mercredi 5 octobre 2022

Un grand flou

Éloïse se réveille sur un banc parisien. S'aperçoit qu'elle a pleuré. Comprend qu'elle a oublié tout le reste - le lieu où elle vit, son boulot, ses ami(e)s, ses parents... et moi aussi, j'en oublie sûrement. Question existentielle: comment se reconstruire à partir du vide ? C'est la question de La page blanche, un joli petit film sorti fin août !

Adaptation libre d'une BD du duo Pénélope Bagieu / Boulet, cet opus cinématographique met en vedette Sara Giraudeau dans un rôle taillé pour elle: celui d'une jeune femme fragile et même un peu éthérée. Somme toute, c'est logique: même si je pense que quelques souvenirs ne sont pas vraiment indispensables, perdre totalement la mémoire n'apparaît pas de prime abord comme une bénédiction. Le combat d'Éloïse pour se redécouvrir me semble aussi légitime que difficile. Conséquence: je suis vite entré en empathie avec ce personnage. Petit à petit, il retisse le fil de sa vie d'avant l'oubli et aborde dès lors les autres sous un angle nouveau, ce qui permet aux acteurs d'exprimer une gamme complexe de sentiments - et mention spéciale aux meilleurs, Grégoire Ludig, Pierre Deladonchamps et Sarah Suco. La page blanche patine un peu, parfois, mais évite le côté lourdingue que d'autres films de ce genre peuvent avoir. Ce qui est déjà louable !
 
La page blanche
Film français de Murielle Magellan (2022)

Quatre étoiles pour ce film attachant et ses acteurs très impliqués. C'est beaucoup, sans doute, mais cela reflète mon petit coup de coeur pour cette histoire tendre qui ne sombre jamais dans le gnangnan. Avec quel autre long-métrage comparer celui-là ? J'hésite, en fait. Amorosa Soledad, peut-être: je m'en souviens trop peu pour être sûr. Sur la mémoire qui s'en va, je recommande Si je t'oublie... je t'aime.

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Si vous voulez en rester au film du jour...

Il vous est toujours possible de vous fier à la chronique de Pascale. Apparemment, parmi mes blogs de référence, seul le sien en a parlé.

lundi 3 octobre 2022

Largués

Trois vieux Italiens ne touchent qu'une petite retraite et se disent qu'ils vivraient plus confortablement dans un autre pays (lointain). Reste à trouver celui qui conviendrait... et ce n'est pas si facile ! Comique et mélancolique, Citoyens du monde évite la touche dramatique - qui lui aurait sûrement donné une toute autre tonalité...

Sans m'interdire d'être ému, j'ai plutôt souri devant les pérégrinations romaines de ces presque-papys. Les moyens déployés pour le film apparaissent assez limités comparés à ceux d'autres productions européennes du même acabit. Cela ne n'empêche pas le plaisir ! Même sans envergure folle, Citoyens du monde reste un film agréable. Les comédiens sont un peu cabotins, mais juste ce qu'il faut pour être crédibles dans le costume de ces messieurs un peu largués. Un peu rêveurs aussi, dirais-je. Ce qui me les a rendus sympathiques.
 
Citoyens du monde
Film italien de Gianni Di Gregorio (2019)

Cela faisait déjà un moment que je voulais découvrir l'un des films imaginés par ce cinéaste-acteur, sans doute mieux connu chez lui qu'en France (NB: j'en ai un autre à disposition, qui attend son tour). Cet opus chroniqué aujourd'hui est léger, mais sans prétention véritable d'être autre chose qu'un divertissement. Je vous laisse revenir vers Nanni Moretti (Mia madre, Tre piani...) pour le sérieux !

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Je termine cette courte chronique avec un lien...

