêché de prendre beaucoup de plaisir devant le (petit) écran et le tandem Claudia Cardinale / Jacques Perrin. La belle incarne ici Aïda, une chanteuse de cabaret qu'un jeune homme sans grand scrupule séduit, avant de l'abandonner à son triste sort. Partie à la recherche du malotru, elle rencontre son frère, Lorenzo. L'adolescent - il a 16 ans à peine ! - estime préférable de cacher ce lien familial et, soucieux d'aider la malheureuse, en tombe vite amoureux. Cinématographiquement parlant, cela pourrait donner lieu à un mélo ordinaire. Or, portés par la grâce, les deux acteurs vont bien au-delà. Autant vous le confier aussi: le récit se révèle d'une tristesse abyssale. J'imagine qu'on peut y lire une critique de la société italienne d'alors. Ce n'est pas obligatoire: un regard "passionnel" peut tout à fait convenir.
(+)
Une anecdote ?
Jacques Perrin est doublé en italien... et Claudia Cardinale l'est aussi ! À l'époque, elle parlait un peu l'arabe, un dialecte sicilien et le français.
En complément...
Bis repetita: Eeguab et "L'oeil sur l'écran" évoquent aussi cet autre film. Vous en voulez encore ? Une chronique est également à lire chez Strum.
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Et pour finir, un simple avant-goût de la suite...
Après une suite de quatre films en noir et blanc, les prochains opus mettant en scène Claudia Cardinale que j'envisage de vous présenter seront en couleurs. On joue ? Vous pouvez essayer de deviner les titres. La réponse n'est pas pour tout de suite - mais promis, elle arrivera vite !
Le bel Antonio (Il bell'Antonio)
Film franco-italien de Mauro Bolognini / 1960
C'est la toute première apparition du cinéaste sur Mille et une bobines. Dans le rôle-titre, le magnifique Marcello Mastroianni incarne un homme bientôt trentenaire, revenu vivre chez ses parents, en Sicile, au terme de ses études à Rome. Sa réputation d'insatiable séducteur le précède. Antonio n'est pas pressé d'accepter le mariage arrangé que sa famille semble vouloir lui imposer, mais change d'avis devant une photographie de sa "promise". Le pur sentiment amoureux qui s'épanouit alors en lui s'avère toutefois insuffisant pour sauver un couple que les braves gens réprouvent. Leur raison: un an après, aucun enfant n'en est encore né. Quelle histoire étonnante ! Il est temps de vous préciser que le rôle confié à Claudia Cardinale - à 22 ans face aux 36 de son partenaire masculin - n'est pas flatteur. L'actrice excelle dans toutes les dimensions de son personnage, malmené par des conventions sociales archaïques. Le virilisme forcé: je trouve cette thématique très actuelle, à vrai dire. En 2026, Antonio ne serait peut-être pas impuissant, mais homosexuel. Autant dire que ce qui nous est raconté ici garde une réelle pertinence !
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Une anecdote ?
Ce long-métrage adapte un roman de Vitaliano Brancati, paru dès 1949. Parmi les coscénaristes, on remarquera un certain... Pier Paolo Pasolini !
En complément...
Le film est aussi présenté chez Eeguab et du côté de "L'oeil sur l'écran".
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La fille à la valise (La ragazza con la valigia)
Film franco-italien de Valerio Zurlini / 1961
Tiens, voilà encore un réalisateur qui apparaît sur ce bon vieux blog ! Moins prolifique que d'autres, l'intéressé aurait toutefois pu être évoqué beaucoup plus tôt, le long-métrage du jour ayant profité d'une ressortie dans les salles voilà maintenant quelques années. Cette découverte tardive pour moi ne m'a pas empêché de prendre beaucoup de plaisir devant le (petit) écran et le tandem Claudia Cardinale / Jacques Perrin. La belle incarne ici Aïda, une chanteuse de cabaret qu'un jeune homme sans grand scrupule séduit, avant de l'abandonner à son triste sort. Partie à la recherche du malotru, elle rencontre son frère, Lorenzo. L'adolescent - il a 16 ans à peine ! - estime préférable de cacher ce lien familial et, soucieux d'aider la malheureuse, en tombe vite amoureux. Cinématographiquement parlant, cela pourrait donner lieu à un mélo ordinaire. Or, portés par la grâce, les deux acteurs vont bien au-delà. Autant vous le confier aussi: le récit se révèle d'une tristesse abyssale. J'imagine qu'on peut y lire une critique de la société italienne d'alors. Ce n'est pas obligatoire: un regard "passionnel" peut tout à fait convenir.
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Une anecdote ?
Jacques Perrin est doublé en italien... et Claudia Cardinale l'est aussi ! À l'époque, elle parlait un peu l'arabe, un dialecte sicilien et le français.
En complément...
Bis repetita: Eeguab et "L'oeil sur l'écran" évoquent aussi cet autre film. Vous en voulez encore ? Une chronique est également à lire chez Strum.
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Et pour finir, un simple avant-goût de la suite...
Après une suite de quatre films en noir et blanc, les prochains opus mettant en scène Claudia Cardinale que j'envisage de vous présenter seront en couleurs. On joue ? Vous pouvez essayer de deviner les titres. La réponse n'est pas pour tout de suite - mais promis, elle arrivera vite !



















