Vous avoir parlé lundi du film d'ouverture du dernier Festival de Cannes m'a donné envie de jeter un oeil au calendrier prévisionnel des sorties des autres films récemment projetés sur la Croisette. J'ai vu la moitié des 22 films retenus en sélection officielle l'an passé. Mon score 2026 sera-t-il plus élevé ? Peut-être. Ou pas ! Je n'en ai pas la moindre idée...
Ce qui semble acquis, c'est qu'il nous faudra attendre jusqu'au 19 août pour voir Fjord, la Palme d'or. C'est la deuxième fois que la récompense suprême consacre le réalisateur roumain Cristian Mungiu, déjà honoré en 2007 pour 4 mois, 3 semaines, 2 jours, un film sur l'avortement. D'après le Figaro, son nouvel opus "suit les Gheorghiu, un couple roumano-norvégien très pieux installé dans un village, où leurs voisins et la protection de l’enfance vont faire vaciller un fragile équilibre". Présenté ainsi, cela ne me tente que très moyennement, mais on verra !
A priori, je suis plutôt attiré par Minotaure, le Grand Prix du jury 2026. Une raison à cela: l'identité de son réalisateur, Andreï Zviaguintsev. Généralement, ce réalisateur russe propose des films d'une intensité remarquable et n'hésite pas à faire entendre une voix tout à fait libre. Après avoir reçu son trophée, il a d'ailleurs évoqué la guerre en Ukraine et appelé Vladimir Poutine à "mettre un terme à cette boucherie". Soyons patients, désormais: son film doit sortir le 14 octobre prochain. Parmi ses sources d'inspiration, on a parlé d'un certain Claude Chabrol...
Et sinon ? Je constate que, cette année, le jury s'est montré généreux en désignant au total QUATRE lauréats pour les Prix d'interprétation. Chez les dames, d'abord, Virginie Efira et la Japonaise Tao Akamoto décrochent la timbale pour Soudain, un film nippon sur les soins apportés aux personnes âgées (sortie française programmée le 12 août). Du côté des hommes, un duo franco-belge s'illustre: Emmanuel Macchia et Valentin Campagne, 20 et 22 ans, occupent les deux rôles principaux de Coward, un long-métrage sur l'homosexualité de deux soldats engagés dans la Guerre de 1914 (sans encore de date de sortie connue). Il y a aussi eu deux ex-aequo pour la mise en scène, cette année. Soit...
Je ne vais pas citer tout le monde: ce serait sans nul doute fastidieux. Une chose à ne surtout pas oublier: plusieurs films présentés à Cannes sont d'ores et déjà sortis dans les salles obscures... et je pense en voir quelques-uns. Au choix: Autofiction, le nouveau Pedro Almodovar, et L'être aimé, signé Rodrigo Sorogoyen, sont certes repartis bredouilles de la Croisette, mais semblent faire honneur à la vitalité du cinéma espagnol. On peut aussi opter pour Histoires parallèles, le film français de l'Iranien Asghar Farhadi - le mélange des cultures est une chance. Perso, je tiens à voir Garance, avec une Adèle Exarchopoulos alcoolique au mieux de son talent, Notre salut, qui nous présente Swann Arlaud dans le costume d'un collabo, et Sheep in the box, le tout nouvel opus de Hirokazu Kore-eda. Est-ce que j'en ai négligé ? L'avenir nous le dira...
La rumeur veut qu'un bon Festival de Cannes n'existe pas... sans pluie. Mais, plus que les intempéries, ce sont régulièrement les polémiques plus ou moins fondées qui viennent animer les habitués de la Croisette. Cette année, les débats se sont enflammés autour d'une tribune signée par quelque 600 professionnels du cinéma - des acteurs, réalisateurs, scénaristes, producteurs ou techniciens. Objectif: dénoncer la mainmise de Vincent Bolloré sur le secteur. De quoi pousser Canal +, par le biais de son président Maxime Saada, à prendre la défense de son actionnaire de référence et à indiquer que les signataires seraient désormais privés de financement. 160 millions d'euros devaient être alloués cette année !
Je n'ai que peu d'infos supplémentaires à ce stade, n'ayant suivi l'actu festivalière que de loin, cette fois. J'ai tout de même eu des échos favorables de la prestation d'Eye Haïdara en maîtresse de cérémonie. Elle aussi est visible sur grand écran en ce moment, avec Mata, un film d'espionnage sorti le 27 mai (et dont je vous reparlerai... peut-être). Comme souvent, le temps est vite passé sur la Croisette: les habitués des festivals se tournent désormais vers Venise, où la 83ème Mostra démarrera le 2 septembre prochain. D'ici là, il se peut que Cannes nourrisse d'autres chroniques sur Mille et une bobines, à court terme. Négliger ce grand événement serait à mes yeux tout à fait impensable...
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Que faut-il en espérer pour le millésime 2027 ?
Il est beaucoup trop tôt pour le savoir, mais on peut d'ores et déjà noter que le Festival célébrera sa 80ème édition (les dates restant à préciser).
En bonus, ce que j'ai vu de la sélection officielle 2025...
La Palme bien sûr : Un simple accident
Et (par ordre alphabétique) : L'agent secret / Alpha / Dossier 137
The mastermind / Nouvelle vague / La petite dernière
The Phoenician scheme / Romería / Sirāt / Le son des souvenirs
Et sans transition aucune...
