L'affiche de La femme de ménage ne ment pas: le scénario de ce film hivernal a bien été écrit "d'après le phénomène littéraire mondial". Au même titre que les actrices principales, l'autrice de ce bestseller figure d'ailleurs au générique du long-métrage comme productrice. Freida McFadden avance qu'il est... encore meilleur que son bouquin !
Millie Calloway, célibataire d'une trentaine d'années, est embauchée par une dénommée Nina Winchester, légèrement plus âgée qu'elle. Ses missions: l'entretien d'une grande maison - cuisine et courses comprises - et, ponctuellement, la garde de Cece, la fille de Nina. Rapidement, Millie rencontre aussi Andrew, le mari: un homme charmant, qui semble ne pas avoir été averti de son recrutement. Mais il prendra sa défense dès le lendemain, aussitôt que son épouse accusera la "gouvernante" d'avoir égaré des documents importants. Crise de nerfs et premier rebondissement à grand bruit d'un film généreux en la matière: Nina souffrirait d'une schizophrénie sévère ! C'est évidemment un peu plus compliqué et je reconnais volontiers que, malgré quelques clichés, le tout début de La femme de ménage m'a bien accroché. V.O. aidant, j'ai bien voulu croire à cette histoire. Hélas, cette première impression positive s'est trop vite effilochée...
*** ATTENTION, POSSIBLES SPOILERS ***
Je me doutais que quelque chose ne tournait pas rond dans ce foyer recomposé, sous ce vernis de richesse extrême. J'ai compris aussitôt que chacun des personnages avait quelque chose à cacher aux autres. Finalement, le fin mot de l'histoire est assez vite arrivé et le film s'est dès lors transformé: une très longue séquence de "révélations" plus tard, il est presque devenu un film d'horreur basé sur la survie. Et franchement, en cette matière, je l'ai trouvé des plus lourdingues. La femme de ménage aurait pu (dû ?) s'avérer un excellent thriller psychologique, mais il prend une tournure spectaculaire et sanglante !
Dénonce-t-il ce qu'il nous montre de violent ? Même pas, je trouve. Comme tant d'autres, c'est un film qui joue sur nos instincts premiers pour se donner un petit air malin, audacieusement contemporain. L'ennui, c'est qu'il le fait très mal, avec un propos frontal et bourrin. De ce quasi-naufrage, je sauve juste la prestation encore décente d'Amanda Seyfried, desperate housewife aux abois. Sydney Sweeney est plus souvent mise en avant pour ses courbes que pour son talent. Et le beau gosse Brandon Sklenar ? Aucun réel charisme à mes yeux. Tout cela mélangé aboutit à un résultat que je juge aussi racoleur qu'invraisemblable. Une bien piètre conception du cinéma, en somme.
La femme de ménage (The housemaid)
Film américain de Paul Feig / 2025
Les pubs pour des productions Netflix ou Disney + avant la séance m'avaient laissé craindre le pire... et c'est presque ce qui est arrivé. Bonne nouvelle pour les fans: une suite est d'ores et déjà annoncée. Maintenant, si vous tenez au concept de l'arrivée dans une maison oppressante, je crois qu'il vaudrait mieux vous conseiller Rebecca ! Et, pour n'évoquer qu'un seul film récent, Parasite est bien meilleur...
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Aurais-je échappé au pire ?
Dans un avis que j'ai lu après coup sur le Net, le rédacteur-spectateur indique avoir vu le film près de trois donzelles ayant passé la séance avec leur smartphone, à coup de selfies (flashs compris !) et d'appels en visio. Je n'ai rien subi de tel. Il faut croire que je m'en sors bien...
D'autres avis, dans la salle ?
Pascale a vu le film, l'a jugé "consternant" et n'en a donc pas reparlé. Inversement, Dasola l'a trouvé "pas désagréable à voir". Admettons...
Millie Calloway, célibataire d'une trentaine d'années, est embauchée par une dénommée Nina Winchester, légèrement plus âgée qu'elle. Ses missions: l'entretien d'une grande maison - cuisine et courses comprises - et, ponctuellement, la garde de Cece, la fille de Nina. Rapidement, Millie rencontre aussi Andrew, le mari: un homme charmant, qui semble ne pas avoir été averti de son recrutement. Mais il prendra sa défense dès le lendemain, aussitôt que son épouse accusera la "gouvernante" d'avoir égaré des documents importants. Crise de nerfs et premier rebondissement à grand bruit d'un film généreux en la matière: Nina souffrirait d'une schizophrénie sévère ! C'est évidemment un peu plus compliqué et je reconnais volontiers que, malgré quelques clichés, le tout début de La femme de ménage m'a bien accroché. V.O. aidant, j'ai bien voulu croire à cette histoire. Hélas, cette première impression positive s'est trop vite effilochée...
*** ATTENTION, POSSIBLES SPOILERS ***
Je me doutais que quelque chose ne tournait pas rond dans ce foyer recomposé, sous ce vernis de richesse extrême. J'ai compris aussitôt que chacun des personnages avait quelque chose à cacher aux autres. Finalement, le fin mot de l'histoire est assez vite arrivé et le film s'est dès lors transformé: une très longue séquence de "révélations" plus tard, il est presque devenu un film d'horreur basé sur la survie. Et franchement, en cette matière, je l'ai trouvé des plus lourdingues. La femme de ménage aurait pu (dû ?) s'avérer un excellent thriller psychologique, mais il prend une tournure spectaculaire et sanglante !
Dénonce-t-il ce qu'il nous montre de violent ? Même pas, je trouve. Comme tant d'autres, c'est un film qui joue sur nos instincts premiers pour se donner un petit air malin, audacieusement contemporain. L'ennui, c'est qu'il le fait très mal, avec un propos frontal et bourrin. De ce quasi-naufrage, je sauve juste la prestation encore décente d'Amanda Seyfried, desperate housewife aux abois. Sydney Sweeney est plus souvent mise en avant pour ses courbes que pour son talent. Et le beau gosse Brandon Sklenar ? Aucun réel charisme à mes yeux. Tout cela mélangé aboutit à un résultat que je juge aussi racoleur qu'invraisemblable. Une bien piètre conception du cinéma, en somme.
La femme de ménage (The housemaid)
Film américain de Paul Feig / 2025
Les pubs pour des productions Netflix ou Disney + avant la séance m'avaient laissé craindre le pire... et c'est presque ce qui est arrivé. Bonne nouvelle pour les fans: une suite est d'ores et déjà annoncée. Maintenant, si vous tenez au concept de l'arrivée dans une maison oppressante, je crois qu'il vaudrait mieux vous conseiller Rebecca ! Et, pour n'évoquer qu'un seul film récent, Parasite est bien meilleur...
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Aurais-je échappé au pire ?
Dans un avis que j'ai lu après coup sur le Net, le rédacteur-spectateur indique avoir vu le film près de trois donzelles ayant passé la séance avec leur smartphone, à coup de selfies (flashs compris !) et d'appels en visio. Je n'ai rien subi de tel. Il faut croire que je m'en sors bien...
D'autres avis, dans la salle ?
Pascale a vu le film, l'a jugé "consternant" et n'en a donc pas reparlé. Inversement, Dasola l'a trouvé "pas désagréable à voir". Admettons...

















