mercredi 18 septembre 2019

Soyons solidaires !

Un tout petit mot aujourd'hui pour vous encourager à aller au cinéma. Depuis aujourd'hui et jusqu'à mardi prochain inclus, les instances représentatives du septième art en France ont décidé d'offrir un euro aux Restos du coeur pour toute place achetée. Cette somme modeste n'est en rien dérisoire: elle correspond en effet à un repas entier. L'année dernière, les Restos en ont distribué 130 millions: c'est dire combien ils restent utiles, 34 ans après leur lancement par Coluche. Pour lire un max d'infos, il suffit d'un clic sur www.restosducoeur.org !

lundi 16 septembre 2019

Les deux du musée

Parce que le théâtre ne lui a jamais vraiment réussi, Franck décide d'en finir avec sa carrière de metteur en scène. Ses amours culturelles le poussent alors à devenir... gardien de musée ! Plutôt bien accueilli par ses collègues, il s'attire pourtant - et sans raison - les foudres d'une autre agente: Sibylle. Mais, au final, la belle va le surprendre...

Bon... je n'avais rien lu de très élogieux sur Je promets d'être sage. C'est en fait la perspective de retrouver le sympathique Pio Marmaï dans le rôle principal qui m'aura finalement poussé à franchir le pas pour une séance cinéma en compagnie de mes parents. Et ? Le bilan n'est pas très bon: le film s'avère assez dispensable, même si le fait qu'il s'agisse d'un premier long-métrage m'incite à la mansuétude. D'une manière générale, j'ai trouvé que tout cela était bien trop long à se mettre en place avant une conclusion précipitée (sinon bâclée). Autre bémol: les personnages secondaires sont quasi-fantomatiques. Vous l'aurez compris: la déception pointe du coup le bout de son nez...

La folie douce du personnage de Léa Drucker aurait mérité mieux. Plusieurs critiques que j'ai pu lire analysent le film comme le récit d'une rencontre - fort improbable - entre deux inadaptés sociaux. Admettons: il y a effectivement une part de vérité. Il est regrettable que le scénario n'aille pas plus loin et... reste sage, effectivement. Après, je n'ai rien vu de honteux là-dedans, hein ? Je veux dire aussi que j'ai apprécié la toute fin, avec quelques belles images tournées quelque part sous le soleil du Portugal (chuuuuut, pas de spoilers !). Dans l'ensemble, l'accueil réservé à ce modeste projet franco-français n'est pas mauvais. Et, l'ai-je déjà dit ? Le duo vedette tient la route. L'alchimie n'était pas gagnée d'avance, mais oui, cela fonctionne. Parfois, il faut, je crois, savoir ne pas trop en demander au cinéma...

Je promets d'être sage
Film français de Ronan Le Page (2019)

Ma note est un peu sévère, mais je crois qu'elle est également juste. Encore une fois, tout cela manque de rythme (et de consistance). D'aucuns ont cru pertinent de tracer un parallèle entre les personnages ici présents et ceux des films de Pierre Salvadori. Cela se tient ! J'aimerais revoir Les apprentis pour mieux en juger. Je vous renvoie pour l'instant à d'autres opus: Cible émouvante, Dans la cour, etc...

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Si ma chronique ne vous a pas convaincus...

Je vous rappelle que vous n'êtes plus qu'à un clic de celle de Pascale.

dimanche 15 septembre 2019

Un tableau volé ?

Zut ! J'ai vite oublié les détails de L'affaire Chelsea Deardon. Ce film se déroule dans l'univers des galeries artistiques (et les années 80). La jeune héritière d'un peintre décédé dans un incendie redécouvre dans une galerie un tableau qui lui avait été offert. Son avocate convainc le procureur de collaborer pour que puisse surgir la vérité...

