lundi 3 janvier 2011

Ça va couper ?

Une chronique de Martin

Parce que l'année commence à peine et que ce n'est que la première de mes critiques 2011. Parce que, pour le dire tout de suite, le film ne m'a pas emballé plus que ça. Parce que, pleine d'enthousiasme, une de mes chroniqueuses y reviendra prochainement plus en détails. Parce que j'avais quand même bien l'intention d'en dire deux mots. Pour toutes ces raisons, je vais vous parler de Machete autrement. Restons dans les justifications: voici cinq raisons de laisser tomber le film et cinq autres d'aller le voir. C'est équilibré, pas vrai ? Le titre original est presque une invitation: après, à vous donc de trancher !

Pourquoi laisser tomber
1/ Le premier paradoxe qui m'a marqué quand j'y ai réfléchi, c'est que la mise en scène aligne une série de trognes, ce qui serait positif en soi, mais oublie quelque peu les personnages. En clair: les looks sont assez typés, mais pour aboutir à mon sens à autant de coquilles presque vides. Casting glop, scénario pas glop. Du coup, frustration.

2/ La remarque que je viens d'opérer est particulièrement valable pour les filles de l'histoire. Si les personnages masculins ont encore quelques lignes de texte et une certaine ampleur, les nénettes, elles, sont presque là pour la galerie. Non que leurs formes soient désagréables à regarder, d'autant qu'elles ne sont pas très couvertes. Simplement, niveau personnalité, on est bien loin de Lara Croft. Donc, forcément, encore plus de Marie Curie...

3/ Le côté jusqu'au-boutiste du machin peut finir par lasser. Notez que je mets un bémol: j'admets volontiers que l'argument est ambivalent. Ce cumul d'explosions, de bains de sang et d'effets spécieux pas-toujours-spéciaux peut être perçu comme argument positif numéro 1 en faveur du film. Personnellement, c'est juste encore une fois que j'aime qu'il y ait au moins un poil plus de densité.

4/ La vague critique d'un certain système politique américain ne m'a pas franchement secoué. Au mieux, c'est consensuel. Au pire, facile. Est-ce que là aussi, on est censé voir un second degré, une parodie des films à thèses ? Mouais. Même en le prenant ainsi, je ne suis pas convaincu: la façon dont serait abordée la question du rapport Mexique-States m'a paru à tout le moins assez pachydermique.

5/ Encore une fois face à ce genre de productions, là où d'aucuns sauront se délecter de l'hommage rendu à un certain courant alternatif, j'y vois finalement une dose de cynisme: le pillage en règle des références du cinéma Z et un manque d'imagination pour les tirer vers le haut. Un peu de condescendance, quoi. Je veux bien admettre le bénéfice du doute, mais j'ai l'impression qu'il y aurait peut-être mieux à faire d'un budget hollywoodien. Mais était-ce le but ?

Pourquoi y aller
1/ Les acteurs valent le déplacement, il faut l'avouer. Le héros mérite à lui seul le détour: habitué aux seconds rôles dans une série de films de ce genre, Danny Trejo a vraiment un truc, ancien taulard au fasciés buriné par la vie. Je kiffe. Et puis, oui, je l'avoue: j'aime aussi voir et revoir quelques acteurs emblématiques en pleine séance d'auto-dérision. Ici, sur ce point, j'accorde une petite mention spéciale à Bob de Niro, Don Johnson, Steven Seagal et Jessica Alba.

2/ L'aspect "zéro complexe" de l'entreprise lui donne un côté sympathique. J'ai déjà eu l'occasion de dire que je détestais surtout les films qui se la racontent. Là, pas de frime ou de posture. L'idée était visiblement de faire un film bourrin: c'est réussi. Assumé, oui. Pour ça, au moins, je dis respect.

3/ Du coup, c'est logique: il y a tout de même quelques trouvailles franchement marrantes. J'ai retenu deux scènes bien particulières: celle où le personnage principal bécote deux garces, fille et femme de son pire ennemi, dans la piscine de la propriété d'icelui, et aussi une évasion d'hôpital du même, en rappel sur les boyaux d'un mec qu'il vient de descendre. Au final, je finirais presque par regretter que le film ne soit pas aussi radical d'un bout à l'autre.

4/ Le long-métrage est américain, certes, mais avec une coloration très mexicaine. Ce qui en fait un projet assez attachant, en fait. J'ai toujours aimé que les réalisateurs US glissent quelques références latino dans leurs projets. Là, c'était presque naturel, mais ça donne tout de même ce petit côté exotique que j'aime bien. Curieux d'ailleurs que les westerns n'aient pas davantage exploité ce filon.

5/ Les courbes des filles, j'en ai parlé en négatif, mais il faut admettre que ça reste joli à voir. Désolé pour vous, mesdemoiselles et mesdames: je crains qu'en la matière, la parité ne soit pas respectée. Sauf peut-être à aimer les hommes brut de décoffrage...

