lundi 22 août 2016

Désir d'harmonie

Jour de reprise au bureau et sur les Bobines ! À l'heure où ces mots apparaissent en ligne(s), j'approche sûrement de ma pause-déjeuner au travail. Je reprends le fil des chroniques là où il s'était interrompu et vous parlerai aujourd'hui d'un drôle de film: Frank. Une histoire assez classique, en réalité, mais avec aussi un décalage, bien venu...

Le récit s'intéresse d'abord à un jeune Irlandais, Jon, qu'on découvre errant dans une ville sombre, à la recherche de son inspiration musicale défaillante. Chacun(e) des passant(e)s qu'il croise en chemin paraît pouvoir lui souffler le premier vers d'une chanson, mais Jon n'arrive jamais à aller plus loin, ni en paroles, ni en mélodie. Sa roue d'infortune semble enfin tourner quand, sur une plage, il rencontre fortuitement les membres d'un groupe dont le clavier est... indisposé. Contre toute attente, le modeste instrumentiste est alors embauché pour le remplacer, au pied levé. Il devient alors l'ami de Frank, leader étrange de cet aréopage improbable, qui porte partout une tête énorme en papier mâché. Voili voilou... je vous conseille vivement d'oublier jusqu'à l'idée d'une explication. Bienvenue chez les bizarres !

Le fait est qu'exceptée donc cette incongruité, le film se présente finalement sous une forme plus ordinaire et, au fil des séquences, compose fort joliment un portrait de groupe attachant. Je souhaite préserver votre capacité à être surpris et ne veux donc rien ajouter d'important quant aux rebondissements du scénario. Un petit conseil cependant: préparez-vous à ce que vos émotions jouent au yoyo. Heureusement, Frank a plusieurs atouts pour vous aider à endurer ces diverses montées et descentes, dont son excellent casting, porté par Domhnall Gleeson, Maggie Gyllenhaal et Michael Fassbender. Autre qualité indéniable: sa bande originale, bien sûr, toute de rock électro... pour autant que je connaisse bien mes catégories stylistiques. Quoiqu'il en soit, ce qui est certain, c'est que ces acteurs et cette atmosphère ont su m'embarquer, sans la moindre difficulté d'ailleurs. Et la fin, je vais vous le confier, est très belle également...

Frank
Film irlandais de Lenny Abrahamson (2014)

Je suis sûr qu'en fouillant un peu dans ma mémoire, je pourrais dénicher quelques autres films de ce genre, autour d'un groupe musical. Côté romcom, je peux déjà citer Once et New York melody. Un jour, il faudra bien que je me décide à voir Presque célèbre ! D'ici là, si vous avez le coeur bien accroché, je conseille Control. Ceux qui connaissent Joy Division (et Ian Curtis) me comprendront...

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Et si on va voir ailleurs, ça donne quoi ?
Sur deux (ou trois) autres blogs, j'ai entraperçu quelques chroniques sur les autres films du même cinéaste, antérieurs ou postérieurs. Pour un second avis sur celui d'aujourd'hui, je n'ai trouvé que Pascale.

6 commentaires:

Pascale a dit…

Nous serons donc deux à l'avoir vu car je n'avais eu aucun commentaire sur ce film.
Beau souvenir que tu me remets en mémoire avec Michaël Fassbender sous le masque !

Martin a dit…

D'après mes sources, le film n'a vendu que... 6.148 tickets en France !
Ravi toutefois de raviver en toi un bon souvenir (Michael le vaut bien).

princécranoir a dit…

Je ne connaissais pas du tout ce film mais il m'intrigue. Le guitariste que je vois sur la photo n'aurait-il pas la grosse tête néanmoins ? ;-)

Chez Sentinelle a dit…

Je me souviens vaguement de ce film à ma sortie, je vais le noter car je pense qu'il vaut la peine d'être vu.

Martin a dit…

@Princécranoir:

Moins qu'on ne pourrait l'imaginer ! C'est aussi parce que je le trouvais intriguant que j'ai décidé de découvrir ce film. Il est un peu plus conventionnel qu'il ne peut y paraître de prime abord, mais ce n'est pas non plus tout à fait un film comme les autres. Je serais curieux de lire ton avis à son sujet !

Martin a dit…

@Sentinelle:

Je le crois aussi. Et, même chose, je lirai avec intérêt une chronique "sentinellienne" sur le film !