Bon... la vérité, c'est que j'ai regardé le film pour Robert Redford. Heureusement que ce n'était pas dans l'espoir de voir une chronique judiciaire réaliste ! L'affaire Chelsea Deardon m'est en fait apparu comme un divertissement honnête, sans éclat, mais sans prétention. Avec amusement, je me suis dit qu'il avait été imaginé pour la gloire de sa vedette masculine: sur l'affiche française, ce très cher Bob affiche un sourire bien plus resplendissant que celui des comédiennes installées avec lui, la brune Debra Winger et la blonde Daryl Hannah...

La nostalgie des eighties n'est plus (toujours) ce qu'elle était. Sorti temporairement de l'oubli, ce long-métrage pourrait y retourner illico sans que ce soit un scandale. Pourtant, je ne veux pas être méchant avec lui: ma passion pour le cinéma s'accommode très bien, de temps à autre, de ce genre de "petits" films. L'affaire Chelsea Deardon conserve tout de même quelques qualités pour une soirée relax. Wikipédia le classe parmi les "comédies policières". Je précise juste qu'il n'est pas utile de connaître le droit américain pour comprendre...

L'affaire Chelsea Deardon
Film américain d'Ivan Reitman (1986)

C'est une évidence: arrivé après Out of Africa dans la longue carrière de Robert Redford, ce modeste long-métrage n'a pas le même impact. C'est vrai que j'espérais mieux, mais je ne suis pas VRAIMENT déçu. Vous cherchez un meilleur plan pour infiltrer les prétoires américains ? Je conseille plutôt L'idéaliste ou le classique 12 hommes en colère. Avec le respect que je dois à Ivan Reitman, depuis S.O.S. fantômes !

samedi 14 septembre 2019

Tout un fromage

Un enchevêtrement de fils de pêche translucides. De petits morceaux de miroir. En complément: du ruban adhésif et du polytéréphtalate d'éthylène. Des rideaux de douche pour enrober le tout. Il paraîtrait qu'avec ces divers ingrédients, on peut fabriquer une fausse rivière. La recette émane des animateurs de mon film du jour: Les Boxtrolls !

Dans une Angleterre victorienne de fantaisie, les habitants de la ville imaginaire de Cheesebridge se délectent des fromages les plus variés et tâchent de protéger leurs enfants d'étranges créatures nocturnes censées vivre sous terre. Ils se souviennent qu'un bébé fut kidnappé voilà longtemps déjà et font confiance aux notables qui leur assurent que tout danger n'est pas nécessairement écarté. Cet argument scénaristique se déroule sans grande surprise, mais sans réel temps mort: sur environ cent minutes, Les Boxtrolls ne m'a jamais ennuyé. J'ai apprécié ce récit, tiré des Chroniques de Pont-aux-Rats, un roman d'aventures du britannique Alan Snow. Voilà, je n'en sais guère plus...

Si ! Je peux vous dire que l'animation est réussie selon la technique toujours très utilisée du stop motion. En clair, l''image de synthèse cède sa place à des objets bien réels, dotés de volumes. Ces derniers sont légèrement déplacés entre deux prises de vue pour créer l'illusion du mouvement. À raison de 24 images par seconde, c'est du boulot ! Du boulot payant, en fait, puisque, comme d'autres films d'animation d'inspiration voisine, Les Boxtrolls possède un charme bien à lui. Plutôt destiné aux enfants, il n'a connu en France qu'un succès modeste, avec un peu plus de 470.000 entrées lors des trois semaines de son exploitation en salles (97ème place du millésime). Dommage...