Cela me permet de signaler que Dasola, elle aussi, avait aimé le film.

vendredi 30 septembre 2022

Dans les nuages

Il y a pas mal d'images étonnantes dans Nope. La chronique longue que je souhaitais lui consacrer se transforme en un texte court. J'aime l'idée d'une "analyse" un peu énigmatique - comme le film. Sceptique sur le réel talent de Jordan Peele, j'ai en fait choisi ce film comme une seconde chance à lui donner. Et je n'ai pas à le regretter !

Nous sommes transportés jusqu'à Agua Dulce, en bordure du désert californien. Un homme et son fils élèvent des chevaux pour le cinéma et la télé. Un jour, le vieux type est tué par un morceau de métal tombé du ciel. Et on ne comprend alors guère ce qui se passe ! Toujours est-il qu'une menace semble roder dans les rares nuages plantés au-dessus du ranch que l'on vient tout juste de découvrir. Partant de là, deux choix s'offrent à vous: vous pouvez rejoindre ceux qui considèrent Nope comme une critique du monde du spectacle. Personnellement, j'ai retenu l'autre option: celle du premier degré. Tenu en haleine par le mystère, j'ai aimé que certains des enjeux m'échappent totalement: c'est une porte ouverte à l'imagination. J'aurais aussi pu vous parler d'un singe agressif, d'une femme homosexuelle ou d'un parc d'attractions... mais ça me semble inutile. Je vous laisse accommoder le secret de ce long-métrage à votre goût.

Nope
Film américain de Jordan Peele (2022)

Même le titre est mystérieux. Prenez garde au dialogue, les ami(e)s ! Et, si possible, essayez de voir cet OVNI de cinéma sans a priori ! Franchement, ce n'est pas un sommet, mais l'un des films inattendus de ce millésime. Je considère qu'il s'inscrit bien dans une tradition américaine du film d'attente, du grand Rencontres du troisième type au très chouette Midnight special. Oui, il y a bien pires références...

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Et si vous voulez en savoir plus, une alternative encore...

Côté pile, vous lirez Pascale. Côté face, vous irez vers Princécranoir. Pas envie de choisir ? C'est très bien: les deux valent bien un regard !

mercredi 28 septembre 2022

La guerre (ou presque)

Il y a dans le regard d'Emily Blunt quelque chose que j'aime beaucoup. Voilà, ça, c'est dit ! Et à présent, si vous le voulez bien, je propose d'évoquer Sicario, le dernier des films américains du réalisateur canadien Denis Villeneuve que je n'avais pas vus. Sa diffusion récente sur Arte a été une aubaine que je n'ai pas négligée. Et j'ai bien fait...

Si la jolie Blunt a un si gros flingue entre les mains, c'est qu'elle bosse pour le F.B.I. et contre les plus dangereux des narcotrafiquants. Aussitôt, le film nous plonge dans l'ambiance d'une intervention armée dont je me refuse à dévoiler tous les détails. Du bon cinéma d'action qui démarre au quart de tour et dont le rythme va crescendo. Sans surprise véritable, l'héroïne est rapidement invitée à travailler pour une entité plus chevronnée et l'accepte vite, sans réfléchir. D'aucuns estiment alors que Sicario ne tient pas ses promesses. D'après eux, le personnage central féminin n'est qu'un prétexte fallacieux au développement d'un scénario riche en testostérone. Personnellement, je ne partage pas cet avis. Si j'ai vu d'autres opus mieux ficelés, celui-là m'a paru très honnête - et son actrice-phare tient la route. Elle est aussi, c'est vrai, bien secondée par un trio masculin efficace: Benicio Del Toro / John Brolin / Daniel Kaluuya. Résultat: j'ai passé un vrai bon moment devant ma télé du dimanche. En revanche, sans Emily ni Denis, je vais... me dispenser de la suite !