Machete
Film américain de Robert Rodriguez et Ethan Maniquis (2010)
Une conclusion sous forme de bilan. Faut-il avoir honte d'avoir donné sa chance à ce cinéma-là ? Je ne crois pas. Vous l'aurez compris: tout n'est pas forcément à jeter dans ce drôle de long-métrage foutraque et détonant. Je ne pensais pas le voir, c'est vrai, mais c'est finalement sans difficulté que je me suis laissé convaincre. Un film comme ça de temps en temps, ça ne me fait pas de mal, n'exagérons rien. Un autre que j'ai vu dans le même genre ? Je citerais évidemment Desperado 2 - Il était une fois au Mexique. Y relever des similitudes n'a rien d'étonnant: le réalisateur est le même !

samedi 1 janvier 2011

Ces films que j'attends

Une chronique de Martin

Oui, je précise. Maintenant que Mille et une bobines s'enrichit d'autres plumes, il me semble judicieux d'être le plus explicite possible sur qui écrit quoi. Un petit repère pour vous, chers lecteurs, que j'inaugure d'autant plus volontiers que, comme son titre l'indique, cette chronique sera parmi les plus personnelles que j'ai rédigées dernièrement. Laissez-moi donc vous parler de douze films qui suscitent déjà ma curiosité pour le millésime tout juste entamé. Ah, au fait: au cinéma et ailleurs, bonne année à toutes et à tous !

Somewhere / Sofia Coppola
Les premières critiques lues à droite et à gauche me laissent augurer une possible déception. Qu'importe: j'ai confiance en la descendance de Francis Ford, ayant apprécié chacun de ses films - il faudra d'ailleurs que je me décide à y revenir. J'attendais ce nouvel opus avec vive impatience, d'autant qu'il devait suivre un autre projet finalement abandonné. Probable que je vous en reparle très vite. C'est la bonne nouvelle: la sortie est programmée... mercredi !

Au-delà / Clint Eastwood
Pour moi, ce sera in-con-tour-nable ! Même s'il n'a pas l'air déterminé à revenir une dernière fois sur sa décision de ne plus apparaître devant la caméra, mon vieil ami américain tourne encore. Je suis très curieux de découvrir ce qu'il aura fait d'une histoire dont je n'ai voulu apprendre que le strict minimum. Matt Damon y jouera notamment aux côtés de Cécile de France un film... fantastique. Surprise ! Là encore, les échos ne sont pas fameux, mais j'ai confiance quand même. Et presque déjà hâte d'être le 19 janvier.

Le discours d'un roi / Tom Hooper
Une oeuvre sans doute moins attendue, à présent, mais dont le sujet a su capter mon intérêt. Le monarque du titre est George VI d'Angleterre, père de l'actuelle reine Elizabeth II. Le scénario devrait montrer la manière dont, venant à bout de ses problèmes d'élocution, le souverain parvint à gouverner un pays en guerre après l'abdication de son frère. Dans l'un des rôles principaux, un comédien que j'aime beaucoup: Geoffrey Rush. Sortie, assez large, j'espère, le 2 février.

Tron l'héritage / Joseph Kosinski
Je ne connais pas (encore) le film de 1982, mais j'ai pourtant envie de découvrir cette suite. Curieux, en fait: je ne suis pas tellement amateur de science-fiction au cinéma, d'habitude. Ce qui m'attire ici ? La présence de Jeff Bridges, sans aucun doute. Pour être complètement honnête avec vous, les premières images que j'ai pu découvrir m'ont paru d'une telle beauté que j'ai l'idée de m'en repaître sur grand écran. Ce devrait être possible à partir du 9 février.

True grit / Joel et Ethan Coen
De tous les genres cinématographiques, le western est sans conteste le premier à avoir su émerveiller l'apprenti cinéphile que, fondamentalement, je suis toujours aujourd'hui. Comment donc pourrais-je résister à la proposition des frangins les plus improbables du septième art américain ? Comment dire non à ce fidèle remake d'un vieux John Wayne de derrière les fagots, quand Jeff Bridges promet d'y montrer une autre facette de son talent ? Je n'ai pas trouvé de raison suffisante pour me priver de ce plaisir. Il faudra juste patienter jusqu'au 23 février. Ouf, ce ne sera pas (trop) long.

Black swan / Darren Aronofsky
Si j'ai objectivement découvert le réalisateur sur le tard, j'ai désormais vu l'essentiel de sa production. Autant dire que je suis ravi d'avoir l'opportunité d'apprécier son cinquième opus en salles obscures. Les quelques images que j'ai pu apercevoir laissent imaginer un thriller dans l'univers de la danse classique. Ce serait sans doute même un peu plus que ça, avec peut-être une incursion dans le paranormal. On verra. Ce qui est sûr, c'est qu'on retrouvera une Natalie Portman souvent épatante, mais également, cocorico ! l'un de mes acteurs français préférés, j'ai nommé Vincent Cassel. Début des projections le 2 mars.