Lex Boxtrolls
Film américain de Graham Annable et Anthony Stacchi (2014)

Un bel exemple de ce qu'on peut faire de sympa avec le stop motion. Sans en ajouter, c'est ce que je retiendrai de ce divertissement familial de bonne facture. Vous voudriez en voir d'autres ? Il y en a ! De mémoire, Coraline (du même studio Laika) est un peu plus dark. Je préfère L'étrange Noël de Monsieur Jack ou Wallace et Gromit. Un dernier tuyau: ne négligez pas Chicken run et Fantastic Mr. Fox !

jeudi 12 septembre 2019

Un peu de piquant

Il faut croire qu'écrire des choses drôles conserve. Auteur de théâtre français né en 1923, Pierre Barrillet n'est décédé qu'en janvier dernier. Jean-Pierre Gredy, son associé, vit le jour en Égypte en 1920 et est toujours vivant ! Fleur de cactus, une pièce de 1964, triompha à Paris et Broadway, juste avant d'être adaptée au cinéma !

Parce qu'il ne veut pas se marier, Julian Winston, dentiste réputé, prétend à sa jeune amante... qu'il l'est déjà. La belle, bien plus jeune que lui, supporte mal d'être délaissée, tente un suicide au gaz, s'endort vaguement et est finalement sauvée par son voisin de palier. Pourtant, elle reste accrochée à ses illusions avec Docteur Quenottes. Lequel tente de convaincre sa secrétaire dévouée de l'aider à prouver qu'il a bel et bien déjà un engagement ferme avec femme et enfants. Bon... voilà un bon petit vaudeville. Rien d'absolument incontournable sans doute, mais un petit bonbon charmant et vintage, à l'immoralité douce. J'y ai pris un plaisir certain. Conseil: ne boudez pas le vôtre...

Si le couple premier formé par Walter Matthau et une Goldie Hawn débutante vous laisse froid, je précise que le rôle de la blondinette convint l'Académie de lui donner un Oscar dès son premier essai, tout de même ! Toujours hésitants ? Vous serez peut-être ravi de croiser Ingrid Bergman dans un parfait contre-emploi de "vieille fille". Pourquoi ai-je mis des guillemets ? Parce que c'est plus compliqué. Rassurez-vous: c'est toujours divertissant et, de fait, assez enlevé. Fleur de cactus accuse le poids des ans, mais reste très regardable pour qui ne s'attend pas à voir la meilleure comédie hollywoodienne classique. Vous l'aurez compris, non ? Je n'ai nulle envie de chipoter...

Fleur de cactus
Film américain de Gene Saks (1969)

J'ai vu tout cela sur une proposition de ma maman: bon plan ! Franchement, j'ai passé un moment sympa et j'ai souvent souri. Anecdote amusante: il existe une autre adaptation de la pièce originelle, sortie en 2011 sous le titre Le mytho (ou Just go with it). Sur l'adultère, Sept ans de réflexion est quand même plus savoureux. Vous préférez une autre dose de Barillet / Gredy ? (Re)voyez Potiche !

lundi 9 septembre 2019

Vers la lumière

Vous vous méfiez des biopics ? Moi aussi. Un film "issu d'une histoire vraie" m'a tout de même séduit cet été. Je le défendrai aujourd'hui comme une oeuvre cinématographique passée (un peu) inaperçue. D'ailleurs, moi-même, je ne me suis pas précipité pour voir Yuli. J'ignorais TOUT du personnage-clé: le danseur cubain Carlos Acosta...

Avant de devenir un grand nom de l'art chorégraphique, cet artiste désormais âgé de 46 ans était un enfant d'origine modeste. Fasciné par le Brésilien Pelé, il se rêvait footballeur, mais son indiscipline conduisit finalement son père à l'inscrire dans une école de danse. Avec très probablement quelques facilités, mais sans angélisme d'aucune sorte, Yuli nous rappelle que son jeune personnage découvrit donc son talent... sous la contrainte ! Ce parcours étonnant valait bien qu'on s'y arrête deux petites heures durant: il est source d'émotions indiscutables, d'autant que le film accorde un large espace à la danse elle-même, sans céder donc toute la place aux dialogues...