Sicario
Film américain de Denis Villeneuve (2015)

Du grand cinéma ? Non. Une mise en scène soignée et des acteurs talentueux: ce n'est déjà pas si mal. Le réalisateur a fait mieux depuis, oui, et semble progresser régulièrement - et ses moyens financiers avec lui. Bon... ce film m'a donné envie de revoir le Traffic de Steven Soderbergh (sorti, pour sa part, fin 2000 / début 2001). Pour la femme dans l'enquête, on peut bien préférer Zero dark thirty.

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En tout cas, je ne suis pas le seul à m'être intéressé...

Pascale, Dasola, Princécranoir, Strum, Benjamin et Lui l'ont été aussi.

lundi 26 septembre 2022

Vivre et rouler vite

Avec Pio Marmaï et Pierre Niney, je citerais volontiers François Civil parmi les acteurs trentenaires qui m'inspirent une vraie sympathie. C'est pour lui - et aussi pour le réalisateur Yann Gozlan - que l'envie d'une séance de rattrapage autour de Burn out m'est (re)venue. J'avoue que le cinéma de genre made in France me rend très curieux !

Tony travaille comme cariste dans un grand entrepôt logistique. Séparé d'avec la mère de son fils, il est repéré pour ses réels talents de pilote par une équipe de moto professionnelle. Ce début de rêve devient un véritable cauchemar: la pointe de vitesse de notre ami suscite ainsi l'intérêt d'individus peu fréquentables, à qui l'ex de Tony doit beaucoup d'argent. Piégé, le jeune homme va alors travailler pour eux afin d'éviter que la situation dégénère encore davantage. Autant le reconnaître: le scénario de Burn out manque d'originalité. Le film, lui, est ce que je peux appeler "un divertissement efficace". Comme je l'ai lu par ailleurs, la mise en scène parie sur sa dimension immersive: en clair, on ne lâche pas la roue du personnage principal. L'itinéraire est certes largement balisé, mais l'absence de surprise n'empêche pas le plaisir. François Civil s'en tire très honorablement. Yann Gozlan, lui, a fait mieux depuis, mais je ne veux pas chipoter...

Burn out
Film français de Yann Gozlan (2018)

Trois étoiles et demie auraient suffi, mais la réalisation a une tenue certaine, ce qui m'encourage donc aujourd'hui à arrondir ma notation. Un peu du même style, j'avais aimé Alaska et Le fidèle, deux films passés relativement inaperçus et qui pourraient vous satisfaire aussi. Une chose est sûre: pour la vitesse, il n'y a pas que Drive sur la grille de départ. Oui, j'imagine que les motard(e)s ont bien d'autres pistes !

dimanche 25 septembre 2022

Total (provisoire)

À ce stade de nos échanges, je vous ai parlé de 48 films découverts au cinéma cette année. Et alors ? C'est aussi mon compte pour 2021. Rappel: l'an passé, les salles étaient restées fermées jusqu'au 19 mai. En 2019, année sans impact Covid, je m'étais offert 63 projections sur grand écran. Ce qui constituait mon plus "petit" total depuis 2013.

C'est avec un peu d'étonnement que je note que le nombre des films que je regarde chaque mois dégringole depuis... janvier dernier ! Même si j'assiste à davantage de séances, j'ai réduit mes visionnages sur d'autres supports (télé ou DVD): j'en arrive à une soixantaine depuis le début de l'année, une barre que je franchis habituellement en mai, juin ou juillet. L'avenir nous dira si ce phénomène s'inscrit dans une nouvelle tendance ou fait figure d'exception à la règle. Rassurez-vous: j'ai d'autres films à évoquer - et ce, dès demain midi. Il faudrait que je redresse la barre côté classiques, pour bien faire. Restez connectés, d'accord ? Je n'ai (bien évidemment) pas renoncé...

vendredi 23 septembre 2022

Le monde effondré

Le monde de demain ? Il sera ce que nous en ferons. Cette réplique d'un film d'animation méconnu - Numéro 9, si je ne me trompe pas - reste gravée dans ma mémoire: je la trouve 1) belle et 2) pertinente. Elle pourrait même être "recyclée" pour évoquer Vesper chronicles. Je pensais qu'il s'agissait d'un blockbuster et je faisais fausse route...