Ma part du gâteau / Cédric Klapisch
Il fut un temps pas si lointain où j'attendais avec une impatience démesurée chaque projet du cinéaste. C'est un peu moins vrai aujourd'hui, mais pas au point de le négliger pour autant. J'admets aussi avoir plutôt fermé les écoutilles sur ce que devrait raconter cette nouvelle production. Je sais simplement qu'on pourra y voir Gilles Lellouche - que je n'aime pas trop - et Karin Viard - mieux ! Cette fois, il semblerait qu'en revanche, le fidèle réalisateur n'ait pas fait appel à ses vieux copains Romain Duris et Zinedine Soualem. J'irai quand même. Le 16 mars ou un peu après.

Hanna / Joe Wright
Oui, alors là, je vous le dis franchement: à ce jour, ce qui m'attire ici tient juste à mon admiration pour l'une des actrices principales. Qu'importe l'histoire, en fait: dans un premier temps, j'attends surtout le nouveau film de Cate Blanchett. Ce que je sais du scénario me refroidit un peu: il s'agirait d'une sombre histoire de tueuse... élevée dans les bois. Bon, maintenant, d'ici le 20 avril, j'ai le temps d'en savoir plus. Et de confirmer mon intention de le découvrir.

Pirates des Caraïbes - La fontaine de jouvence / Rob Marshall
Quitte ou double pour Jack Sparrow. Pour moi, c'est clair: ça passe ou ça casse. J'étais de ceux qui ont pu défendre la première trilogie. Non pas que j'ai trouvé extraordinaire l'ensemble des épisodes mais, autant j'ai senti une petite baisse de rythme dans le deuxième, autant j'ai trouvé que le tout se tenait quand même convenablement. Pour ce quatrième opus, je crains les redites et la saturation qui va avec. Notons que la production a gardé Johnny Depp, mais remercié Orlando Bloom et Keira Knightley. Ce qui n'est pas obligatoirement une mauvaise idée. À vérifier (ou pas) dès le 18 mai.

Killing Bono / Nick Hamm
A priori bien plus modeste, c'est là typiquement le genre de projets qui peut me séduire s'il est dignement exécuté. Pour vous parler franchement, je ne sais pas grand-chose de ce film, si ce n'est simplement qu'il devrait évoquer de jeunes rockeurs bien déterminés à devenir le... deuxième meilleur groupe après U2. Je pense pouvoir m'attendre à un long-métrage porté par la musique et l'humour. J'espère juste ne pas être déçu parce que, sur le papier, ça me paraît plutôt prometteur. On verra ça à partir du 1er juin.

Harry Potter et les reliques de la mort - Partie 2 / David Yates
Oui, je sais, l'image est issue du premier volet: pas le choix ! D'emblée, une certitude: même si je n'ai pas pu applaudir l'ensemble des aventures du jeune sorcier au cinéma, je ne veux pas manquer ce final. Ce que je sais aussi, c'est que le réalisateur devra vraiment nous en mettre plein les yeux. C'est pour ça que j'aurai l'idée d'acheter mon billet sans trop attendre l'avis des critiques professionnels et je n'ai pas envie d'être déçu sur ce point. Franchement, la matière première est trop noble ! Restera à voir comment tout ça pourra fonctionner en 3D. Réponse le 13 juillet.

Tintin / Steven Spielberg
Pour le coup, je ne suis pas sûr de moi. Le film s'appellera-t-il ainsi ? Est-ce que ce sera un long-métrage traditionnel ou une oeuvre d'animation ? Sera-t-il projeté en 3D ou non ? Autant de questions aujourd'hui sans réponse claire. Même s'il m'a de temps en temps déçu dans ses propositions les plus récentes, j'ai malgré tout confiance en le réalisateur, d'autant que, sauf erreur, Peter Jackson traîne également avec lui. Si j'ai bien tout compris, les deux larrons devraient adapter Le secret de la Licorne. Sortie dès le 26 octobre avant peut-être d'autres albums. Bonne idée d'avoir choisi Jamie Bell pour incarner le petit reporter: sur cette photo du moins, je trouve l'acteur plutôt ressemblant. Je suppose que c'est la houppette...

Et vous, alors, quelle est la liste de vos premières envies ciné 2011 ?

jeudi 30 décembre 2010

Rebelle, rebelle...

Une chronique de Silvia Salomé

Au début, la Warner n’avait pas parié un seul cent sur La fureur de vivre, qu’elle considérait un comme un film de série B. Jusqu’au moment où Jack Warner, le big boss, se rend compte du succès de À l’est d’Eden, mais surtout de l’effet que produit ce beau jeune homme à la fois sur les filles et les garçons. James Dean crève alors l’écran. Ni une, ni deux, la production décide de passer à la couleur et le jeune Jim Stark, le rôle de Dean, portera ce mythique blouson rouge !