L'autre excellente idée, c'est d'avoir collaboré avec un Carlos Acosta brillant dans son propre rôle, à l'âge adulte évidemment. La réalité réécrite s'écarte parfois des événements véritables, mais qu'importe. Finalement, les choses vraies reconstituées sont assez nombreuses pour offrir un beau souffle au récit, sans écarter toutefois la poésie profonde des quelques très belles séquences chorégraphiées. J'ajoute que la musique emporte le tout et qu'il est bon d'entendre ainsi quelques morceaux originaux d'Alberto Iglesias, un grand compositeur espagnol (et le complice régulier de Pedro Almodovar depuis 1995). Dans sa construction même, Yuli m'est apparu comme une oeuvre singulière. Le fait est que j'en garde un souvenir profond et durable. Un petit clin d'oeil conclusif aux trois personnes qui l'ont vu avec moi !

Yuli
Film hispano-cubain d'Icíar Bollaín (2018)

Vous vous souvenez de Billy Elliot ? Vous aviez aimé ce joli film britannique ? Celui d'aujourd'hui lui est comparé, mais je le trouve meilleur encore (sans aucun doute parce qu'il est "authentique"). J'ajoute avec bonheur son nom derrière ces grands films dansés référentiels: Chantons sous la pluie, Les chaussons rouges ou Le roi et moi. Au rayon cinéma récent, on devance largement Black swan...

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Si vous voulez suivre d'autres pas...

Je vous recommande de prolonger votre tour de piste chez Pascale.

vendredi 6 septembre 2019

Encore une bougie !

L'avez-vous lue ? Y avez-vous répondu ? En février dernier, Dasola publiait sur son blog une chronique évoquant son rapport à la lecture. Je l'ai adaptée au cinéma pour célébrer avec vous... les douze ans atteints ce vendredi par Mille et une bobines. Je veux remercier chaleureusement celles et ceux d'entre vous qui y participent parfois !

Non sans humour, interrogeons-nous sur le côté maladif de la chose ! Voici donc douze symptômes d'origine littéraire repris chez Dasola...

1 - Refus d'abandonner un film à la moitié...
Je regarde toujours les films jusqu'au bout. Générique compris.

2 - Acheteur de films compulsif...
En DVD, je me suis calmé. Je continue d'aller beaucoup au cinéma.

3 - Amnésie associée au visionnage de films...
Je ne crois pas que cela m'arrive, malgré quelques "trous" possibles.

4 - Tenir un journal de films...
C'était en fait la toute première fonction de ce blog. Ça continue...

5 - Être rebuté par le battage médiatique...
Cela peut m'arriver, mais généralement, le buzz ne me dérange pas.

6 - Culpabilité associée au temps de cinéma...
Culpabilité, non, mais conscience que ça m'occupe beaucoup... oui !

7 - Prêter des films qu'on ne me rend pas...
C'est le risque à courir, mais il va... dans les deux sens. Hum...

8 - Tendance à regarder des films plutôt que de vivre...
N'exagérons rien !

9 - Être séduit par de nouveaux films...
Inévitablement. Encore et encore. Et en restant curieux des anciens.

10 - Submergé par le nombre de films chez moi...
Pas quand même ! Mais ça peut donner cette impression, c'est vrai...

11 - Incapacité à retrouver un film...
Cela m'arrive rarement: ma collection est assez bien organisée.

12 - Ne pas savoir quels films apporter en vacances...
Faute de DVD dans mes valises, je me contente des sorties cinéma...

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Vous souhaitez prolonger le débat ?
Pas de problème, au contraire: ce serait avec grand plaisir. Maintenant, de mon côté, je m'arrête là jusqu'à lundi. Bon week-end !

jeudi 5 septembre 2019

L'amour ou l'oubli

Je n'aime pas les films larmoyants, mais je peux aimer un film triste. Vous voyez la nuance ? Tout est question de "dosage", en réalité. Parfois, je me décide presque à pile ou face et je fais donc confiance au film d'un soir pour tomber du bon côté, malgré mes hésitations. Bonne nouvelle du jour: c'est ce qui s'est passé avec Coming home...

