"Je me suis mordu les lèvres pour ne pas pleurer": cette petite phrase d'une de mes connaissances après la projection d'Adieu monde cruel me paraît éloquente pour évoquer cette sortie du mois dernier. Son titre vous semble annoncer un drame ? Le long-métrage va vous surprendre. J'irai même jusqu'à dire qu'il nous oriente vers un bonheur... (re)trouvé !
Au début, ce n'est pas évident: Otto, 14 ans, est un collégien harcelé par plusieurs de ses prétendus camarades. Il veut en finir avec la vie. Seulement voilà... bien qu'il se jette dans une rivière aux flots tumultueux, le jeune homme s'en sort mouillé, mais surtout indemne. Un mal pour un bien ? Parce qu'il ne veut surtout pas rentrer chez lui après ce qu'il a fait, il essaye d'échapper aux regards et de disparaître. Mais un beau soir, Léa, une fille de son âge, l'aperçoit subrepticement. Le prélude à une vie moins angoissante ? Ce sera à vous de le découvrir. Une bonne occasion de revoir Milo Machado-Graner, acteur "en herbe" apprécié chez Justine Triet. À ses côtés, une révélation: Jane Beever. Oui, Adieu monde cruel doit beaucoup à ces deux jeunes interprètes. Crédibles et touchants, ils sont l'âme du film. Son double coeur battant.
De nombreux critiques ont rapproché ce premier long-métrage inspiré d'oeuvres patrimoniales de grande qualité, emblématiques du cinéma français classique dans ce qu'il a de meilleur. Plusieurs grands maîtres ont été cités, tels François Truffaut, Robert Bresson et Jean Eustache. Cette filiation supposée est établie aussi par la décision du réalisateur de faire appel à Françoise Lebrun en qualité que narratrice (voix off). D'aucuns disent que la musique, une merveille inédite d'Arnaud Toulon, rappelle les grandes envolées de Michel Legrand ou Georges Delerue. Pas de doute: comme le dit le slogan d'Arte, Adieu monde cruel est né sous une bonne étoile - pour être franc, j'en ai même repéré plusieurs. Sa projection lors du dernier Festival de Cannes, à la fin de la Semaine de la critique, aura sans doute initié un bouche-à-oreilles favorable. Tant mieux, d'ailleurs: tourné en 16mm, le film est une petite merveille. Je n'étais pas encore remis quelques secondes après la fin du générique.
Adieu monde cruel
Film français de Félix de Givry / 2026
Ce n'est assurément pas une comédie, mais ce n'est pas un drame effroyable non plus. J'insiste: les deux jeunes acteurs valent le détour. Je vous préviens: on est loin, très loin du registre de Virgin suicides. J'ai surtout pensé à un film que je veux enfin revoir: Les 400 coups. Quelque chose ici rappelle le conte - ce que j'ai trouvé très plaisant. Faut-il emmener des ados ? Je crois. Le film s'adresse à eux, après tout !
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L'info en plus sur Félix de Givry...
En plus de ce tout premier long comme réalisateur, son CV de cinéma comporte également plusieurs mentions comme acteur ou producteur. L'an passé, il était crédité en tant que coscénariste du beau film d'animation de son ami Ugo Bienvenu: Arco (vainqueur de deux César)...
Et sur le film du jour, d'autres infos ?
Je vous propose de lire la chronique de Pascale, tout aussi enthousiaste.
Au début, ce n'est pas évident: Otto, 14 ans, est un collégien harcelé par plusieurs de ses prétendus camarades. Il veut en finir avec la vie. Seulement voilà... bien qu'il se jette dans une rivière aux flots tumultueux, le jeune homme s'en sort mouillé, mais surtout indemne. Un mal pour un bien ? Parce qu'il ne veut surtout pas rentrer chez lui après ce qu'il a fait, il essaye d'échapper aux regards et de disparaître. Mais un beau soir, Léa, une fille de son âge, l'aperçoit subrepticement. Le prélude à une vie moins angoissante ? Ce sera à vous de le découvrir. Une bonne occasion de revoir Milo Machado-Graner, acteur "en herbe" apprécié chez Justine Triet. À ses côtés, une révélation: Jane Beever. Oui, Adieu monde cruel doit beaucoup à ces deux jeunes interprètes. Crédibles et touchants, ils sont l'âme du film. Son double coeur battant.
De nombreux critiques ont rapproché ce premier long-métrage inspiré d'oeuvres patrimoniales de grande qualité, emblématiques du cinéma français classique dans ce qu'il a de meilleur. Plusieurs grands maîtres ont été cités, tels François Truffaut, Robert Bresson et Jean Eustache. Cette filiation supposée est établie aussi par la décision du réalisateur de faire appel à Françoise Lebrun en qualité que narratrice (voix off). D'aucuns disent que la musique, une merveille inédite d'Arnaud Toulon, rappelle les grandes envolées de Michel Legrand ou Georges Delerue. Pas de doute: comme le dit le slogan d'Arte, Adieu monde cruel est né sous une bonne étoile - pour être franc, j'en ai même repéré plusieurs. Sa projection lors du dernier Festival de Cannes, à la fin de la Semaine de la critique, aura sans doute initié un bouche-à-oreilles favorable. Tant mieux, d'ailleurs: tourné en 16mm, le film est une petite merveille. Je n'étais pas encore remis quelques secondes après la fin du générique.
Adieu monde cruel
Film français de Félix de Givry / 2026
Ce n'est assurément pas une comédie, mais ce n'est pas un drame effroyable non plus. J'insiste: les deux jeunes acteurs valent le détour. Je vous préviens: on est loin, très loin du registre de Virgin suicides. J'ai surtout pensé à un film que je veux enfin revoir: Les 400 coups. Quelque chose ici rappelle le conte - ce que j'ai trouvé très plaisant. Faut-il emmener des ados ? Je crois. Le film s'adresse à eux, après tout !
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L'info en plus sur Félix de Givry...
En plus de ce tout premier long comme réalisateur, son CV de cinéma comporte également plusieurs mentions comme acteur ou producteur. L'an passé, il était crédité en tant que coscénariste du beau film d'animation de son ami Ugo Bienvenu: Arco (vainqueur de deux César)...
Et sur le film du jour, d'autres infos ?
Je vous propose de lire la chronique de Pascale, tout aussi enthousiaste.