Le film est réalisé par Nicholas Ray, un personnage à part dans le monde du cinéma. Ses relations avec Dean sont excellentes: les deux hommes échangent des idées sur leur passion, sur le script, sur le tournage. Mais surtout, Ray laisse Jimmy totalement libre d’improviser et d'exprimer son génie créatif. Au générique de La fureur de vivre, Natalie Wood répond présente: elle incarne là son tout premier rôle d’adulte avec son personnage de Judy, en conflit sévère avec son père. Dennis Hopper est aussi de la partie: il donne vie à Goon et il joue là son tout premier vrai rôle au cinéma - il avait fait une apparition dans Johnny Guitare, toujours de Nick Ray. Sal Mineo est le fragile Plato. Corey Allen devient Buzz, le chef de gang. Pour les Dean addict, on peut également noter la présence de Jack Simmons, qui deviendra un proche de l'acteur.

La légende s’est emparée de ce film, le rendant culte à jamais. Même 55 ans après sa sortie sur les écrans, les ados du monde entier se reconnaissent en Jim Stark. La famille Stark vient d’emménager dans une petite bourgade de Los Angeles, aseptisée comme les aime l’Amérique puritaine des fifties. Le jeune Jim est un adolescent à problèmes et il entend bien profiter de cette nouvelle vie pour rentrer dans le moule. Mais ses premiers pas à la high school vont en décider autrement, d’autant qu’il est en conflit avec son monde: une mère autoritaire, un père en forme de lavette, une société qu’il ne comprend pas, une identité qu’il n’arrive pas à trouver, une girlfriend à épater et des copains à défier !

Le film n’a pas pris une ride: James Dean y est si moderne tant dans ses attitudes que dans sa tenue vestimentaire. Son interprétation est épatante. Ses émotions transpercent l’écran: on ressent tout son désespoir, tout son mal de vivre, toute sa fureur. Un tel réalisme est dû à une impeccable préparation. Par exemple, il se murmure qu’avant de se rendre en haut de la falaise pour voir la carcasse de la voiture de Buzz, Dean a pris une pomme, y a versé du faux sang et l’a regardée un moment. L’acteur a avoué qu’il s’était figuré le visage de Buzz. Et ça marche ! Sur l’écran, on voit cette douleur et ce dégoût. Ou encore, cette colère envers ses parents n’est pas que feinte: la relation avec son père ou plutôt la non-relation avec son père fait que Jimmy/Jim en veut à tous les pères de la terre. La figure paternelle est aussi remise en cause avec le personnage de Judy: son père ne l’a pas vue grandir et on a l’impression qu’il lui en veut d’être devenue une femme. Quelle fille n’a pas vécu ça ? Comment ne pas comprendre la détresse de la jolie Judy ?

Je sais que vous êtes friands des petits secrets de tournage: la célèbre scène aux couteaux a été censurée dans plusieurs pays, jugée trop violente. Pour la petite histoire, c’est Franck Mazzola, un ancien membre d’un gang d’Hollywood, qui a enseigné à Dean l’art de la bagarre au couteau. Mais il faut noter aussi que le film pourrait être un film d’apprentissage (en littérature, il existe un genre particulier: les romans d’apprentissage comme Bel Ami de Maupassant, Le Rouge et le Noir de Stendhal ou encore L’Education Sentimentale de Flaubert). Très vite, Judy et Jim se prennent d’affection pour le jeune Plato, un gosse délaissé par ses riches parents. Au fil de l’histoire, les relations deviennent si fortes que le couple se substitue aux parents de Plato. Ils forment une famille: une famille qu’ils sont tous les trois choisie. Certainement une allégorie du passage de l’enfance, à l’adolescence et enfin à l’âge adulte.

La fureur de vivre
Film américain de Nicholas Ray (1955)

Au delà de la performance de Dean, La fureur de vivre est un hymne pour toute une jeunesse révoltée qui ne comprend plus le monde dans lequel elle évolue. Avec son personnage de Jim Stark, James Dean a donné un statut à tous ces jeunes en perdition. Sal Mineo racontera des années plus tard: «Avant James Dean, on était un enfant et on devenait un adulte. Grâce à lui, on pouvait revendiquer être un teenager». Martin Sheen dira aussi: «Marlon Brandon a changé la façon de jouer, James Dean a changé la façon de vivre». Normal qu’on ait la sensation qu’il nous comprenne. Normal qu’on ait la sensation de le comprendre. Normal qu’on s’identifie à lui. Normal qu’il reste une référence. Pour moi, dans La fureur de vivre, Dean incarne tour à tour le grand frère que l’on aimerait avoir, l’amant que l’on voudrait dans notre lit, l’ami à qui l’on a envie de se confier, le mari que l’on rêve d’avoir. Sacré palmarès pour un seul rôle ! Bien sûr, la sortie posthume du film lui a assuré un succès non négligeable: presque un mois après la tragique disparition de James Dean, qui entre telle une étoile filante dans la légende. À tel point que des jeunes femmes se jetaient des toits des immeubles en hurlant: «Jimmy, je te rejoins !» Pour moi, c’est un des meilleurs films de Dean. Pas assez rediffusé, ni sur le silver screen, ni même dans la petite lucarne...

