dimanche 2 juillet 2017

Au-delà des images

Surtout, arrêtez-moi si je me trompe: ces derniers temps, l'Espagne s'est taillée une belle petite réputation autour du cinéma de genre. J'ai ainsi choisi d'aborder Tesis, le tout premier des six long-métrages du cinéaste hispano-chilien Alejandro Amenàbar, en pleine confiance. Bon... c'est aussi parce que je connaissais déjà son nom, en réalité...

Le héros de Tesis est une héroïne: Angela, étudiante en cinéma, planche sur les représentations audiovisuelles de la violence extrême. Bientôt, le professeur qui a accepté de l'aider à dénicher des films tabous... est retrouvé mort dans la salle de projection de la faculté ! Certes, on découvre auprès de lui le tube de Ventoline qu'il utilisait pour calmer son asthme, mais Angela ne croit pas à la crise fatale. L'angoisse va monter d'un cran quand Chema et Bosco, deux garçons très différents l'un de l'autre, lui donneront chacun quelques raisons supplémentaires de s'inquiéter. Vous l'aurez compris: on plonge alors en plein mystère et le suspense, de ce fait, ne fait que commencer...

L'ennui, c'est que tout cela n'est pas franchement trépidant. Je dois avouer que j'ai été vraiment étonné d'apprendre que le film avait reçu sept Prix Goya, l'équivalent des César en Espagne. Il est possible toutefois qu'il y ait moins de production cinéma chez nos voisins ibériques, ce qui ferait moins de concurrence à de tels (petits) films. Autre hypothèse: celle du "coup de vieux", en tenant compte du fait que 21 ans sont passés depuis la sortie du long-métrage. Je refuse fondamentalement de jeter le bébé avec l'eau du bain: s'il est avéré que Tesis m'a paru dépassé, ce n'est au fond qu'un film moyen. Quelque chose me suggère qu'il pourrait toutefois plaire aux adeptes du cinéma de genre... celui que j'ai évoqué au début de ce billet. Disons que, vu le genre en question, j'aurais aimé frémir davantage !

Tesis
Film espagnol d'Alejandro Amenàbar (1996)

Je crois bien que, jusqu'à ce jour, le dernier thriller venu d'Espagne que j'avais découvert restait La isla mínima, franchement meilleur sur le plan formel. Maintenir un vrai suspense pendant toute la durée d'un long-métrage n'est pas facile, c'est vrai. Je n'ai pas encore testé les films d'horreur ibériques, qui ont, eux aussi, bonne réputation. Faut-il encore que j'ajoute que je suis à l'écoute de vos suggestions ? 

12 commentaires:

Pascale a dit…

Je ne sais que te suggérer.
Tu as vu Le labyrinthe de pan j'imagine.
Indispensable.
je n'ai pas vu Tesis.

Chez Sentinelle a dit…

Horreur, fantastique and co... je pense évidemment à Álex de la Iglesia (Les Sorcières de Zugarramurdi), Guillermo del Toro (qui est mexicain mais on va pas chipoter -je pense à Mimic, L'Échine du Diable, Le Labyrinthe de Pan, Crimson Peak), Juan Antonio Bayona (L'orphelinat et son petit dernier), Alejandro Amenábar (Les autres), Guillem Morales (Les yeux de Julia), Andres Muschietti (Mama)... tu as le choix !

Pascale a dit…

Crimson Peak si on chipote pas, EVIDEMMENT.

Martin a dit…

@Pascale 1:

Non, je n'ai pas vu "Le labyrinthe de Pan"... cela dit, une collègue doit me le prêter bientôt. Donc...

Martin a dit…

@Sentinelle:

Oh ! Une belle liste ! Merci à toi !
J'ai vu "Les autres", déjà... mais il faut que je le revois pour en parler ici.

Je vais tâcher d'en voir quelques autres parmi ceux que tu as cités.
Quand, je ne sais pas, mais je vais m'efforcer de saisir les opportunités qui se présenteront.

Martin a dit…

@Pascale 2:

Je ne chipote pas toujours, hein ?
"Crimson peak" me tente bien, dans la mesure où une amie m'a demandé un avis...

Le bouche-à-oreilles cinéphile, n'est-ce pas finalement notre passion commune ?

Pascale a dit…

INDISPENSABLE.
Glaçant merveilleux...

Pascale a dit…

Je crois que le cinéma est notre passion commune mais ta curiosité m'épate. Moi j'ai l'impression de me laisser porter par le courant au rythme des sorties pas toujours réjouissantes et de manquer de curiosité.
Quoiqu'hier j'ai revu Les affameurs. Beau western de 1952.

Martin a dit…

@Pascale 1:

C'est un peu comme ça que je le conçois, ce "Labyrinthe de Pan". J'en reparlerai dès que possible.

Martin a dit…

@Pascale 2:

Manquer de curiosité ? Je ne dirais pas ça de toi !

Disons que, de mon côté, ma curiosité varie vraiment au gré de mes humeurs. C'est vrai que, dans la mesure du possible, j'aime découvrir des films variés. C'est surtout, je crois, parce qu'au-delà du divertissement, je considère le cinéma comme l'une des portes sur le monde les plus faciles à ouvrir. Et que ça me plaît de partager mes découvertes "insolites".

Dino a dit…

J'ai revu Tesis il y a peu et j'ai été nettement moins emballé que la fois où je l'avais découvert. Disons que j'ai trouvé ça intéressant mais trop "appuyé". Précision de taille : Amenabar n'avait que 23 ans (!) au moment du tournage, ça en dit quand même long sur le talent du bonhomme ...

Martin a dit…

Nous sommes d'accord sur tout.
Effectivement, le gars Amenàbar était bien jeune, à l'époque. Circonstance atténuante.