dimanche 7 mars 2010

Londres à toute vapeur ?

Je ne donnerai pas tort à ceux qui considèrent que les Japonais sont des maîtres en matière d'animation. Quand l'un d'entre eux propose une histoire sur grand écran, encore faut-il parvenir à l'apprécier, ce qui n'est évidemment pas toujours le cas. Pour ma part, il y a quelques semaines, je suis relativement passé à côté de Steamboy. Un peu piteux, après avoir pourtant réfléchi et trouvé un titre relativement accrocheur, je constate la terne évidence: j'aurais eu du mal à en résumer l'intrigue sans consulter préalablement la notice Wikipedia. En deux mots: le film évoque l'Angleterre besogneuse de la fin du 19ème siècle et la révolution industrielle qu'elle connaissait alors. On a fait connaissance avec Ray, garçonnet qui vient d'obtenir de son grand-père les plans d'une drôle de machine à vapeur...

Lui-même bricoleur à ses heures perdues, le jeune homme comprend vite que ce colis doit avoir une certaine importance. D'autant plus vite, en fait, que d'étranges policiers cherchent à le récupérer. Après quelques péripéties de scénario que j'ai déjà oubliées, Ray s'enfuit donc et se retrouve à Londres, théâtre d'une exposition universelle. Steamboy présente une capitale crédible, à l'urbanité d'autant plus étouffante qu'on y passe près de deux heures. C'est certainement là que j'ai décroché: les images de Katsuhiro Ôtomo sont belles, avec un étonnant mélange de 3D et d'animation traditionnelle, mais toute cette profusion de détails m'a semblé noyer le propos, qu'il n'était déjà pas particulièrement facile de suivre. C'est bien dommage...

Peut-être suis-je désormais trop influencé par l'imagerie américaine des films d'animation. C'est possible: objectivement, même si j'ai quelques références autour du studio Ghibli, je vois plus d'oeuvres Pixar ou Dreamworks que de créations venues du pays du soleil levant. Pourquoi avoir donné sa chance à ce Steamboy ? La réponse est dans la question: pour avoir une nouvelle opportunité d'appréhender, de découvrir "autre chose". Je précise que ce n'est d'ailleurs pas un mauvais film: il ne m'a pas totalement "dépaysé", mais je conçois tout à fait qu'il puisse emballer d'autres passionnés de cinéma. Le DVD fait en outre partie d'un coffret de quatre, autant d'occasions d'aller à la rencontre d'univers encore inédits. Je n'ai pas du tout renoncé à l'espoir que certains me séduisent davantage.

1 commentaire:

Anonyme a dit…

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