Le cadre objectivement paradisiaque d'une plage landaise sert de décor naturel au film de Stéphane Demoustier sorti début juillet: La chaleur. Son personnage principal est un ado de 17 ans, prénommé Marouane. Avec lui, en vacances, ses parents, son frère et sa soeur - il est l'aîné. Cela ressemble presque à un rêve, mais Marouane est comme ailleurs...
C'est à un garçon d'emblée un peu détaché du groupe qu'on a affaire. Marouane est en T-shirt. Il refuse toujours de se baigner avec les autres. L'intérêt qu'il prête à la conversation (très orientée sexe) d'un copain demeure très relatif. Et puis, tout à coup, la vie de Marouane bascule. La dernière soirée, il fait quelque chose de grave. D'irréparable, même. Je n'en dirai pas plus ! Adaptation d'un roman éponyme, La chaleur impose une ambiance alanguie et pourtant un suspense quasi-constant. Qu'arrivera-t-il en ce temps de congés qui, en fait, se prolonge un peu alors même que le protagoniste voudrait fuir ? À vous de le découvrir. Moi ? J'ai trouvé bien sentis les nombreux thèmes que le film aborde frontalement, mais à bas bruit. Il parvient facilement à nous intéresser aux tourments de Marouane... et, dès lors, à nous les faire partager. Pour être en empathie avec lui peut-être, mais sans nous y contraindre. Le jeune homme lui-même paraît ne pas savoir que faire. Et que penser.
Tout ne m'a ni plu ni intéressé dans cette histoire, mais j'y ai accroché avec un plaisir certain. J'ai aimé que la caméra suive un personnage unique, tout en faisant vivre son environnement avec plusieurs autres. Serait-ce grâce à son origine littéraire ? Le scénario m'a paru bien écrit. J'ai tout particulièrement apprécié cette façon de concentrer l'action dans un seul lieu, 36 heures durant - un dispositif des plus immersifs. L'idée que la plupart des protagonistes restent sur place plus longtemps que prévu du fait de leur décision renforce l'impression d'une fatalité possible (et ne reposant donc pas juste sur un pur procédé de cinéma). Je dirais donc que La chaleur est un film intelligent, dans le droit fil des précédents longs-métrages du réalisateur - bien que d'un genre différent. Qu'il soit sorti par temps de canicule est peut-être un hasard calculé, oui, mais si tel est le cas, je trouve aussi cela plutôt astucieux. Les images en appellent à nos sensations, plus encore me semble-t-il qu'à notre réflexion et compréhension de ce qu'elles montrent (ou pas). Bref... je suis sans doute un peu alambiqué. Et j'insiste donc: allez voir !
La chaleur
Film français de Stéphane Demoustier / 2026
Rappel: le précédent opus du cinéaste, L'inconnu de la Grande Arche, avait été nommé huit fois aux César, en février. Je ne serai pas surpris que ce "petit dernier" soit en lice lors de l'édition 2027. Wait and see. J'aimerais en tout cas l'inscrire dans un parcours cohérent et l'y replacer en parallèle avec deux autres films du même auteur - Borgo et La fille au bracelet. Pour l'écho sur la question de la responsabilité individuelle.
C'est à un garçon d'emblée un peu détaché du groupe qu'on a affaire. Marouane est en T-shirt. Il refuse toujours de se baigner avec les autres. L'intérêt qu'il prête à la conversation (très orientée sexe) d'un copain demeure très relatif. Et puis, tout à coup, la vie de Marouane bascule. La dernière soirée, il fait quelque chose de grave. D'irréparable, même. Je n'en dirai pas plus ! Adaptation d'un roman éponyme, La chaleur impose une ambiance alanguie et pourtant un suspense quasi-constant. Qu'arrivera-t-il en ce temps de congés qui, en fait, se prolonge un peu alors même que le protagoniste voudrait fuir ? À vous de le découvrir. Moi ? J'ai trouvé bien sentis les nombreux thèmes que le film aborde frontalement, mais à bas bruit. Il parvient facilement à nous intéresser aux tourments de Marouane... et, dès lors, à nous les faire partager. Pour être en empathie avec lui peut-être, mais sans nous y contraindre. Le jeune homme lui-même paraît ne pas savoir que faire. Et que penser.
Tout ne m'a ni plu ni intéressé dans cette histoire, mais j'y ai accroché avec un plaisir certain. J'ai aimé que la caméra suive un personnage unique, tout en faisant vivre son environnement avec plusieurs autres. Serait-ce grâce à son origine littéraire ? Le scénario m'a paru bien écrit. J'ai tout particulièrement apprécié cette façon de concentrer l'action dans un seul lieu, 36 heures durant - un dispositif des plus immersifs. L'idée que la plupart des protagonistes restent sur place plus longtemps que prévu du fait de leur décision renforce l'impression d'une fatalité possible (et ne reposant donc pas juste sur un pur procédé de cinéma). Je dirais donc que La chaleur est un film intelligent, dans le droit fil des précédents longs-métrages du réalisateur - bien que d'un genre différent. Qu'il soit sorti par temps de canicule est peut-être un hasard calculé, oui, mais si tel est le cas, je trouve aussi cela plutôt astucieux. Les images en appellent à nos sensations, plus encore me semble-t-il qu'à notre réflexion et compréhension de ce qu'elles montrent (ou pas). Bref... je suis sans doute un peu alambiqué. Et j'insiste donc: allez voir !
La chaleur
Film français de Stéphane Demoustier / 2026
Rappel: le précédent opus du cinéaste, L'inconnu de la Grande Arche, avait été nommé huit fois aux César, en février. Je ne serai pas surpris que ce "petit dernier" soit en lice lors de l'édition 2027. Wait and see. J'aimerais en tout cas l'inscrire dans un parcours cohérent et l'y replacer en parallèle avec deux autres films du même auteur - Borgo et La fille au bracelet. Pour l'écho sur la question de la responsabilité individuelle.

















