lundi 13 janvier 2025

Vers la sortie ?

Il a été comédien de théâtre. Acteur cinéma et télé depuis 1991. Scénariste à partir de 2001. Emmanuel Courcol gagne à être connu. J'avais aimé Cessez-le-feu, sa première réalisation, sortie en salles au printemps 2017, et En fanfare, un coup de coeur de novembre. Aujourd'hui, voici un autre film "tourné entre les deux": Un triomphe.

Ce long-métrage s'inspire d'une histoire vraie, survenue en Suède dans le courant de l'année 1985. Étienne, un passionné de théâtre dont la carrière patine, est embauché pour donner des cours d'art dramatique à des détenus (il ignore ce qui les a conduits en prison). Ambitieux, il choisit de leur faire répéter un grand classique contemporain: le célèbre En attendant Godot de Samuel Beckett. Objectif: permettre aux taulards d'obtenir une permission de sortie pour jouer la pièce devant un public et donc entamer leur réinsertion !

Bon... Un triomphe est un tantinet plus complexe et moins convenu qu'il peut y paraître de prime abord. C'est évidemment un film positif et, à ce titre, je dirais donc que le choix de Kad Merad pour le rôle principal se justifie pleinement, malgré son registre parfois limité. J'ai passé un bon moment devant ce film, qui a notamment le mérite de nous épargner les longs et lénifiants discours sur la vie carcérale. Porté entre autres par Pierre Lottin et Sofian Khammes, il bénéficie de la présence - au second plan - de Marina Hands et Laurent Stocker. Il a été sacré "meilleure comédie" aux European Films Awards et Prix du public au Festival du film francophone d'Angoulême. Pas mal, non ?

Un triomphe
Film français d'Emmanuel Courcol (2021)

Il est dommage que ce petit film reste méconnu: 305.953 spectateurs dans les salles françaises, cela reste un triomphe des plus modestes. Certes, il n'a rien d'exceptionnel, mais il aurait mérité meilleur sort. Tous les films en prison ne peuvent pas valoir Les évadés, hein ? Après, vous êtes aussi libres de préférer la fantaisie d'un En liberté ! et de son point d'exclamation. Hé, autorisez-vous à en voir plusieurs !

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Et si je ne vous ai pas convaincus...

Je vous propose de lire également la chronique de notre amie Dasola.

dimanche 12 janvier 2025

Jeunes des campagnes

Il semble que le cinéma français s'intéresse de plus en plus au monde rural. C'est le cas du film Vingt dieux et c'est une bonne nouvelle. Premier long-métrage d'une réalisatrice de 30 ans, cet opus s'inscrit pleinement dans le difficile quotidien d'exploitants agricoles du Jura. Il a reçu le Prix de la Jeunesse au Festival de Cannes, le 27 mai 2024 !

La jeunesse ? C'est très précisément le sujet de cette habile fiction. Je dis "habile" positivement: le titre reprend une interjection locale traditionnelle et la replace dans la bouche de personnages jeunes. Parmi eux, le premier, Totone, ne va plus à l'école et ne travaille pas pour aider son père - sa mère, absente, n'est même jamais évoquée. C'est une tragédie qui va tout changer pour l'ado: la mort de son père dans un accident de voiture, après une (énième ?) soirée de beuverie. Livré à lui-même, Totone doit aussi s'occuper de sa petite soeur. Comment s'y prendra-t-il ? C'est ce que Vingt dieux va nous raconter. N'attendez pas un drame: le film est plutôt lumineux, au contraire. Sans misérabilisme ni complaisance, il dresse le portrait sensible d'une jeune génération éloignée des villes et qui se bat pour exister...

Tout commence par un long plan-séquence: d'emblée, on voit donc que la cinéaste derrière la caméra a une - bonne - maîtrise technique. "Il ne s'agissait de montrer les choses, mais de donner à les sentir". Ancienne de la CinéFabrique, une école lyonnaise, elle s'appuie aussi sur un très bon casting, entièrement composé de non-professionnels. Mais cela est-il réaliste ? Je crois que oui: le journal Le Jura agricole et rural parle en tout cas d'une vision de "la réalité jurassienne, loin des clichés bucoliques". En tant que citadin, je trouve cela rassurant. La réalisatrice, elle, a choisi de tourner sur les lieux de son enfance. Une partie de son équipe est constituée de membres de sa famille. Attention: Vingt dieux n'en est pas pour autant un long-métrage replié sur lui-même. Il s'ouvre (et nous ouvre) au contraire à l'altérité.

