Vous vous souvenez de la France sous coronavirus ? Des lieux publics fermés ? Des limitations au droit de sortir de chez nous ? D'un professeur barbu qui fustigeait les vaccins et affirmait avoir trouvé un remède ? Bien que fictive, la France de Jim Queen présente quelques similitudes avec celle que nous avons connue. Et d'autres avec celle d'aujourd'hui...
Jim, influenceur, a le culte du corps (parfait) et compte des followers par centaines de milliers. Il ignore tout du sens du mot "bienveillance". Mieux vaut dès lors acheter ses bouquins que lui demander un selfie. Enfin... jusqu'au jour où il tombe malade et risque d'être soudain privé de ses grands arguments marketing: ses muscles et son homosexualité. Frappé par l'hétérose, Jim voit fondre ses abdos et, bientôt, menace d'adopter un look vestimentaire improbable, de s'intéresser aux femmes et, pire encore, de comprendre les règles du foot. Un VRAI cauchemar !
Je vais désormais vous laisser découvrir comment ce garçon arrogant parviendra à se tirer d'affaire (ou pas). Ce n'est certes pas tous les jours qu'un dessin animé aussi déjanté débarque dans les salles françaises. Présenté au dernier Festival de Cannes, celui-là a en partie été financé par une foule de donateurs, à l'occasion d'une souscription publique. Franchement, le résultat est tout à fait satisfaisant: gentiment olé-olé parfois, le film est surtout très drôle, abordant plusieurs sujets sérieux sur le ton d'une dérision des plus salutaires par les temps qui courent. Jim Queen n'est pas consensuel, mais il se montre vraiment fédérateur. En réalité, il ne se moque que des idiots enfermés dans leurs préjugés archaïques: c'est une bonne bouffée d'air frais pour qui veut la prendre. Toute ressemblance avec des situations réelles n'est donc pas fortuite...
Jim Queen
Film français de Marco Nguyen et Nicolas Athané / 2026
C'est bien entendu parce que j'ai aimé cet opus que j'ai trituré le titre d'une chanson d'Alain Souchon pour déterminer celui de ma chronique. Je n'en connais pas d'autres qui présentent et défendent l'idéal queer avec autant de drôlerie. Côté drame, Le secret de Brokeback Mountain reste ma meilleure référence (loin devant le très honorable Été 85). Attention: n'oubliez pas les femmes de La rumeur et de Carol, surtout !
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Vous aimeriez en savoir un peu plus ?
Je vous suggère d'aller lire la chronique (elle aussi positive) de Pascale.
Jim, influenceur, a le culte du corps (parfait) et compte des followers par centaines de milliers. Il ignore tout du sens du mot "bienveillance". Mieux vaut dès lors acheter ses bouquins que lui demander un selfie. Enfin... jusqu'au jour où il tombe malade et risque d'être soudain privé de ses grands arguments marketing: ses muscles et son homosexualité. Frappé par l'hétérose, Jim voit fondre ses abdos et, bientôt, menace d'adopter un look vestimentaire improbable, de s'intéresser aux femmes et, pire encore, de comprendre les règles du foot. Un VRAI cauchemar !
Je vais désormais vous laisser découvrir comment ce garçon arrogant parviendra à se tirer d'affaire (ou pas). Ce n'est certes pas tous les jours qu'un dessin animé aussi déjanté débarque dans les salles françaises. Présenté au dernier Festival de Cannes, celui-là a en partie été financé par une foule de donateurs, à l'occasion d'une souscription publique. Franchement, le résultat est tout à fait satisfaisant: gentiment olé-olé parfois, le film est surtout très drôle, abordant plusieurs sujets sérieux sur le ton d'une dérision des plus salutaires par les temps qui courent. Jim Queen n'est pas consensuel, mais il se montre vraiment fédérateur. En réalité, il ne se moque que des idiots enfermés dans leurs préjugés archaïques: c'est une bonne bouffée d'air frais pour qui veut la prendre. Toute ressemblance avec des situations réelles n'est donc pas fortuite...
Jim Queen
Film français de Marco Nguyen et Nicolas Athané / 2026
C'est bien entendu parce que j'ai aimé cet opus que j'ai trituré le titre d'une chanson d'Alain Souchon pour déterminer celui de ma chronique. Je n'en connais pas d'autres qui présentent et défendent l'idéal queer avec autant de drôlerie. Côté drame, Le secret de Brokeback Mountain reste ma meilleure référence (loin devant le très honorable Été 85). Attention: n'oubliez pas les femmes de La rumeur et de Carol, surtout !
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Vous aimeriez en savoir un peu plus ?
Je vous suggère d'aller lire la chronique (elle aussi positive) de Pascale.
