mardi 28 décembre 2010

S(up)plice

Une chronique de Moko-B

Il y a des soirs comme ça, où on est complètement désoeuvré télévisuellement, et où on se dit "bon sang mais c'est bien sûr ! Si j'me r'gardais un p'tit film ???". Pourquoi pas, après-tout ? Un film, ça peut détendre, amuser, passionner ou..... pas. Alors voilà, j'avais plusieurs films sous la main que je n'avais pas encore vus. Parmi eux, Splice de Vincenzo Natali (Cube). Je ne savais plus trop de quoi traitait ce film, mais après tout, si je l'avais sélectionné c'est que le pitch m'avait donné envie (non?). Le générique de début, très "mystéwieux" (avec l'accent US),me rassurait déjà quand je voyais Adrian Brody au casting (Le Pianiste, Hollywoodland) et Sarah Polley (Mr Nobody). Je me trompais...


Le synopsis du film selon (le très sérieux) Allociné est le suivant : "Clive et Elsa sont des superstars de la science : ils ont réussi à combiner l’ADN de différentes espèces animales pour obtenir de fantastiques hybrides. Ils sont amoureux l’un de l’autre autant que de leur travail et veulent à présent passer à l’étape suivante : fusionner de l’ADN animal et de l’ADN humain. Lorsque le laboratoire pharmaceutique qui les finance refuse de les soutenir, Clive et Elsa décident de poursuivre leurs expériences en secret. Ils créent Dren, une créature étonnante dont la croissance rapide la fait devenir adulte en quelques mois. Alors qu’ils redoublent d’efforts pour préserver leur secret, leur intérêt scientifique pour Dren se mue peu à peu en attachement. Dren finira par dépasser les rêves les plus fous du couple… et leurs pires cauchemars." Ce synopsis, c'est un peu Madonna avec son maquillage spécial "Confessions Tour". Laissez-moi vous parler du film façon "Madonna au saut du lit"...


Effectivement, les premières minutes du film nous introduisent dans l'environnement professionnel de Clive et Elsa, deux scientifiques qui mettent au point une nouvelle espèce vivante (et non pas une fantastique créature hybride, hein ?) issue de la combinaison de l'ADN de plusieurs animaux. Celle-ci est informe, peu avenante et créée, non pas juste pour le plaisir ou pour peupler un nouveau parc à thème, mais dans un but purement industrio-pharmaceutique. Leurs résultats sont salués par la directrice du laboratoire privé où ils travaillent. Mais celle-ci bride leurs ambitions en leur demandant de stopper là la phase "recherche" pour passer à une production de masse afin de lancer de nouveau médicament (pour le secteur agro-alimentaire notamment). Les 2 scientifiques, amoureux et rebelles (oh yeah !) voudraient eux pouvoir expérimenter la phase d'introduction de l'ADN humain. "Que nenni", leur répond-t-on fermement. Nous avons droit entre-temps à une petite phase d'immersion intime dans le couple pour comprendre qu'Elsa est la plus ambitieuse et opportuniste des deux, qu'elle veut un nouvel appart deux fois plus grand que l'actuel et qu'elle ne veut pas d'enfant. Un élément fondamental pour la suite (smile !). Et voici qu'entre les murs du laboratoire de leur employeur, les apprentis sorciers se livrent à un exercice dangereux, aux yeux et au sus de tous. Ils continuent leur expérience et lance la gestation d'un nouvel hybride. Nous avons droit à une scène "so cliché" avec des écrans "style commande MS-DOS" qui défilent en "freestyle", couplés à des poses fatiguées des deux acteurs, le tout sur fond de musique "geek ultime" (métal): moins convaincant et pathétique, tu meurs !


Alors évidemment, leur plan ne va pas se passer comme prévu. Bien entendu, ils n'ont pas le temps d'étouffer la créature dans l'oeuf et l'hybride naît et à l'air "twé twé méchant". Bien sûr, il y a une "couille" dans le processus qui aurait dû logiquement se dérouler. Ainsi, Elsa la "femme-qui-ne-veut-pas-d'-enfant" se découvre un instinct maternel et protecteur au-delà de la raison. Elle insiste, sans consience du cataclysme qui la guette pour garder le nouveau-né. Que se passe-t-il ensuite ? Le "bébé" grandit et l'illogisme d'Elsa - et du scénario - aussi. Elle baptise la créature Dren, la stimule cognitivement, l'éveille, la fait jouer et commence à (trop) sérieusement s'y attacher. Elle l'habille comme une petite fille (ou une petite poupée) et tente de convaincre Clive que cette utopie va pouvoir continuer. Son jusqu'au-boutisme scientifique est surjoué et franchement pas crédible. Quand à Clive, son "scientifisme" n'est pas convainquant et on finit même par sentir qu'Adrian Brody se doute qu'il a fait là un mauvais choix de rôle. Car si tant est qu'il en existe, l'un des fils conducteurs de Splice, c'est le traitement des différents paramètres qui gérent ce couple de scientifiques, partagés entre leur côté boit-sans-soif d'expériences irréalistes et leur amour, mis à l'épreuve de leurs ambitions et des risques professionnels qu'ils prennent. Ils nous prouvent ici que la science, c'est dangereux quand c'est aux mains d'immatures aux mains déliées et qu'aucun couple n'est à l'abri de l'égarement sentimental et émotionnel en situation perturbante.


