Le chiffre me plaît: en mars, j'ai vu des films de dix nationalités différentes. Quatre d'entre eux étaient italiens (record mensuel battu). Il est temps de revenir - une nouvelle fois - sur l'incomparable carrière de Claudia Cardinale, en évoquant un long-métrage rare: L'affaire Mori. L'adaptation d'un roman, paraît-il... et la relecture d'une histoire vraie !
Né en Lombardie en 1871, Cesare Mori avait reçu plusieurs affectations territoriales lorsqu'en 1925, Benito Mussolini en fit le préfet de Sicile. L'objectif de cette mission était clair: en finir avec la mafia locale. Grand défenseur de l'État, Mori fit alors preuve d'une inflexibilité totale et d'une relative efficacité. On dit même qu'il suscita un intérêt réel auprès d'hommes politiques aux États-Unis, résolus au même combat. Dans le film, on le voit prendre les armes et s'engager sur le terrain. Seule incertitude: le niveau de son adhésion au fascisme - les miliciens apparaissent ici comme de vils manipulateurs d'opinion, corrompus jusqu'à l'os et prompts à reprendre à leur profit les réussites des autres.
Sans réelle surprise, L'affaire Mori s'intéresse surtout à son personnage masculin (ce fameux Préfet de fer que nous présente le titre originel). Autant le dire: Giuliano Gemma se montre tout à fait convaincant. Claudia Cardinale, elle, est clairement en retrait, et joue un rôle symbolique: celui d'une femme pauvre et revêche qui renvoie l'État italien aux lourdes contradictions de sa prétendue politique sociale. Amoureuse du réalisateur, la belle partage la lumière sans état d'âme. Elle s'inscrit naturellement dans le cadre d'un long-métrage historique aux faux airs de western - ce qui m'a plu en tant qu'amateur du genre. Vous pourrez compter sur les paysages et la musique d'Ennio Morricone pour vous mettre dans l'ambiance: deux atouts plus qu'appréciables. Libre à vous ensuite d'approfondir le sujet. Oui, ça peut valoir le coup...
L'affaire Mori (Il prefetto di ferro)
Film italien de Pasquale Squitieri / 1977
Un long-métrage quelque peu oublié, me semble-t-il, très rarement cité parmi les incontournables du cinéma transalpin. Une de mes chaînes payantes m'a permis de le découvrir: j'en suis au final assez satisfait. L'Italie n'a pas attendu Gomorra pour parler de la mafia au cinéma ! Vous cherchez un film récent sur le fascisme ? Je recommande Vincere. Sans écarter l'idée d'y revenir pour témoigner d'autres opus intéressants.
Sans réelle surprise, L'affaire Mori s'intéresse surtout à son personnage masculin (ce fameux Préfet de fer que nous présente le titre originel). Autant le dire: Giuliano Gemma se montre tout à fait convaincant. Claudia Cardinale, elle, est clairement en retrait, et joue un rôle symbolique: celui d'une femme pauvre et revêche qui renvoie l'État italien aux lourdes contradictions de sa prétendue politique sociale. Amoureuse du réalisateur, la belle partage la lumière sans état d'âme. Elle s'inscrit naturellement dans le cadre d'un long-métrage historique aux faux airs de western - ce qui m'a plu en tant qu'amateur du genre. Vous pourrez compter sur les paysages et la musique d'Ennio Morricone pour vous mettre dans l'ambiance: deux atouts plus qu'appréciables. Libre à vous ensuite d'approfondir le sujet. Oui, ça peut valoir le coup...
L'affaire Mori (Il prefetto di ferro)
Film italien de Pasquale Squitieri / 1977
Un long-métrage quelque peu oublié, me semble-t-il, très rarement cité parmi les incontournables du cinéma transalpin. Une de mes chaînes payantes m'a permis de le découvrir: j'en suis au final assez satisfait. L'Italie n'a pas attendu Gomorra pour parler de la mafia au cinéma ! Vous cherchez un film récent sur le fascisme ? Je recommande Vincere. Sans écarter l'idée d'y revenir pour témoigner d'autres opus intéressants.
























