Elle est sur-me-née ! Gabrielle Conti croule sous le poids de ses activités multiples, pour sa carrière comme dans sa vie familiale ou affective. Cadre hospitalière, elle pâtit de l'exubérance adolescente des enfants de son mari et doit "gérer" sa mère, frappée par la maladie d'Alzheimer. Rien d'insurmontable, en fait ! Cela commence juste à faire beaucoup...
En dépit de son titre à la Stefan Zweig, La vie d'une femme se penche sur son sujet bien plus que vingt-quatre heures. C'est donc un portrait d'une densité certaine, même si d'aucuns - j'ai vérifié - n'y voient guère que l'étalage pseudo-réaliste des états d'âme d'une grande bourgeoise. Ce n'est pas mon cas, soyez-en sûrs, et je dois cette impression positive à une personne citée avant les autres: l'actrice principale, Léa Drucker. Quelques mois après son second César, l'ancienne commissaire de police brille dans cette nouvelle composition et, avec ardeur, endosse le rôle assez complexe (parce que riche de nombreuses nuances) de Gabrielle. J'ai aimé observer cette femme dont la mécanique jusqu'alors ordonnée se dérègle sous l'effet d'une rencontre, à la fois prévue et surprenante. Vous devriez désormais avoir compris le sens du titre de ma chronique. Je vous laisse avec le film pour mesurer les causes et conséquences. Très bel objet de cinéma, découpé en chapitres, il associe des talents multiples: Mélanie Thierry, Charles Berling et Marie-Christine Barrault. Sans oublier le romancier italien Erri De Luca, philosophe des Dolomites.
La vie d'une femme
Film français de Charline Bourgeois-Tacquet / 2026
Une réussite qu'on pourrait retrouver dans la prochaine liste des César ! Ce n'est pas une certitude, bien sûr, mais un modeste pari de ma part. Réalisé par une femme, le film me paraît tout à fait dans l'air du temps. Il me semble d'ailleurs que l'on voie de plus en plus de portraits féminins au cinéma (Le théorème de Marguerite, À son image, Lady Nazca...). Et beaucoup nous montrent les failles des femmes les plus déterminées.
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Vous souhaiteriez un autre éclairage sur la question ?
Désolé: pour l'heure, il y en a encore peu sur mes blogs de prédilection. Notez toutefois que Pascale juge Léa Drucker (je cite) "exceptionnelle" !
Je vous propose une autre façon de rebondir sur le film...
On peut le faire en notant que le personnage fictif de Gabrielle Conti s'inspire aussi d'une chirurgienne de la Pitié-Salpêtrière: Chloé Bertolus.
En dépit de son titre à la Stefan Zweig, La vie d'une femme se penche sur son sujet bien plus que vingt-quatre heures. C'est donc un portrait d'une densité certaine, même si d'aucuns - j'ai vérifié - n'y voient guère que l'étalage pseudo-réaliste des états d'âme d'une grande bourgeoise. Ce n'est pas mon cas, soyez-en sûrs, et je dois cette impression positive à une personne citée avant les autres: l'actrice principale, Léa Drucker. Quelques mois après son second César, l'ancienne commissaire de police brille dans cette nouvelle composition et, avec ardeur, endosse le rôle assez complexe (parce que riche de nombreuses nuances) de Gabrielle. J'ai aimé observer cette femme dont la mécanique jusqu'alors ordonnée se dérègle sous l'effet d'une rencontre, à la fois prévue et surprenante. Vous devriez désormais avoir compris le sens du titre de ma chronique. Je vous laisse avec le film pour mesurer les causes et conséquences. Très bel objet de cinéma, découpé en chapitres, il associe des talents multiples: Mélanie Thierry, Charles Berling et Marie-Christine Barrault. Sans oublier le romancier italien Erri De Luca, philosophe des Dolomites.
La vie d'une femme
Film français de Charline Bourgeois-Tacquet / 2026
Une réussite qu'on pourrait retrouver dans la prochaine liste des César ! Ce n'est pas une certitude, bien sûr, mais un modeste pari de ma part. Réalisé par une femme, le film me paraît tout à fait dans l'air du temps. Il me semble d'ailleurs que l'on voie de plus en plus de portraits féminins au cinéma (Le théorème de Marguerite, À son image, Lady Nazca...). Et beaucoup nous montrent les failles des femmes les plus déterminées.
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Vous souhaiteriez un autre éclairage sur la question ?
Désolé: pour l'heure, il y en a encore peu sur mes blogs de prédilection. Notez toutefois que Pascale juge Léa Drucker (je cite) "exceptionnelle" !
Je vous propose une autre façon de rebondir sur le film...
On peut le faire en notant que le personnage fictif de Gabrielle Conti s'inspire aussi d'une chirurgienne de la Pitié-Salpêtrière: Chloé Bertolus.