À ma décharge, je vous assure que les images de la bande-annonce ressemblent tout de même beaucoup à celles d'une grosse production américaine. Cela étant dit, le film n'abuse pas des effets spéciaux numériques: c'est d'ailleurs l'une de ses premières grandes qualités. Surprise: il ne nous arrive même pas de l'autre côté de l'Atlantique. Vesper chronicles est d'origine belge, française et... lituanienne ! L'histoire ? Sur Terre, les écosystèmes naturels se sont effondrés. Afin de sauver sa peau, l'humanité a fait joujou avec la génétique. Cela a échoué: seule une infime partie des femmes et des hommes est parvenue à survivre, menacée par les virus et les bactéries. L'immense majorité de ces rescapés doit plier l'échine sous le joug d'une petite minorité, cachée dans des villes qu'on appelle citadelles. Il y a les nantis et les autres, ceux qui vendent leur sang en échange de graines qui ne donnent qu'une seule récolte. Une logique féodale...

La première des photos que j'ai choisies vous montre la jeune fille supposée être l'inspiratrice d'un renversement de situation favorable aux plus humbles. Gare: dans Vesper chronicles, l'espoir est ténu ! D'une indéniable richesse esthétique, le film donne corps à un univers sombre que d'aucuns pourront identifier comme le nôtre, demain. J'ajoute qu'au départ, il est franchement contemplatif: si l'héroïne semble bien devoir affronter quelque péril indéfini, il faut du temps pour que le scénario présente ses enjeux et permette à l'intrigue d'apparaître au grand jour. C'est déroutant, étant donné que l'action n'est jamais réellement trépidante, mais ce n'est pas un défaut. J'oserai même dire que ce type de narration révèle toute l'originalité du long-métrage, assez éloigné finalement des standards du film d'action contemporain (et non-inscrit dans la logique des franchises). Las ! Le public n'a pas l'air de suivre: ainsi, après trois semaines d'exploitation, l'opus n'atteignait même pas les 130.000 spectateurs. L'année est dure pour tout le cinéma, mais c'est désolant, je trouve...

Vesper chronicles
Film belgo-franco-lituanien de K. Buozyte et B. Samper (2022)

Un couple aux manettes et quatre étoiles pour exprimer mon soutien aux productions de ce genre, à la fois originales et ambitieuses. Arrêtez-moi si je me trompe: on ne voit pas tous les jours pareil film dans le cinéma français et européen. Je vais dès lors oser un parallèle avec deux longs-métrages présentés cette année: Prospect et Gaia. Du cinéma (de genre) comme je l'aime ! Aussi inattendu qu'inspirant !

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Je ne suis tout de même pas le seul à avoir vu le film...

Vous pouvez donc retrouver des chroniques signées Pascale et Dasola.

mercredi 21 septembre 2022

Deux de tension

J'ai abordé les films d'épouvante par la facette des grands classiques. Je place des réalisateurs comme John Carpenter et Dario Argento comme des incontournables de ma cinéphilie (cf. la page d'index). Aujourd'hui encore, ces maîtres de la peur font des émules: bravo ! C'est sans guère hésiter que j'ai donné une chance à Red screening...

Soyez d'emblée prévenus: ici, vous côtoierez l'horreur pure et dure. Bienvenue au rayon des slashers, ces films qui trucident allégrement leurs personnages jusqu'à ce qu'il n'en reste qu'un tout petit nombre. Si Red screening m'a fait envie, c'est parce que l'action se déroule dans un cinéma et, comme le titre l'indique, pendant une projection. Chose amusante: il y a donc un film dans le film. Mieux, il se trouve que le réalisateur de cette autre "oeuvre" incarne le tueur implacable dans celle dont je vous parle aujourd'hui ! C'est bon, vous suivez ? Malheureusement, le reste est peu intéressant, même si la nationalité uruguayenne du long-métrage du jour a aussi su titiller ma curiosité. Abstraction faite des vrais amateurs du genre, le public de ce truc m'apparaît très limité. Et j'ajoute qu'il n'est pas sorti dans les salles...

