Que cache Tom, exactement ? Quelle raison intime peut bien le pousser à partir une année entière, avec son fils Roy, sur une petite île inhabitée de Norvège ? On peut se poser ces questions devant Sukkwan Island. Rien d'obligatoire. On peut aussi voir le film comme une robinsonnade du côté des fjords et y puiser le plaisir d'une escapade en pleine nature.
Autant vous le dire: si tout cela m'a attiré et si, loin de mes habitudes citadines, j'ai fait ce choix, c'était avant tout pour suivre Swann Arlaud. Il n'est pas le plus médiatique, j'ose l'affirmer, mais je le considère comme l'un des meilleurs acteurs de sa génération - il est né en 1981. Une fois de plus, je l'ai trouvé à son aise dans les habits d'un homme tourmenté, et ce alors qu'il s'exprime presque intégralement en anglais. Avec Woody Norman, 17 ans, que je découvrais, il forme un duo crédible et attachant. C'est vrai que cette incarnation s'appuie sur le long travail d'adaptation effectué par le metteur en scène, à partir d'un roman original de l'Américain David Vann (édité en 2010 chez Gallmeister). L'auteur lui-même s'est d'ailleurs dit très satisfait du résultat à l'écran. Vous comprendrez en le voyant et/ou en le lisant que Sukkwan Island n'est pas pour lui un récit comme les autres. J'en viens même à espérer que le cinéma encouragera un plus large public à s'y intéresser. À suivre.
Rassurez-vous: je ne vous ai donné qu'un tout petit indice avec le titre choisi pour cette chronique. Parcourir quelques critiques a posteriori m'a par ailleurs appris que l'intrigue dont je vous dis un mot aujourd'hui n'était pas tout à fait présentée de la même façon dans le bouquin. J'ajoute cette autre certitude: les images qui lui donnent vie désormais sont très belles et peuvent éveiller l'envie de partir loin, à l'aventure. Les acteurs ont parfois dû affronter des températures de -25/-30°C. Sans mentir, Sukkwan Island a aussi été un voyage pour le spectateur ordinaire que je suis, habitué au confort silencieux des salles obscures. Assurément, ses presque deux heures sont passées à toute vitesse. Après la séance, j'ai apprécié qu'il fasse nuit et que les rues de ma ville soient donc relativement calmes, en écho au sublime environnement que je venais de quitter - je compte le retrouver bientôt, avec l'écrit. Avis de passionné: le film, lui, aurait mérité un accueil plus chaleureux !
Sukkwan Island
Film français de Vladimir de Fontenay / 2026
C'est en fait une coproduction internationale, tournée à 99% en langue anglaise, avec également des appuis britanniques, belges et norvégiens. Elle évoque Le retour et Into the wild, mais le propos est différent. Idem pour La vie pure ou La belle vie, qui retracent des aventures vécues en solitaire (avec toute la dose de risque que cela peut induire). Je peux conseiller Tracks pour un retour à la nature un peu plus apaisé !
Autant vous le dire: si tout cela m'a attiré et si, loin de mes habitudes citadines, j'ai fait ce choix, c'était avant tout pour suivre Swann Arlaud. Il n'est pas le plus médiatique, j'ose l'affirmer, mais je le considère comme l'un des meilleurs acteurs de sa génération - il est né en 1981. Une fois de plus, je l'ai trouvé à son aise dans les habits d'un homme tourmenté, et ce alors qu'il s'exprime presque intégralement en anglais. Avec Woody Norman, 17 ans, que je découvrais, il forme un duo crédible et attachant. C'est vrai que cette incarnation s'appuie sur le long travail d'adaptation effectué par le metteur en scène, à partir d'un roman original de l'Américain David Vann (édité en 2010 chez Gallmeister). L'auteur lui-même s'est d'ailleurs dit très satisfait du résultat à l'écran. Vous comprendrez en le voyant et/ou en le lisant que Sukkwan Island n'est pas pour lui un récit comme les autres. J'en viens même à espérer que le cinéma encouragera un plus large public à s'y intéresser. À suivre.
Rassurez-vous: je ne vous ai donné qu'un tout petit indice avec le titre choisi pour cette chronique. Parcourir quelques critiques a posteriori m'a par ailleurs appris que l'intrigue dont je vous dis un mot aujourd'hui n'était pas tout à fait présentée de la même façon dans le bouquin. J'ajoute cette autre certitude: les images qui lui donnent vie désormais sont très belles et peuvent éveiller l'envie de partir loin, à l'aventure. Les acteurs ont parfois dû affronter des températures de -25/-30°C. Sans mentir, Sukkwan Island a aussi été un voyage pour le spectateur ordinaire que je suis, habitué au confort silencieux des salles obscures. Assurément, ses presque deux heures sont passées à toute vitesse. Après la séance, j'ai apprécié qu'il fasse nuit et que les rues de ma ville soient donc relativement calmes, en écho au sublime environnement que je venais de quitter - je compte le retrouver bientôt, avec l'écrit. Avis de passionné: le film, lui, aurait mérité un accueil plus chaleureux !
Sukkwan Island
Film français de Vladimir de Fontenay / 2026
C'est en fait une coproduction internationale, tournée à 99% en langue anglaise, avec également des appuis britanniques, belges et norvégiens. Elle évoque Le retour et Into the wild, mais le propos est différent. Idem pour La vie pure ou La belle vie, qui retracent des aventures vécues en solitaire (avec toute la dose de risque que cela peut induire). Je peux conseiller Tracks pour un retour à la nature un peu plus apaisé !













