The outrun... les fanas de jeux vidéo me pardonneront: mon intention n'est pas aujourd'hui de raviver quelque flamme pour ce classique Sega. Pas de traversée des États-Unis en Ferrari décapotable, donc: ce blog reste en priorité consacré au cinéma du monde. Je reste sur cette ligne ce midi - même si L'écart est le sous-titre français de mon film du jour !
Mais de quel écart parle-t-on ici ? Rona, l'héroïne du film, en a commis plus d'un avec l'alcool et, malgré de brillantes études, a même sombré dans l'addiction. Son compagnon a (beaucoup) pris sur lui pour essayer de l'aider, mais confronté à sa violence, il a fini par perdre patience. Après une cure de désintoxication, Rona s'écarte rapidement de sa vie londonienne pour se rendre dans les Orcades, un archipel à la beauté sauvage et battu par les vents, au large de l'Écosse. C'est l'occasion aussi de retrouver sa mère, une femme très pieuse, et son père, un paysan souffrant lui-même de problèmes psychologiques reliés à la bipolarité. Terrible tableau, n'est-il pas ? J'ai toutefois pris plaisir à le contempler. L'atout numéro 1 du film est bien Saoirse Ronan, son actrice principale. La jeune Irlandaise s'engage pleinement dans ce rôle des plus exigeants.
Ce qui nous est présenté repose sur la technique du montage alterné. Concrètement, on observe donc Rona au présent, mais des flashbacks interrompent la narration pour nous montrer ce qui s'est passé avant. Basé sur les écrits d'une femme née en 1986, The outrun est explicite sur les méfaits de la consommation excessive d'alcool. Il fait le choix courageux d'un récit qui avance vers la lumière et d'une conclusion positive - je le dis "avec des pincettes" pour ne pas trop en dévoiler. J'ignore si, de votre côté, vous connaissiez d'ores et déjà les Orcades avant d'entendre parler de ce film. Pas moi: ce lieu hors du temps apparaît plutôt inhospitalier, mais il est magnifiquement mis en valeur. C'est peut-être le cadre parfait pour témoigner des tourments et espoirs d'une femme, tout comme il fut jadis le refuge de l'autrice Amy Liptrot. Cela n'aura malheureusement pas suffi à faire du film un vrai succès dans les salles françaises. À peine 58.290 entrées: il mérite bien mieux !
The outrun - L'écart (The outrun)
Film britannique de Nora Fingscheidt / 2024
J'aurais pu écrire "germano-britannique": la réalisatrice de ce bel opus est en effet allemande, produite entre autres par son actrice-vedette. Nous avons donc bel et bien un duo féminin à la base de cette réussite. D'autres films sur l'addiction existent, bien sûr, l'un des plus connus étant l'implacable Requiem for a dream. Le discret Mais vous êtes fous peut être une bonne alternative française - en (nettement) plus sobre...
----------
Je termine avec un double constat...
C'est le pur hasard et en aucun cas une addiction autre que cinéphile qui fait que j'ai évoqué deux films "sous alcool" en tout juste cinq jours. PS: The outrun avait reçu un accueil moins favorable auprès de Pascale.
Mais de quel écart parle-t-on ici ? Rona, l'héroïne du film, en a commis plus d'un avec l'alcool et, malgré de brillantes études, a même sombré dans l'addiction. Son compagnon a (beaucoup) pris sur lui pour essayer de l'aider, mais confronté à sa violence, il a fini par perdre patience. Après une cure de désintoxication, Rona s'écarte rapidement de sa vie londonienne pour se rendre dans les Orcades, un archipel à la beauté sauvage et battu par les vents, au large de l'Écosse. C'est l'occasion aussi de retrouver sa mère, une femme très pieuse, et son père, un paysan souffrant lui-même de problèmes psychologiques reliés à la bipolarité. Terrible tableau, n'est-il pas ? J'ai toutefois pris plaisir à le contempler. L'atout numéro 1 du film est bien Saoirse Ronan, son actrice principale. La jeune Irlandaise s'engage pleinement dans ce rôle des plus exigeants.
Ce qui nous est présenté repose sur la technique du montage alterné. Concrètement, on observe donc Rona au présent, mais des flashbacks interrompent la narration pour nous montrer ce qui s'est passé avant. Basé sur les écrits d'une femme née en 1986, The outrun est explicite sur les méfaits de la consommation excessive d'alcool. Il fait le choix courageux d'un récit qui avance vers la lumière et d'une conclusion positive - je le dis "avec des pincettes" pour ne pas trop en dévoiler. J'ignore si, de votre côté, vous connaissiez d'ores et déjà les Orcades avant d'entendre parler de ce film. Pas moi: ce lieu hors du temps apparaît plutôt inhospitalier, mais il est magnifiquement mis en valeur. C'est peut-être le cadre parfait pour témoigner des tourments et espoirs d'une femme, tout comme il fut jadis le refuge de l'autrice Amy Liptrot. Cela n'aura malheureusement pas suffi à faire du film un vrai succès dans les salles françaises. À peine 58.290 entrées: il mérite bien mieux !
The outrun - L'écart (The outrun)
Film britannique de Nora Fingscheidt / 2024
J'aurais pu écrire "germano-britannique": la réalisatrice de ce bel opus est en effet allemande, produite entre autres par son actrice-vedette. Nous avons donc bel et bien un duo féminin à la base de cette réussite. D'autres films sur l'addiction existent, bien sûr, l'un des plus connus étant l'implacable Requiem for a dream. Le discret Mais vous êtes fous peut être une bonne alternative française - en (nettement) plus sobre...
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Je termine avec un double constat...
C'est le pur hasard et en aucun cas une addiction autre que cinéphile qui fait que j'ai évoqué deux films "sous alcool" en tout juste cinq jours. PS: The outrun avait reçu un accueil moins favorable auprès de Pascale.


