Vingt dieux
Film français de Louise Courvoisier (2024)

Un vrai coup de coeur pour ce grand-petit film ancré dans la réalité. J'aimerais qu'il y en ait davantage de ce type sur les écrans (géants). J'y crois un peu après une année 2024 très positive pour le cinéma français. Bref... si la ruralité vous intéresse, je peux vous conseiller de (re)voir l'incontournable Chien de la casse - d'un genre différent. Et, en remontant aussi dans le temps, Petit paysan mérite le détour !

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Le film a été très bien accueilli dans l'ensemble...

Vous pourrez notamment le vérifier sur les blogs de Pascale et Dasola. Ainsi que sur celui de Princécranoir, lui aussi tombé sous le charme.

samedi 11 janvier 2025

Très chère mère

Certains ont des histoires à raconter. D'autres des choses à dire. Steven Spielberg, réalisateur-culte de ma génération, a les deux. C'est en tout cas ce que me suggère A. I. : Intelligence Artificielle. Malgré un pathos un peu trop appuyé, ce film aux allures de conte moderne (et citant Pinocchio) est en effet parvenu à me surprendre...

Je laisse à d'autres le soin de revenir sur ce qui explique que ce sujet intéressant Stanley Kubrick soit devenu un film de Steven Spielberg. Les deux hommes s'appréciaient, semble-t-il, et c'est humblement que le second a "embrayé" après le décès du premier, en 1999. Bien...

A. I. : Intelligence Artificielle est encore un film de science-fiction. J'écris "encore" car je trouve que, plus de vingt ans après sa sortie sur les écrans, il nous invite toujours à imaginer un possible futur. Tout en abordant des thématiques humaines dont on parle aujourd'hui avec une acuité renouvelée: le développement - à vitesse grand V ! - de l'informatique-robotique et les conséquences du dérèglement climatique. Dans ce cadre, il nous offre de réfléchir sur l'humanité dans son ensemble et l'amour. Ce n'est qu'après une première partie d'exposition que le cadre se resserre autour d'un duo mère-enfant souvent très caractéristique du style et du caractère spielbergiens. Soit David, un garçon confié à une famille et qui est en fait un robot capable d'aimer. Pourrait-il réellement l'être en retour ? La question s'oriente très vite vers la relation avec la mère, supposé inaltérable. Personne n'est bien entendu obligé d'être d'accord avec ce postulat. Spielberg le défend avec l'ardeur qu'on lui connaît et des images magnifiques. Avec la BO de John Williams, ça fonctionne plutôt bien !

A. I. : Intelligence Artificielle
Film américain de Steven Spielberg (2002)

Je passe sur le jeune acteur (Haley Joel Osment, un enfant "star") pour défendre un film - un peu - plus adulte que je l'avais imaginé. C'est aussi, sans doute, l'un des plus mélancoliques de son auteur. Pour approfondir le sujet de la robotique, je suggère I'm your man. Spielberg, lui, nous parle de l'enfant qui grandit... depuis toujours ! Un thème au coeur de films forts comme Hope and glory et Boyhood.

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Et pour aller un peu plus loin aujourd'hui...

Vous pourrez voir une très riche galerie d'images chez Ideyvonne. Autres choix: l'analyse de Strum ou la critique (négative) d'Elle et Lui.

vendredi 10 janvier 2025

Habemus mysterium

Cum, avec... et Clavis, la clé... c'était donc ça ! L'étymologie latine nous indique qu'un conclave se déroule obligatoirement à huis clos. Avant même l'élection du pape, le terme désigne d'ailleurs la pièce fermée où elle a lieu, selon une tradition remontant au 11ème siècle. Cela vous intéresse ? Et moi ? Un peu. Pas au quotidien, en tout cas...

