Et voilà ! Encore un film qui pourrait joliment introduire une chronique toute consacrée à l'usage de la couleur dans le cinéma hollywoodien ! J'insiste: Le brigand bien-aimé porte bien ses presque neuf décennies. Ce western est souvent présenté comme précurseur et je l'ai découvert par un hasard heureux - un soir de mai, sur Arte et avec ma chère mère.
Contrairement à elle (et au public des années 30), le nom Jesse James pourrait vous être familier. J'imagine qu'il l'était pour les Américains d'alors, puisqu'il est repris comme titre original de ce long-métrage. Sans doute l'était-il encore davantage pour les hommes et les femmes de la fin du 19ème siècle, sitôt la Guerre de sécession enfin terminée...
Ajustant les faits historiques à sa vision, le scénariste Nunnaly Johnson réinvente Jesse James et présente d'abord ce bandit de grand chemin comme une victime: celle des exploitants ferroviaires - sans scrupule - qui ont tué sa mère, la vieille dame ayant refusé de céder son terrain. Avec son frère Frank, le jeune homme entame alors une vie de cavale. Étonnamment, il acquiert la réputation d'une sorte de Robin des Bois des terres rurales du Sud et peut épouser la belle Zerelda - alias Zee. Même s'il apparaît alors comme le chef d'une bande de pilleurs de trains et de banques, Jesse est presque toujours charismatique et avenant. Tyrone Power livre ici une composition qui justifie pleinement le titre français du film: oui, Le brigand bien-aimé est un homme attachant. Comment évoluera-t-il ? Je vous laisserai le découvrir par vous-mêmes. Chevaucher avec Nancy Kelly (Zee) et Henry Fonda (Frank) est un régal. Car pour le coup, même les rôles secondaires ont une vraie importance !
Le brigand bien-aimé (Jesse James)
Film américain de Henry King / 1939
La figure de Jesse James a inspiré bien des cinéastes, dès les heures lointaines du cinéma muet. Je ne peux que vous recommander un opus sorti en 2007: L'assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford. Vous constaterez que, parfois, mythe et réalité peuvent se confondre. Après tout, c'est peut-être bien là que réside l'intérêt du western. Possible que j'en voie (au moins) un autre prochainement, venu d'Italie !
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Une info pour aller plus loin...
Mon film du jour a eu une suite: Le retour de Frank James, traduction fidèle du titre original, un film sorti dès 1940 et réalisé par Fritz Lang. Peut-être que je vous parlerai aussi d'un remake (Nicholas Ray / 1957)...
Contrairement à elle (et au public des années 30), le nom Jesse James pourrait vous être familier. J'imagine qu'il l'était pour les Américains d'alors, puisqu'il est repris comme titre original de ce long-métrage. Sans doute l'était-il encore davantage pour les hommes et les femmes de la fin du 19ème siècle, sitôt la Guerre de sécession enfin terminée...
Ajustant les faits historiques à sa vision, le scénariste Nunnaly Johnson réinvente Jesse James et présente d'abord ce bandit de grand chemin comme une victime: celle des exploitants ferroviaires - sans scrupule - qui ont tué sa mère, la vieille dame ayant refusé de céder son terrain. Avec son frère Frank, le jeune homme entame alors une vie de cavale. Étonnamment, il acquiert la réputation d'une sorte de Robin des Bois des terres rurales du Sud et peut épouser la belle Zerelda - alias Zee. Même s'il apparaît alors comme le chef d'une bande de pilleurs de trains et de banques, Jesse est presque toujours charismatique et avenant. Tyrone Power livre ici une composition qui justifie pleinement le titre français du film: oui, Le brigand bien-aimé est un homme attachant. Comment évoluera-t-il ? Je vous laisserai le découvrir par vous-mêmes. Chevaucher avec Nancy Kelly (Zee) et Henry Fonda (Frank) est un régal. Car pour le coup, même les rôles secondaires ont une vraie importance !
Le brigand bien-aimé (Jesse James)
Film américain de Henry King / 1939
La figure de Jesse James a inspiré bien des cinéastes, dès les heures lointaines du cinéma muet. Je ne peux que vous recommander un opus sorti en 2007: L'assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford. Vous constaterez que, parfois, mythe et réalité peuvent se confondre. Après tout, c'est peut-être bien là que réside l'intérêt du western. Possible que j'en voie (au moins) un autre prochainement, venu d'Italie !
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Une info pour aller plus loin...
Mon film du jour a eu une suite: Le retour de Frank James, traduction fidèle du titre original, un film sorti dès 1940 et réalisé par Fritz Lang. Peut-être que je vous parlerai aussi d'un remake (Nicholas Ray / 1957)...

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