Revenons à nos moutons. Dren le bébé moche continue de pousser. Et si certains ne l'avaient pas vu venir à des kilomètres, je le précise : oui, le scandale va être à deux doigts d'éclater... ou d'éclabousser, terme plus précis vu le développement de l'intrigue. Voilà donc notre petite famille qui s'en va dans la campagne pour rejoindre la vieille ferme où Elsa a été élevée. Et c'est le début de la fin. Là encore se profile une intrigue grosse comme un éléphant au milieu d'un couloir: Clive qui était le plus réticent des deux à garder Dren au départ, est finalement celui qui lui casse le moins les bonbons. Et ce n'est pas fini: il s'en rapprochera encore et encore. Bref...


Splice

Film franco-canadien de Vincenzo Natali (2010)

Vincenzo Natali avait notamment réalisé Cube et c'était quand même un argument de poids pour se dire que Splice pouvait être autre chose que ce que j'ai vu. Scénario peu inspiré, cliché, abusif... une déception en longueur et en largeur. Quand aux acteurs, on les plaint d'avoir enduré un tel tournage. Une seule petite mention pour Delphine Chanéac, que j'avais entre-aperçue dans la mini-mauvaise-série Lola, qui es-tu Lola ? sur TMC, et qui ici offre une prestation vraiment pas mal dans le rôle de Dren. Splice, traduit de l'anglais, signifie littéralement "épissure", soit la jonction entre 2 éléments. J'ai vu beaucoup de jonctions farfelues et improbables dans ce film, mais celle entre le talent qu'a pu avoir son réalisateur par le passé et l'inconsistance de ce scénario... non, je ne vois pas. Déconseillé aux amateurs de bon cinéma !

dimanche 26 décembre 2010

On rêve tous d'un petit quelque chose

Une chronique de L u X

Ah, les films d’amour ! On en a vu, lu, revu, relu, des histoires tristes, des gaies, des qui finissent bien, des qui finissent mal... comment pouvons-nous encore être étonnés ou charmés par ces histoires ? Toujours les même créneaux, les mêmes clichés, et ce, que ces films soient anglais (malgré le flegme), français (malgré le charme) ou
américains (malgré le casting). De quoi laisser choir des générations de nouvelles romantiques. Si vous êtes dans ce cas, je vous propose de vous plonger dans un nouvel univers, une nouvelle cuisine cinématographique portée par ses propres clichés, mais qui saura réveiller vos papilles d’amoureuses alanguies. Bienvenue dans le cinéma de Bollywood !

Fort d’une production de près de 300 films par an (pour 5 milliards de tickets de cinéma vendus chaque année), le cinéma indien se caractérise surtout par ses films musicaux et ses histoires romantiques. Dans ce pays où l’amour se cache - encore aujourd’hui - derrière les mariages arrangés, les différences de milieux sociaux et les dots, il est étonnant de voir la faculté romanesque des scénaristes en la matière. Je m’en vais vous proposer quelques exemples de ces bijoux d’émotion, où le jeu théâtral des acteurs revêt une saveur massala inexistante dans notre cinéma occidental. Aujourd'hui: Kuch Kuch Hota Hai !

Qui ne se souvient de son premier amour ? Ces sentiments nouveaux qui naissent en nous, en la personne d’un inconnu, ou bien souvent d’un ami. Si Rahul (Sharukh Khan) et Anjali (Kajol) sont les meilleurs amis du monde, l’arrivée de Tina (Rani Mukherjee) à l’université va ouvrir le cœur du jeune Dom Juan, et les yeux de sa fidèle amie, qui préférera s’effacer au profit de cet amour naissant. Quand Tina meurt en couche quelques années plus tard, elle confie à sa fille une mission à accomplir lors de son huitième anniversaire: réunir Rahul et celle qui l’aimait à l’époque.