Souvenez-vous: en imaginant un secret capable d'ébranler les bases de la foi chrétienne, Da Vinci Code, un roman policier de l'auteur américain Dan Brown, était devenu un bestseller il y a une vingtaine d'années - avant une adaptation cinéma faiblarde et des suites largement dispensables. Puis, à la fin de l'année dernière, les salles obscures françaises ont accueilli un nouveau film autour de la religion catholique: Conclave, donc, qui s'amuse avec l'idée que le Vatican nous cache des choses parce que ses grands cardinaux sont confinés pour désigner leur chef spirituel. Hé ! Notre chère République aussi prévoit que le citoyen s'exprime dans un isoloir et une urne scellée ! Le vrai sujet de mon film du jour n'est peut-être pas tant les énigmes autour des souverains pontifes que les manoeuvres d'ordre politique qui, peu ou prou, précèdent leur montée sur le trône de Saint-Pierre. Un vrai bon sujet de thriller au cinéma, même si toute ressemblance avec... vous connaissez l'expression. Ça ne choque plus grand-monde. Et tant mieux, si les croyants laissent les artistes un peu tranquilles...

En guise d'illustration, j'ai placé une photo de Ralph Fiennes, excellent dans le rôle complexe de l'organisateur du conclave. J'ai retenu aussi celle d'Isabella Rossellini, parfaite en soeur et "gardienne du temple". Elle comme lui sont ici les visages (convaincants) de personnes qui, ne l'oublions pas, s'engagent sur un même chemin pour la vie entière. Conclave n'est cependant pas qu'un double portrait, si réussi soit-il. C'est un film de mystère, dont découle une révélation... tiens, tiens ! Non sans intelligence, il souligne d'ailleurs que le doute est nécessaire aux hommes. Sans lui, point de mystère et la foi deviendrait inutile. Soyez rassurés: il n'est pas indispensable d'être un théologien expert pour prendre plaisir à l'exposé de ces considérations de haut vol. Superbement mis en scène, le long-métrage reste accessible à tous. Certains en ont même fait le favori des prochains Oscars, le 2 mars. Vous me permettrez de réserver mon pronostic et de vous répéter qu'en matière d'art, il me semble bien préférable d'évaluer sur pièces. Et ce à chaque fois que nous y sommes autorisés, bien évidemment...

Conclave
Film américain de Edward Berger (2024)

Le sujet est intéressant et la mise en scène soignée: quatre étoiles bien méritées, à mon avis, pour ce long-métrage de belle complexité. Seuls bémols: un rythme un peu lent et des images parfois sombres face aux standards hollywoodiens... mais cela contribue à l'ambiance. Attention: le propos est très différent de celui de Habemus papam. D'un certain point de vue, il s'avère sûrement plus audacieux encore !

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Allez ! On quitte Rome et on va voir ailleurs...

C'est l'occasion de lire enfin les avis - positifs - de Pascale et Dasola.

jeudi 9 janvier 2025

Un tueur à attraper

Vous le savez aussi bien que moi, non ? Si certains films démarrent lentement, d'autres savent aussitôt happer l'attention du spectateur. Celui que je présenterai aujourd'hui entre dans la seconde catégorie. J'avais raté Misanthrøpe sur grand écran en 2023 et je le regrettais. Le cinéma ne nous offre pas tous les jours un thriller aussi haletant...

Eleanor Falco travaille pour la police de Baltimore, dans le Maryland. Elle aurait préféré bosser au FBI, mais des troubles psychologiques sévères l'ont empêchée d'obtenir la validation de sa candidature. Conséquence: un soir de Saint-Sylvestre, c'est un patron de restaurant ordinaire qui la sollicite pour être débarrassé d'une cliente pénible. Cette mission de routine passe vite au second plan: des fêtards viennent d'être abattus au fusil par un tireur caché dans un immeuble. Ce n'est que le début des ennuis... et d'une longue chasse à l'homme. Geoffrey Lammark, un officier supérieur du Bureau fédéral, s'aperçoit qu'Eleanor sait analyser la logique criminelle et possède une rigueur dans l'investigation dont la majorité de ses hommes sont dépourvus. Je le redis: Misanthrøpe part alors sur d'excellentes bases narratives. C'est d'autant plus appréciable que la technique, elle, est à la hauteur. Que le film ait été tourné à Montréal n'a aucune importance, en fait...

