jeudi 12 février 2026

Au bout du bout

Je vous préviens: l'opus du jour devrait rester loin de mon top 2026. Afin de ne pas me prendre la tête, j'ai choisi de vous parler d'un film qui titillait ma curiosité depuis un bon petit moment: Terminus. Attention les yeux, car il est très souvent présenté comme un nanar ! Fallait-il espérer autre chose de Johnny Hallyday tête d'affiche ? Euh...

Sidéré par ce que j'ai vu, je suis allé à la pêche aux infos Internet. Certaines des sources que j'ai pu trouver sur ce long-métrage oublié affirment que l'idole des jeunes avait produit le film, quand d'autres mettent en avant les différentes vacheries qu'il a pu dire à son sujet après coup. L'unanimité revient sur un parallèle avec... Mad Max ! Sorti une petite décennie plus tôt, le road movie post-apocalyptique réalisé par George Miller avait influencé Johnny dans la mise en scène de certains concerts géants - c'est une vérité facilement vérifiable. Autre élément factuel: Terminus est, lui aussi, un film "sur la route" et pseudo-futuriste (une vision dystopique de la fin des années 80). Une mystérieuse organisation y promeut une nouvelle discipline "sportive", quelque part entre le rallye raid... et le football américain.

*** ATTENTION, POSSIBLES SPOILERS ***
Concrètement, c'est donc une course de camions du type Paris-Dakar avec un seul équipage, rouge, opposé aux autres, gris, dont l'objectif est juste de l'empêcher de franchir la ligne d'arrivée. Un argument dramatique qui va se compliquer quand il sera question de machines intelligentes, de territoires interdits et de clonages d'êtres humains...

Vous êtes encore là ? C'est gentil, parce que je pourrais comprendre que vous ayez déjà renoncé à voir ce machin. Je m'y suis intéressé parce que c'est un film de Pierre-William Glenn, un chef-opérateur réputé que j'ai découvert (et évoqué ici même) en novembre dernier. Sans pitié, certains estiment qu'il a complètement foiré son passage derrière la caméra comme réalisateur. Il faut avouer que Terminus paraît difficilement défendable autrement que comme un réel OVNI. Doté d'un budget confortable, il avait bien déçu ceux qui l'attendaient avec impatience, à l'époque, et dès lors fait un flop plutôt colossal. D'aucuns disent même qu'il a contribué à plomber le cinéma de genre franco-français pour de longues années. Ses vedettes internationales n'ont pas sauvé sa réputation, semble-t-il, et on s'amuse aujourd'hui devant la présence-éclair de Karen Allen, alias Marion, la petite amie d'Indiana Jones depuis 1981 (cf. Les aventuriers de l'arche perdue). L'acteur allemand Jürgen Prochnow, lui, est là tout au long du film dans trois rôles différents. Ah, c'est un sacré gloubi-boulga, les amis !

Terminus
Film français de Pierre-William Glenn / 1987

Français, oui... mais cet opus a aussi bénéficié de producteurs venus d'Allemagne ou de Hongrie ! Sur les lieux de tournage, l'ami Johnny avait été content, dit-on, d'oublier sa rupture avec Nathalie Baye. Bon... bientôt quarante ans plus tard, le film est devenu une rareté. Mad Max - oui, j'y reviens - est sans aucun doute bien plus accessible. Et ce n'est pas un nanar, comparé à Cherry 2000 et Action Jackson !

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Quelques mots encore sur Johnny lui-même...

J'ai cru constater que même une partie de ses fervents admirateurs jugeaient le rockeur comme un piètre comédien. Sa frimousse d'enfant apparaît dans Les diaboliques, où il était figurant, à 12 ans. J'ai de bons souvenirs de plusieurs de ses films, L'homme du train ayant fait l'objet d'une chronique, comme Conseil de famille, Wanted ou Chacun sa vie. Le dernier est un Claude Lelouch et Mister Hallyday tourna encore avec ce cinéaste dans Salaud, on t'aime. Je suis sûr que je le regarderai un jour parce qu'une amie y fait une apparition ! Je compte aussi rattraper Le spécialiste, western de Sergio Corbucci. Et pourquoi pas Les silences de Johnny ? En 2019, ce documentaire de... Pierre-William Glenn était élogieux pour sa carrière au cinéma. Un art qu'il présentait comme "(son) seul endroit de liberté", paraît-il.

Oui, oui, j'en termine ! Deux choses pour finir...

Une chronique de l'ami Laurent, lui aussi sorti des radars. Et en guise de point final, un long billet de Joss... que je vous laisserai découvrir.

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