Un petit rappel: Disclosure day, le nouveau Spielberg, sort aujourd'hui.
Ce qui semble acquis, c'est qu'il nous faudra attendre jusqu'au 19 août pour voir Fjord, la Palme d'or. C'est la deuxième fois que la récompense suprême consacre le réalisateur roumain Cristian Mungiu, déjà honoré en 2007 pour 4 mois, 3 semaines, 2 jours, un film sur l'avortement. D'après le Figaro, son nouvel opus "suit les Gheorghiu, un couple roumano-norvégien très pieux installé dans un village, où leurs voisins et la protection de l’enfance vont faire vaciller un fragile équilibre". Présenté ainsi, cela ne me tente que très moyennement, mais on verra !
A priori, je suis plutôt attiré par Minotaure, le Grand Prix du jury 2026. Une raison à cela: l'identité de son réalisateur, Andreï Zviaguintsev. Généralement, ce réalisateur russe propose des films d'une intensité remarquable et n'hésite pas à faire entendre une voix tout à fait libre. Après avoir reçu son trophée, il a d'ailleurs évoqué la guerre en Ukraine et appelé Vladimir Poutine à "mettre un terme à cette boucherie". Soyons patients, désormais: son film doit sortir le 14 octobre prochain. Parmi ses sources d'inspiration, on a parlé d'un certain Claude Chabrol...
Et sinon ? Je constate que, cette année, le jury s'est montré généreux en désignant au total QUATRE lauréats pour les Prix d'interprétation. Chez les dames, d'abord, Virginie Efira et la Japonaise Tao Akamoto décrochent la timbale pour Soudain, un film nippon sur les soins apportés aux personnes âgées (sortie française programmée le 12 août). Du côté des hommes, un duo franco-belge s'illustre: Emmanuel Macchia et Valentin Campagne, 20 et 22 ans, occupent les deux rôles principaux de Coward, un long-métrage sur l'homosexualité de deux soldats engagés dans la Guerre de 1914 (sans encore de date de sortie connue). Il y a aussi eu deux ex-aequo pour la mise en scène, cette année. Soit...
Je ne vais pas citer tout le monde: ce serait sans nul doute fastidieux. Une chose à ne surtout pas oublier: plusieurs films présentés à Cannes sont d'ores et déjà sortis dans les salles obscures... et je pense en voir quelques-uns. Au choix: Autofiction, le nouveau Pedro Almodovar, et L'être aimé, signé Rodrigo Sorogoyen, sont certes repartis bredouilles de la Croisette, mais semblent faire honneur à la vitalité du cinéma espagnol. On peut aussi opter pour Histoires parallèles, le film français de l'Iranien Asghar Farhadi - le mélange des cultures est une chance. Perso, je tiens à voir Garance, avec une Adèle Exarchopoulos alcoolique au mieux de son talent, Notre salut, qui nous présente Swann Arlaud dans le costume d'un collabo, et Sheep in the box, le tout nouvel opus de Hirokazu Kore-eda. Est-ce que j'en ai négligé ? L'avenir nous le dira...
La rumeur veut qu'un bon Festival de Cannes n'existe pas... sans pluie. Mais, plus que les intempéries, ce sont régulièrement les polémiques plus ou moins fondées qui viennent animer les habitués de la Croisette. Cette année, les débats se sont enflammés autour d'une tribune signée par quelque 600 professionnels du cinéma - des acteurs, réalisateurs, scénaristes, producteurs ou techniciens. Objectif: dénoncer la mainmise de Vincent Bolloré sur le secteur. De quoi pousser Canal +, par le biais de son président Maxime Saada, à prendre la défense de son actionnaire de référence et à indiquer que les signataires seraient désormais privés de financement. 160 millions d'euros devaient être alloués cette année !
Je n'ai que peu d'infos supplémentaires à ce stade, n'ayant suivi l'actu festivalière que de loin, cette fois. J'ai tout de même eu des échos favorables de la prestation d'Eye Haïdara en maîtresse de cérémonie. Elle aussi est visible sur grand écran en ce moment, avec Mata, un film d'espionnage sorti le 27 mai (et dont je vous reparlerai... peut-être). Comme souvent, le temps est vite passé sur la Croisette: les habitués des festivals se tournent désormais vers Venise, où la 83ème Mostra démarrera le 2 septembre prochain. D'ici là, il se peut que Cannes nourrisse d'autres chroniques sur Mille et une bobines, à court terme. Négliger ce grand événement serait à mes yeux tout à fait impensable...
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Que faut-il en espérer pour le millésime 2027 ?
Il est beaucoup trop tôt pour le savoir, mais on peut d'ores et déjà noter que le Festival célébrera sa 80ème édition (les dates restant à préciser).
En bonus, ce que j'ai vu de la sélection officielle 2025...
La Palme bien sûr : Un simple accident
Et (par ordre alphabétique) : L'agent secret / Alpha / Dossier 137
The mastermind / Nouvelle vague / La petite dernière
The Phoenician scheme / Romería / Sirāt / Le son des souvenirs
Et sans transition aucune...
Un petit rappel: Disclosure day, le nouveau Spielberg, sort aujourd'hui.






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