Dans cette Amérique déliquescente, la fiction fait écho à la réalité. Reste à saisir le sens du titre français - loin, très loin de Molière. Vous aurez au moins une piste à suivre, le To catch a killer original étant quasi-hitchcockien et de fait bien plus neutre. Je suis convaincu qu'à l'instar des enquêteurs, vous chercherez à comprendre le mobile du tueur. Autant le dire franchement: ce n'est pas le plus intéressant. En revanche, j'ai vraiment BEAUCOUP apprécié le jeu des acteurs. Avec en tête, bien sûr, le duo Shailene Woodley / Ben Mendelsohn. Investie, la jeune femme est même créditée comme coproductrice. Son partenaire affiche quant à lui un charisme sans faille et je pense que l'évolution de son personnage vous surprendra (agréablement). Évidemment, je ne vais pas vous dévoiler tous les détails de l'intrigue dans cette chronique, mais quelques rebondissements spectaculaires devraient tenir vos sens en éveil jusqu'à la fin du métrage. Yessssss !

Misanthrøpe
Film américain de Damiàn Szifrón (2023)

Un réalisateur venu d'Argentine et un O barré d'apparence scandinave dans le titre français: tout cela est idéal pour brouiller les pistes. Est-ce la raison de l'échec du film dans notre pays ? Il n'aura attiré qu'à peine plus de 198.000 spectateurs dans nos salles obscures. Zodiac et Prisoners m'avaient pourtant paru au moins aussi sombres. Côté européen, (re)voyez Les Ardennes, L'affaire SK1 et Hinterland.

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Et chez mes blog-potes, on en pense quoi ?

Dasola, Princécranoir et Lui ont tous un avis globalement positif. Pascale, à l'inverse, n'a pas aimé et s'est même passée de chronique !

mercredi 8 janvier 2025

Des intégrations

C'est peut-être étonnant: la place qu'occupent les courts-métrages dans ma cinéphilie est somme toute assez réduite. Il faut remonter jusqu'au 4 septembre pour trouver la trace d'une dernière chronique. Ce mercredi, un petit mot rapide sur trois films que j'ai découverts lors d'une soirée initiée par des amis. Éloïse, Hugo, Damien... merci !

Zone immigrée
Collectif Mohamed - 1979 - France - 36'

Saisissant, ce grand-petit film est l'oeuvre d'un garçon de 19-20 ans. Tourné à Vitry-sur-Seine et Alfortville, il capte les lieux et habitants dans une approche documentaire, s'interrogeant sur la violence endémique de ces quartiers dits populaires. Le discours des jeunes témoigne ainsi d'une relation plus que tendue avec l'autorité policière. Présent lors de la projection, le réalisateur, Mohamed Salah Azzouzi, nous a parlé du "complexe d'égalité" qui l'anime toujours aujourd'hui. Son court figure depuis 2018 dans les collections du Centre Pompidou.

Retour au bled
Les films de la Villeneuve - 2024 - France - 11'

Certain(e)s d'entre vous se souviennent probablement de cet épisode marquant de l'histoire française: fin 1983, après des affrontements entre jeunes et policiers dans la banlieue lyonnaise, des militants entament une longue "Marche pour l'égalité et contre le racisme". Bouzid Kara, l'un des porte-paroles du mouvement, en tire un livre. Quelques extraits sont lus dans ce court, où un jeune Français d'origine algérienne s'interroge sur sa nationalité de coeur. Le ton désabusé de sa voix laisse penser qu'il est partout un étranger. Aïe... 

