J'ai regardé Les tempêtes en croyant qu'il s'agissait d'un film algérien. Au tout début du métrage, un carton donne une indication géographique imprécise et laisse ainsi planer le doute. Ce n'est qu'après ma séance que j'ai su que la réalisatrice, malgré son souhait bien réel de tourner en Algérie, avait finalement dû le faire au Maroc - pour diverses raisons.
Il aurait été facile de croire que c'est parce qu'elle aborde la décennie noire algérienne que Dania Reymond-Boughenou n'a pas eu l'autorisation de tournage espérée. La cinéaste pointe cependant un financement compliqué et un contexte "défavorable", aussitôt après la crise sanitaire et également lié à la guerre en Ukraine. Elle a dépassé ces obstacles pour proposer un premier long étonnant, ancré dans la réalité historique et à la lisière du fantastique. C'est un journaliste que Les tempêtes invite à suivre. Nacer enquête sur un inquiétant phénomène météo entraînant le dépôt de poussières jaunes sur divers points du territoire. Bientôt, il entendra dire que certaines personnes mortes ont ressuscité et retrouvera Fajar, sa femme assassinée quelques années auparavant. Ce sujet n'a pas DU TOUT séduit les Français: les quinze copies du film circulant dans notre pays n'ont attiré que 1.647 spectateurs en salles. Or, malgré des moyens techniques limités, le récit reste intéressant. Sauf à totalement oublier nos voisins de l'autre rive de la Méditerranée !
Les tempêtes
Film français de Dania Reymond-Boughenou / 2024
J'insiste: cette oeuvre est assurément imparfaite, mais à la fois digne d'intérêt et courageuse (a fortiori avec une femme derrière la caméra). Surprise: dans le premier rôle féminin, la musicienne Camélia Jordana ! Sur le même sujet, traité de façon plus frontale, Le repenti se rappelle à mon bon souvenir. Alger aussi, mais ce film récent m'a moins marqué. Pour mieux ouvrir l'horizon, il serait très judicieux de (re)voir Papicha...
Il aurait été facile de croire que c'est parce qu'elle aborde la décennie noire algérienne que Dania Reymond-Boughenou n'a pas eu l'autorisation de tournage espérée. La cinéaste pointe cependant un financement compliqué et un contexte "défavorable", aussitôt après la crise sanitaire et également lié à la guerre en Ukraine. Elle a dépassé ces obstacles pour proposer un premier long étonnant, ancré dans la réalité historique et à la lisière du fantastique. C'est un journaliste que Les tempêtes invite à suivre. Nacer enquête sur un inquiétant phénomène météo entraînant le dépôt de poussières jaunes sur divers points du territoire. Bientôt, il entendra dire que certaines personnes mortes ont ressuscité et retrouvera Fajar, sa femme assassinée quelques années auparavant. Ce sujet n'a pas DU TOUT séduit les Français: les quinze copies du film circulant dans notre pays n'ont attiré que 1.647 spectateurs en salles. Or, malgré des moyens techniques limités, le récit reste intéressant. Sauf à totalement oublier nos voisins de l'autre rive de la Méditerranée !
Les tempêtes
Film français de Dania Reymond-Boughenou / 2024
J'insiste: cette oeuvre est assurément imparfaite, mais à la fois digne d'intérêt et courageuse (a fortiori avec une femme derrière la caméra). Surprise: dans le premier rôle féminin, la musicienne Camélia Jordana ! Sur le même sujet, traité de façon plus frontale, Le repenti se rappelle à mon bon souvenir. Alger aussi, mais ce film récent m'a moins marqué. Pour mieux ouvrir l'horizon, il serait très judicieux de (re)voir Papicha...