S’imaginer tenir près de trois heures de films sur une base scénaristique aussi simple peut paraître d’emblée effrayant. Et pourtant ! Scindé en deux parties, le passé contant le temps de l’université, et le présent à la recherche de la jeune femme, ce sont presque deux films côte à côte, dont les rebondissements n’ont d’égal que le kitsch de l’image, des costumes, et l’émotion qu’ils dégagent. Les couleurs omniprésentes dans le film sont l’envers de notre cinéma grisé, et le jeu souvent exagéré peut paraître déroutant au premier abord, tout comme les numéros musicaux réguliers. Comme l’on s’offre à ce nouveau cinéma, ce sont de nouvelles émotions qui nous envahissent, sous forme d’enchantement, de pieds qui ne demandent qu’à se mettre à danser, le rythme indien étant très communicatif, ou de migraine selon votre aptitude à supporter autant de chant, de danse et de couleurs flashy.

Kuch Kuch Hota Hai - Laisse parler ton coeur
Film indien de Karan Johar (1998)
Probablement un film très abordable pour se glisser dans le cinéma de Bollywood, puisqu’il allie habilement la modernité (exposition d’une culture indienne très américanisée) et tradition (mariage, coutumes et cette qualité d’image qui semble dater des années 80). De quoi ravir les romantiques en mal d’originalité, qui cherchent inlassablement un Kuch Kuch Hota Hai, un petit quelque chose…

vendredi 24 décembre 2010

À usage unique

Une chronique de Killaee

Ne vous méprenez pas, ce n'est pas un film "kleenex". Le nombre 23 fait juste partie de ces films à usage unique car, une fois la fin dévoilée, son intérêt perd de sa valeur. Je pense que vous avez une longue liste en tête de ce genre cinématographique. Inutile de tous les énumérer...

Le nombre 23 met un roman de détective au cœur de l'histoire. Cet objet, offert pour son anniversaire par la femme du héros principal, Jim Carrey alias Walter Sparrow, sera pour lui sa nouvelle raison de vivre. En effet, ce roman semble être écrit pour lui. Beaucoup de similitudes sur son enfance et surtout sur un chiffre: 23. Le nombre hante le héros du livre, il est partout... jusque dans la vie de Walter: lieu d'habitation, jour de rencontre avec sa femme, naissance de son fils, entre autres. Petit à petit, le roman devient une obsession pour Walter, qui part à la recherche de son auteur: le meurtrier de Laura Tollins. La suite, je la laisse pour vos mirettes !

Bon point du Nombre 23, le casting: Jim Carrey y est comme je l'aime. Touchant, poignant, et sérieux ! J'ai beaucoup de mal avec Jim version The Mask. je le préfère en version Eternal sunshine of the spotless mind. C'est un peu comme Will Smith: un jeu de rôle tellement plus intéressant dans Sept vies que dans Men in black. Je crois que je suis entrée dans le film directement grâce à Carrey (et pas seulement pour le nom de famille qu'il incarne - private joke !). Pas mal de frayeur - je suis une grande peureuse - et une intrigue haletante, bien ficelée. Quant aux défauts, je crois que dans ce type de film, la chute peut être devinée. Personnellement, j'ai été surprise par le bouquet final.

Le nombre 23
Film américain de Joel Schumacher (2007)
Un petit mot d'abord sur le réalisateur Joel Schumacher. Inconnu au bataillon pour moi. On lui doit Twelve (décidément, un adepte des chiffres !), Town Creek, Inland Saint et Breaking News. Je n'ai jamais entendu parler de ces films. Je compte peut-être me pencher sur Twelve, sorti en septembre 2010, qui met en exergue l'univers de la drogue: je suis assez fan de ce genre de drame. Il faut dire aussi que le beau Chace Crawford est de la partie, mais pas que pour faire plaisir à mes yeux. Je dois dire que les plans du Nombre 23 m'ont particulièrement plu. Très "blood contemporain". En le voyant, je n'ai pas pu m'empêcher de penser à La chambre 1408. Largement un cran au-dessus, il fera l'objet d'une future chronique.

mercredi 22 décembre 2010

Début du film… entrée immédiate…

Décembre 1982. J’ai eu mon tout premier choc sur grand écran… en première année de maternelle ! Mon école faisait une sortie cinéma: à l’affiche, un classique de Disney, Blanche-Neige et les sept nains. Je garde un très vague souvenir de cette escapade, mais ce qui est resté marqué à jamais dans ma mémoire, c’est l’émotion ressentie ! Je me souviens d’avoir raconté à mes parents le film dans ses détails. Perchée sur une chaise dans la cuisine, je captivais un auditoire tout acquis ! Enfin, jusqu’au passage où Blanche-Neige croque la pomme: gorge serrée, crise de larmes ! Le destin de cette princesse me prenait aux tripes ! Seul le cinéma procure de telles sensations.

Depuis, je suis accro aux images du silver screen (et aussi à celles de la petite lucarne, je le confesse volontiers). Les films, je les dévore: j’ai eu la chance d’avoir des parents qui n’ont jamais rechigné à me payer mes billets et un collège qui possédait un ciné-club (ah, les projections du jeudi soir !). Quelques années plus tard, le virus continue de me gagner et ne me quittera jamais.