La clôture
Tariq Teguia - 2003 - Algérie - 24'
Je connaissais le réalisateur pour avoir vu deux longs de fiction tournés après ce docu: Inland (2008) et Révolution Zendj (2013). Cela a pu me faciliter l'approche de ces images d'Alger historiques. Écho lointain à ce qui peut se passer en France, l'humeur désespérée d'une certaine jeunesse algérienne est plus que prégnante. Il faut dire que le pays se relevait à peine - et très imparfaitement - des années noires de la guerre civile. En est-il vraiment sorti désormais ? Teguia laisse parler ses futurs acteurs. Autant de possibles candidats à l'exil !

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Un mot de conclusion...

Ces trois films ont été projetés lors d'une soirée de la Cinémathèque de Grenoble, partenaire d'autres associations et organisations locales. La Cinémathèque est en outre la cheville ouvrière du célèbre Festival du film court en plein air, dont la 48ème édition est annoncée du 25 au 28 juin cette année (les appels à candidatures étant déjà lancés). J'aurai sûrement le temps d'y revenir, si jamais cela vous intéresse...

mardi 7 janvier 2025

Une emmerdeuse...

Un adage prétend qu'il vaut mieux vivre seul que mal accompagné. Mon film du jour vous invite à y réfléchir. Il s'appuie sur un scénario original de Luis Alcoriza (l'un des habituels collaborateurs de Buñuel) et occupait le vingt-septième rang d'un Top 100 des meilleurs films mexicains établi en 2020. Oui, cela aura suffi à titiller ma curiosité...

Pablo Morales ne vit pas seul, mais peut-être est-il mal accompagné. En tout cas, sa femme se plaint jour et nuit des mauvais traitements qu'il lui ferait subir. Elle frémit dès qu'il s'approche d'un peu trop près et ose la toucher sans avoir même pris soin de se laver les mains. Bref, Gloria ne supporte plus de cohabiter avec ce mari taxidermiste. Faut-il penser que, dès son titre, Le squelette de Madame Morales s'oriente vers une conclusion funeste ? Je vous laisserai le découvrir. Comédie noire, ce long-métrage iconoclaste ne manque pas d'atouts pour vous plaire. Pour ma part, je l'ai juste trouvé un peu prévisible. On peut aussi regretter qu'il exploite peu son arrière-plan mexicain. Je l'ai toutefois apprécié sur la forme, grâce à une superbe photo noir et blanc - un écho aux chefs d'oeuvre de l'expressionnisme allemand...
 
Le squelette de Madame Morales
Film mexicain de Rogelio A. Gonzàlez (1960)

Des années 1930 à l'aube des années 1970, il se dit que le cinéma mexicain a connu un âge d'or, permettant à certaines productions d'atterrir sur le marché américain sans plier devant la concurrence. Bon... je ne suis pas certain que mon film du jour fasse partie du lot. Je tiens en revanche à vous conseiller de (re)voir Double destinée. Vous connaissez d'autres pépites latino-américaines ? Je vous écoute !

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Et pour en savoir (un peu) plus...

Vous pouvez également compter sur l'expertise de "L'oeil sur l'écran".

lundi 6 janvier 2025

Comme par enchantement

On reproche fréquemment à Disney de ne faire que de l'appropriation culturelle, c'est-à-dire de puiser dans le folklore d'autres civilisations pour concevoir le scénario de ses films - oui, c'est vrai: je résume. Avec Encanto - La fantastique famille Madrigal, le studio nous offre de voyager jusqu'en Colombie. Un pays que je ne connais qu'à peine...

Peu importe, en réalité: j'estime qu'il n'est absolument pas nécessaire d'avoir arpenté l'Amérique latine pour apprécier ce film d'animation. Nous plongeons donc dans l'intimité d'une famille - les Madrigal, si ! - dont chaque membre dispose d'un "super-pouvoir" bien particulier. Pepa peut contrôler le climat, Luisa soulever n'importe quelle charge sans le moindre effort, Dolores entendre le plus petit son imaginable, Antonio parler aux animaux... bon, vous avez compris le principe. Seule la pauvre Mirabel n'a pas de don et fait ainsi figure d'exception. Pas de surprise: Encanto nous invite à accepter cette différence supposée et à y voir une richesse pour toute une petite communauté. Je ne suis pas étonné non plus que Disney classe déjà ce film musical parmi ses "Classiques d'animation" (ce serait même le soixantième). Et très franchement, de mon côté, le plaisir a été au rendez-vous ! Bien entendu, il faut apprécier les chansons: il y en a huit, imaginées par Lin-Manuel Miranda, l'un des grands compositeurs de Broadway. Mon seul regret ? Que le film n'ait pas d'office été réalisé en espagnol.