Je vous épargnerai donc mon habituel couplet sur la banalité absolue du titre anglais de ce beau film chinois. Clairement, la traduction littérale - De retour à la maison - n'apporte rien de plus. Autant dire tout de suite que le scénario de ce long-métrage tourne effectivement autour d'un retour: celui d'un homme enfermé dix ans dans un camp de prisonniers lors de la période maoïste et qui s'efforce de rentrer chez lui après s'être évadé. Problème: si son épouse paraît troublée lorsqu'elle apprend la nouvelle, sa fille, danseuse, s'imagine dénoncer cet homme qu'elle a peu connu... et qui risque dorénavant d'attirer sur elle les foudres du parti unique. J'ai trouvé Coming home étonnant de liberté (et de courage !) pour une oeuvre chinoise. Précision: s'il a échappé à la censure et a failli représenter son pays aux Oscars, rien n'a finalement été simple. À vérifier sur Wikipédia car, pour ma part, je souhaite n'en parler que sur le plan artistique...

Cela peut aller assez vite, du coup: j'ai vu un très beau mélodrame. Sans vous expliquer tout en détail, je veux vous dire que le scénario rebondit après l'évasion, d'une façon que je n'avais pas anticipée. C'est à partir de ce rebond, qui fait suite à de longues minutes d'exposition, que Coming home est le plus vibrant, le plus intéressant aussi. Les acteurs, très inspirés, y sont pour beaucoup. Gong Li dessine un portrait de femme avec une impressionnante sensibilité. Pour vous convaincre, je dirai en outre que ses deux partenaires principaux - Chen Daoming qui joue le mari et Zhang Huiwen la fille - sont eux aussi excellents. Sur le plan formel, la qualité du travail effectué saute aux yeux: c'est bel et bien une sublime reconstitution. La musique, elle, ajoute un gros plus à l'émotion: mention spéciale pour une scène de piano sans parole, qui m'a laissé sans voix ! Retenez que je chronique ce film le 5 du mois et découvrez la suite...

Coming home
Film chinois de Zhang Yimou (2014)

Depuis l'Occident, on dit parfois que ce réalisateur est l'artiste officiel du régime chinois, car il semble en général plus soutenu qu'inquiété pour ses créations. Je ne polémiquerai pas aujourd'hui, vu que le film est parvenu à me toucher (ce qui est, je crois, sa vocation première). Après, Adieu ma concubine est certainement plus fort. Et ce film méconnu qu'est 11 fleurs vaut probablement un détour, si possible...

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Un petit mot encore...
Vous en lirez d'autres chez Pascale. Les images sont chez Ideyvonne !

mercredi 4 septembre 2019

Un tigre en prime

Restons encore un peu à Manhattan, d'accord ? La ville (imaginaire ?) de Comme des bêtes 2 ressemble énormément à la Grosse Pomme. Hein ? C'est New York ? Possible, mais j'ai déjà oublié si c'est précisé dans le film ou non. Et, très franchement, on s'en moque un peu ! L'essentiel n'est pas là, en réalité, et je ne veux guère m'appesantir...

Cette suite donnée au premier épisode - sorti il y a trois ans - regroupe plusieurs petites histoires en une. Il y est toujours question d'animaux intelligents: Max et Duke, les braves cabots du volet précédent, voient Katie, leur propriétaire, se marier et avoir un bébé. Bientôt, ils vont découvrir une terre inconnue dans une campagne jugée fort peu hospitalière, tandis que Gidget, chienne esquimau, s'associera avec Chloé, une chatte obèse, et Snowball, un lapin nain plutôt excité, pour retrouver un jouet perdu et sauver un jeune tigre blanc des griffes d'un méchant propriétaire de cirque à l'accent russe et lui-même secondé par... une meute de loups ! Vaste programme...