Décembre 2010. Mon ami Martin, cinéphile averti, me propose de collaborer à son blog au titre évocateur de Mille et une bobines. Il faut dire qu’on en a passé des soirées à tchater sur nos coups de cœur, nos coups de gueule, nos prochaines expéditions dans les salles obscures. Déjà lectrice de ses chroniques, me voilà propulsée rédactrice. C’est pour moi une jolie façon de rendre hommage au 7ème art, à celles et ceux qui rendent cette magie possible... et de les égratigner aussi un petit peu au passage !

Prochaine séance… dans quelques jours…

Silvia Salomé au service du cinoche d’hier et d’aujourd’hui !

lundi 20 décembre 2010

Prête-moi ton blog...

À la veille de Noël, voici que Martin, ami et auteur de votre blog préféré, Mille et une bobines, me fait un cadeau inattendu: participer à ses chroniques cinoche !

Ma joie est immense, d'autant que j'aime, que dis-je ? J'adore parler cinéma. Aussi étonnant que cela puisse paraître, je n'ai pas grandi dans une famille de cinéphiles confirmés. Mais j'ai toujours eu un oeil qui louchait fermement en direction de la petite lucarne, sans oser rêver (pendant plusieurs années) de voir le "grand écran". Biberonnée avec résumés et critiques ciné des magazines spécialisés, j'ai enfin pu me faire ma propre idée en grandissant. Ah, il est loin le temps où j'enregistrais les films qui passaient à la télé en VHS et où je les regardais en six fois le matin avant d'aller en classe (quand je commençais à 9-10 heures). L'avènement du DVD et des formats associés m'a permis de découvrir sur le tard nombre de films qui avaient attisé ma curiosité.

J'en ai à vous dire sur le cinéma d'hier et d'aujourd'hui, sur les acteurs, les réalisateurs, les évolutions technologiques, les trucs qui me chiffonnent et ceux qui me réjouissent. Bref, parler ciné, ça me botte et pas qu'un peu. J'espère que mon style vous plaira, que mes critiques vous donneront envie de réagir et de commenter. Et surtout n'oubliez pas que sans nous, spectateurs passionnés, jamais le cinéma ne vivrait !

À bientôt pour mes premiers billets !

Moko-B

samedi 18 décembre 2010

Let the show begin

Tel Obélix et sa potion magique, il est des gens tombés dans le cinéma tout petits, poussés par leur papa dans un grand chaudron d'images en couleurs qui gigotent, et qui n'en sont jamais vraiment ressortis. C'est qu'il faut être habitué à l'obscurité pour tant ressentir le besoin de capter les lumières du cinématographe.

Je suis un peu de ceux-là. Comme une couleur de cheveux, un milieu social ou une fossette, le cinéma, je ne l'ai pas choisi. Il m'a été transmis, inculqué de façon naturelle, comme on m'a appris à coudre, à écrire et la recette du bourguignon familial. À se demander si le cinéma peut être génétique...

L'avantage de la culture, c'est qu'on a beau vous transmettre une base extraordinaire, vous êtes seuls maîtres de ses limites. On m'a appris la Nouvelle Vague, la Hammer, Chantons sous la pluie et Christopher Lee. J'ai découvert Lucas Arts, Bollywood et Tony Leung.

J'aime parler du cinéma comme j'aime parler du beau temps, comme quelque chose de familier. Jamais je ne me vanterai d'avoir le mot final et absolu en la matière, non non non. Mais c'est comme un vieil ami que l'on fréquente depuis longtemps: on est plus exigeant avec lui qu'avec d'autres, mais rien ne nous émeut plus que quand il parvient encore à nous étonner. J'espère pouvoir partager cette vieille connaissance avec vous. Mais chut, la salle s'éteint, le film commence.

Enchantée, je m'appelle L u X.

jeudi 16 décembre 2010

Bien le bonjour !

Tout d'abord, je tiens à remercier Martin de m'inviter à participer à ce blog, mais une petite présentation personnelle s'impose. Je m'appelle Killaee. C'est un pseudo, bien entendu. Pour les curieux, il provient d'un mélange entre deux villes irlandaises: Trallee et Kilkenny. À l'époque des débuts de MSN, j'étais assez fan de l'Irlande et l'idée m'est venue...

Certains se demanderont pourquoi signer par pseudo. J'ai raccroché mes stylos de journaliste depuis un an environ et ne souhaite pas me remettre dans le bain. Mais il est vrai que l'écriture commence à me chatouiller les doigts...

Pourquoi le cinéma ? Mes conversations cinématographiques avec Martin m'ont mis l'eau à la bouche. Je dois dire que souvent, nous ne voyons pas les mêmes films. J'ai des goûts, peut-être, assez particuliers. Vous le verrez au fil des chroniques.

J'espère que mon humble avis vous intéressera et vous donne rendez-vous très prochainement pour la première chronique.