Encanto - La fantastique famille Madrigal
Film américain de B. Howard, J. Bush et C. Castro Smith (2021)

Grâce à ce long-métrage, Disney renouait avec la sortie traditionnelle d'un classique pour Noël (au cinéma et pas juste sur sa plateforme). Avec 3.229.762 entrées, le film s'est classé troisième au box-office français en 2021 - un résultat correct pour la période post-Covid. Quatre ans plus tôt, le Mexique de Coco (Pixar) avait fait mieux. Vous hésitez ? Je vous recommande donc... de voir les deux, voyons !

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Vous en voulez encore ?

Parfait: "L'oeil sur l'écran" et "Sur la route du cinéma" vous attendent.

dimanche 5 janvier 2025

Le plein d'esprits

Je m'en veux un peu d'avoir laissé passer le dernier Robert Zemeckis au cinéma. J'ai compensé avec Fantômes contre fantômes, un film qu'il a produit il y a déjà un bon moment: au milieu des années 90. Bon... je l'ai surtout regardé pour l'acteur principal: Michael J. Fox. Atteint par la maladie de Parkinson, il poursuit pourtant sa carrière...

En remontant - presque - trente ans en arrière, vous le retrouverez dans la peau d'un dénommé Frank Bannister, un prétendu médium spécialisé dans la chasse aux esprits. Rodé, son petit commerce s'avère plutôt lucratif: notre ami s'est associé avec deux âmes égarées pour semer la panique parmi les habitants de sa ville et être appelé au secours pour affronter les spectres les plus terrifiants. Seulement, un jour, il fait face à la Grande Faucheuse elle-même. Vous l'aurez compris: rien n'est très sérieux dans cette comédie horrifique, qui tient efficacement ses promesses et constitue dès lors un divertissement agréable pour les amatrices et -teurs du genre. J'ajoute toutefois que Fantômes contre Fantômes est moins "policé" que certains films d'aujourd'hui - de la même catégorie, bien sûr. Ami(e)s féministes, vous noterez également qu'il prolonge le mythe de la damsel in distress secourue par le chevalier. Mais avec humour !

Fantômes contre fantômes
Film américano-néo-zélandais de Peter Jackson (1996)

J'aimais bien le titre original: The frighteners (Les épouvanteurs ?). En tout cas, c'est chouette aussi de (re)découvrir les premiers films de Peter Jackson avant qu'il se lance dans Le seigneur des anneaux. Cet opus m'a rappelé un autre Zemeckis: La mort vous va si bien. Sincèrement, Les valeurs de la famille Addams me paraît au-dessus. Mais je suis prêt à changer d'avis avec vos éventuelles suggestions...

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Et en allant fouiller un peu ailleurs...

J'ai fini par retrouver cette vieille chronique de notre ami Laurent. J'ignore s'il hante toujours cette page (ou même d'autres sur la toile) !

samedi 4 janvier 2025

La suite !

Allez... la page de 2024 est tournée depuis déjà quelques jours. L'heure est venue pour moi de vous souhaiter une belle année 2025. Un millésime doux, chaleureux, amical, sensible, pétillant - et rigolo !

Mille et une bobines
repart. Jusqu'à quand ? Je n'en ai aucune idée. Très concrètement, je ne vois aucune raison d'arrêter, car le plaisir d'écrire et d'échanger des impressions sur le cinéma est toujours là. Mais vous le savez comme moi: la vie réserve des surprises - bonnes ou mauvaises - qui changent la donne et redéfinissent nos priorités. Cela dit, je vous donne rendez-vous dès demain midi pour... la suite !

PS: mon petit doigt me dit que c'est l'anniversaire de Pascale aujourd'hui ! À vous de voir ce qu'il convient de faire de cette info...