Je ne peux pas prétendre être un connaisseur de François Truffaut. J'ai vu certains de ses films - quelques-uns sont présentés ici. L'idée m'est venue de regarder La peau douce, que j'avais pu enregistrer lors d'un passage sur Arte, en... octobre 2014. La chaîne binationale l'avait classé parmi les films "intimes et tourmentés" de son auteur...
Il semble que Truffaut ait mis beaucoup de lui dans cette histoire d'adultère bourgeois, en y injectant les affres de l'un de ses vécus amoureux et allant jusqu'à tourner dans son propre appartement. Bâti sur des cendres, La peau douce a pour premier personnage principal un homme ordinaire, vaguement caché sous les traits d'un écrivain reconnu. Le récit débute à peine que ce Pierre Lachenay essaye déjà d'attraper un avion pour Lisbonne: son retard et son empressement suggèrent nettement la sensation d'étouffement qui est la sienne dans son univers quotidien. L'homme s'échappe donc et, en chemin vers le Portugal, rencontre une hôtesse de l'air dont il s'éprend aussitôt. Dès cet instant, il mènera une double vie, pour le meilleur probablement, mais aussi et surtout pour le pire. Ce qui est montré de l'attitude de ce pseudo-héros ne me l'a pas rendu sympathique. Jean Desailly, que j'ai découvert avec ce rôle, l'incarne avec justesse.
De part et d'autre de la tromperie, j'ai également apprécié le jeu nuancé de Nelly Benedetti (la femme) et certainement plus encore celui de Françoise Dorléac (la maîtresse). Les habitués de ce cinéma assurent que, pour sa mise en scène, Truffaut s'est beaucoup inspiré de son maître en suspense, Alfred Hitchcock himself. Je le crois volontiers. Cela dit, on devine assez vite comment tout ça peut finir. Est-ce un défaut ? Je ne le pense pas. Certes fraîchement accueilli lors de sa sortie, La peau douce a perdu de sa modernité thématique et formelle, mais demeure un film appréciable, que je suis content d'avoir vu. Seuls les dialogues m'ont paru un peu plaqués, parfois. Pour son auteur, il s'agissait surtout de réaliser un film "indécent, complétement impudique, assez simple, mais très triste". Un cahier des charges audacieux pour l'époque, mais je dirais que le programme est respecté. Petit bémol pour la fin, que j'ai trouvée un peu abrupte.
La peau douce
Film français de François Truffaut (1964)
Sans en faire un incontournable, je considère donc ce long-métrage comme l'une des pièces intéressantes du puzzle-carrière du cinéaste. J'ai particulièrement apprécié son noir et blanc classieux, qui finira d'appuyer mon envie de revoir Les 400 coups et/ou Jules et Jim. Maintenant, en attendant, libre à vous de plonger vers la noirceur avec La chambre verte ou bien L'histoire d'Adèle H. (mon préféré).
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Il semble que le film ait la cote, désormais...
On en parle chez Chonchon, Sentinelle, Eeguab, Lui et Princécranoir !
Il semble que Truffaut ait mis beaucoup de lui dans cette histoire d'adultère bourgeois, en y injectant les affres de l'un de ses vécus amoureux et allant jusqu'à tourner dans son propre appartement. Bâti sur des cendres, La peau douce a pour premier personnage principal un homme ordinaire, vaguement caché sous les traits d'un écrivain reconnu. Le récit débute à peine que ce Pierre Lachenay essaye déjà d'attraper un avion pour Lisbonne: son retard et son empressement suggèrent nettement la sensation d'étouffement qui est la sienne dans son univers quotidien. L'homme s'échappe donc et, en chemin vers le Portugal, rencontre une hôtesse de l'air dont il s'éprend aussitôt. Dès cet instant, il mènera une double vie, pour le meilleur probablement, mais aussi et surtout pour le pire. Ce qui est montré de l'attitude de ce pseudo-héros ne me l'a pas rendu sympathique. Jean Desailly, que j'ai découvert avec ce rôle, l'incarne avec justesse.
La peau douce
Film français de François Truffaut (1964)
Sans en faire un incontournable, je considère donc ce long-métrage comme l'une des pièces intéressantes du puzzle-carrière du cinéaste. J'ai particulièrement apprécié son noir et blanc classieux, qui finira d'appuyer mon envie de revoir Les 400 coups et/ou Jules et Jim. Maintenant, en attendant, libre à vous de plonger vers la noirceur avec La chambre verte ou bien L'histoire d'Adèle H. (mon préféré).
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Il semble que le film ait la cote, désormais...
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