Soyons clairs: je pense que tout cela s'adresse plutôt aux enfants. Inutile donc d'aller y chercher un second degré quelconque en mesure d'emballer les plus grands: ce serait, je le crains, tout à fait vain. Comme des bêtes 2 ne dépasse guère la promesse de son titre programmatique. L'avantage, c'est que l'on sait d'avance qu'attendre du spectacle proposé: un simple divertissement à la saveur popcorn. Pour qui accepte ce postulat, tout se passera dans des conditions décentes: il n'y a absolument pas tromperie sur la marchandise. Détail amusant: en VO, on entend, entre autres, la voix de Harrison Ford ! En VF, on se contentera de Philippe Lacheau et Karine Le Marchand...

Comme des bêtes 2
Film américain de Chris Renaud et Jonathan del Val (2019)

Pas grand-chose de plus à signaler (ou à montrer) sur ce film basique et extrêmement prévisible: c'est l'un de ces dessins animés estivaux ordinaires dont j'ai parlé hier. Allez... je vous précise quand même que j'ai rédigé une chronique sur Comme des bêtes premier du nom. Le studio Illumination me séduit davantage avec ses productions barrées (cf. Moi, moche et méchant 2). Et Le Grinch reste sympa...

mardi 3 septembre 2019

Plume agile

Il ne faut pas désespérer de l'été ! Les habitués des salles obscures savent qu'à la saison chaude, les blockbusters "inondent" les écrans. Cela en arrive au point qu'il est parfois difficile de voir autre chose qu'un dessin animé ou qu'un énième film de superhéros. La sortie estivale d'un film comme Les faussaires de Manhattan est à saluer...

Sous ce titre français un peu foireux se cache une étonnante histoire vraie: celle de Lee Israel. Cette auteure américaine (1939-2014) s'est spécialisée dans les biographies. Son relatif succès a fait long feu quand le scénario commence: elle se décide alors à rédiger des textes plus faciles à vendre, à savoir de fausses lettres d'écrivains célèbres. Une combine d'abord menée en solo, mais à laquelle elle va associer un type encore plus paumé qu'elle, homosexuel et alcoolique. J'avoue humblement qu'avec Melissa McCarthy en tête d'affiche, j'ai bien failli me détourner de ce que je pensais être une comédie lourdingue. J'aurais alors commis une erreur: si certaines séquences sont drôles et pour tout dire caustiques, le ton général du long-métrage l'oriente plutôt vers le drame. Les faussaires de Manhattan a su me cueillir...

L'actrice principale n'est pas seule, bien sûr: dans le premier rôle masculin, Richard E. Grant restera pour moi l'une des révélations marquantes de cette année de cinéma. La minutieuse reconstitution du New York du début des années 90 apporte aussi un supplément d'âme à cette production extrêmement soignée (je n'ai pas dit lisse). Clairement, Les faussaires de Manhattan est également un film intimiste ou disons un film d'ambiance, qui distille son charme délicat par petites touches et sans jamais sombrer dans le vulgaire pathos. Nommé trois fois aux Oscars le 24 février dernier, il est reparti bredouille et n'est ensuite sorti que très tardivement dans les salles françaises. Croyez-moi: il aurait assurément mérité un meilleur sort. Oui, cette "true story" est tout à fait digne d'une audience plus large !

Les faussaires de Manhattan
Film américain de Marielle Heller (2018)

Vous l'aurez donc compris: cette histoire d'escroquerie m'a bien plu. Évidemment, ce n'est pas la première fois que le cinéma américain nous propose de nous attacher à de tels personnages "ambigus". L'arnaque aurait-il défini le genre ? Euh... il faudrait que je le revoie pour être catégorique. Du côté des films français, Au revoir là-haut reste un (bon) exemple récent de l'association tromperie / tragédie...

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Si vous voulez d'autres arguments positifs...

Je vous invite à aller les chercher du côté de chez Pascale ou Dasola.