Red screening
(alias Al morir la matinée)

Film argentino-uruguayen de Maximiliano Contenti (2020)
Une origine "exotique" et un hommage que je veux croire très sincère aux pères fondateurs du cinéma gore: c'est tout ce que je retiendrai de cet opus franchement dispensable. Une petite déception pour moi ! D'aucuns citent Scream (1996) comme la vraie référence du slasher. Quant à moi, je préfère encore les films cultes des décennies 70 et 80 tels que Suspiria, Fog ou Opéra. Et cette liste n'est pas exhaustive...

lundi 19 septembre 2022

Cavale

Bon... mon film du jour peut encore s'apparenter à un road movie ! Présenté au Festival de Sundance 1994, il mit 25 ans avant de sortir dans les salles françaises. C'est sans doute grâce à la notoriété croissante de Kelly Reichardt que l'on a pu découvrir River of Grass. C'est ainsi qu'on désigne une zone de Floride (proche des Everglades).

J'ai parlé de road movie. La cinéaste le dit aussi et présente son film comme "un road movie sans route, une histoire d'amour sans amour ou une histoire criminelle sans crime". Deux personnages principaux suffisent à raconter l'histoire de Cozy, une (jeune) mère de famille lassée de sa vie monotone. Un beau jour, elle monte dans une voiture avec Lee, un marginal qu'elle a rencontré dans un bar. Le hasard fait que ce dernier a entre les mains un flingue qui appartient à un flic étourdi, batteur de jazz à ses heures perdues: le propre père de Cozy. Voilà... le reste, je vais vous laisser le découvrir seuls. Il faut avouer que ce ne sera pas forcément facile: River of Grass est un film rare. Dire qu'il m'a passionné serait mentir, mais je suis vraiment content d'avoir réussi à le voir dans l'idée de tout connaître de sa réalisatrice. Le portrait de l'Amérique pauvre qu'elle nous présente vaut le détour. J'apprécie ce minimalisme. C'est pourquoi, tôt ou tard, j'y reviendrai !

River of Grass
Film américain de Kelly Reichardt (1995)

Ce long-métrage ne dépasse pas une heure et quart de projection. Autant dire que, malgré mes bémols, j'ai aisément "tenu la distance". Certains critiques professionnels font un parallèle entre ce film méconnu et quelques classiques du cinéma US, tels Bonnie and Clyde ou La balade sauvage - que je reconnais ne pas avoir encore vus. Côté road movies, je dirais Thelma & Louise. Et Sugarland express !

dimanche 18 septembre 2022

Jean R. et Patrice L.

Que les sieurs Rochefort et Leconte parviennent à tourner Tandem n'était pas gagné d'avance. J'ai lu que le comédien et le réalisateur s'étaient très mal entendus - Jean demandant qu'on vire Patrice ! - sur le plateau de Les vécés étaient fermés de l'intérieur (1976). Cette brouille ne sera que passagère. Heureusement pour le cinéma...

Plus de dix ans séparent les deux films, mais la réconciliation tardive des deux hommes permettra Le mari de la coiffeuse en 1990, Tango trois ans plus tard, le doublé Les grands ducs-Ridicule courant 1996 et L'homme du train en 2002. Il faudrait que je les revoie tous. J'avoue que, par ailleurs, je pense que d'autres duos acteur / cinéaste mériteraient que je leur consacre une pleine semaine de chroniques comme celle qui s'achève (et avec davantage de films, peut-être). Promis: je vais y réfléchir. Tout en restant ouvert à vos suggestions !