J'en ai compté quatre en 2023, sept en 2024 et seulement deux l'année dernière: le nombre de films indiens arrivés jusqu'aux salles françaises m'apparaît extrêmement faible, d'autant que je n'en ai pas vu la moitié. C'est pourquoi, attiré par son titre insolite, j'ai accepté une commande des Fiches du Cinéma... et j'ai découvert Eega, la mouche vengeresse !
Attention les yeux, hein ? Ce n'est pas tous les jours qu'un long-métrage aussi déjanté débarque sous nos latitudes. Je suis vraiment incapable d'expliquer pourquoi, mais celui-là a mis une petite quinzaine d'années à arriver jusqu'à nous. Il paraît qu'au pays, on parle de cinéma masala. Pas de mélange d'épices, cette fois, mais une combinaison de genres. Concrètement, Eega, la mouche vengeresse mise à la fois sur l'action débridée, la romance, un trait d'humour proche de l'esprit cartoonesque d'un Tex Avery et plein d'autres choses encore. Son personnage principal n'est en réalité qu'un insecte solitaire, réincarnation d'un brave garçon dragueur, assassiné par un rival. Toute la question est en fait de savoir si, sous cette apparence, Nani pourra reconquérir le coeur de Bindhu. Pour cela, il faudra d'abord que la belle le reconnaisse et se débarrasse de son deuxième prétendant, Sudeep, un promoteur immobilier véreux. D'où maintes scènes qui peuvent être pénibles pour le public occidental.
Reste que cette incroyable créativité a quelque chose de très ludique. Elle pourra dès lors certainement séduire séduire quelques spectateurs déterminés à se tenir à l'écart des sentiers les mieux balisés et capables d'accepter les 3-4 chansons (souvent sirupeuses) qui émaillent le récit. Je passe sur les ralentis vus mille fois et quelques effets spéciaux ratés. Le pire émane peut-être du méli-mélo sonore induit par une version originale en anglais et télougou, une langue indienne bien spécifique. Parfois, il faudra "digérer" des sous-titres rapides et/ou redondants. Quand on arrive à s'accrocher, je crois qu'on peut passer un bon moment avec Eega, la mouche vengeresse et sa folie douce, une production estimable à sa juste valeur - celle d'une fable comme on en voit peu. Face au risque de consternation, on peut aussi débrancher son cerveau et rire un bon coup. Cela n'arrive pas si fréquemment, de nos jours. Reste à vérifier... que le film est bien sorti dans votre cinéma mercredi !
Eega, la mouche vengeresse (Eega)
Film indien de S. S. Rajamouli / 2012
Une note généreuse pour la bizarrerie - en toute connaissance de cause. Après tout, Tiger 3, ma dernière découverte indienne, était fou aussi ! Bon... je préfère cela aux comédies musicales de Bollywood (Devdas). Et le cinéma indien contemporain, c'est aussi The lunchbox ou Titli. Promis: une prochaine fois, j'essayerai de vous parler d'un vrai classique. Déjà hâte ? Je vous renvoie à mon billet sur La complainte du sentier...
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Un autre rappel toujours utile...
De nombreux articles des Fiches du Cinéma sont à lire sur le site Actu.fr.
Une précision liée au calendrier...
Eega... pourrait ne sortir qu'aujourd'hui (ou attendre jusqu'à dimanche).
Et, pour finir, une drôle de blague...
Carlotta, éditeur-distributeur du film en France, dit de son réalisateur qu''il est une "méga-star" et qu'il a "réinventé le cinéma de spectacle". Allant jusqu'à le comparer à James Cameron et Steven Spielberg, si, si !
Attention les yeux, hein ? Ce n'est pas tous les jours qu'un long-métrage aussi déjanté débarque sous nos latitudes. Je suis vraiment incapable d'expliquer pourquoi, mais celui-là a mis une petite quinzaine d'années à arriver jusqu'à nous. Il paraît qu'au pays, on parle de cinéma masala. Pas de mélange d'épices, cette fois, mais une combinaison de genres. Concrètement, Eega, la mouche vengeresse mise à la fois sur l'action débridée, la romance, un trait d'humour proche de l'esprit cartoonesque d'un Tex Avery et plein d'autres choses encore. Son personnage principal n'est en réalité qu'un insecte solitaire, réincarnation d'un brave garçon dragueur, assassiné par un rival. Toute la question est en fait de savoir si, sous cette apparence, Nani pourra reconquérir le coeur de Bindhu. Pour cela, il faudra d'abord que la belle le reconnaisse et se débarrasse de son deuxième prétendant, Sudeep, un promoteur immobilier véreux. D'où maintes scènes qui peuvent être pénibles pour le public occidental.
Reste que cette incroyable créativité a quelque chose de très ludique. Elle pourra dès lors certainement séduire séduire quelques spectateurs déterminés à se tenir à l'écart des sentiers les mieux balisés et capables d'accepter les 3-4 chansons (souvent sirupeuses) qui émaillent le récit. Je passe sur les ralentis vus mille fois et quelques effets spéciaux ratés. Le pire émane peut-être du méli-mélo sonore induit par une version originale en anglais et télougou, une langue indienne bien spécifique. Parfois, il faudra "digérer" des sous-titres rapides et/ou redondants. Quand on arrive à s'accrocher, je crois qu'on peut passer un bon moment avec Eega, la mouche vengeresse et sa folie douce, une production estimable à sa juste valeur - celle d'une fable comme on en voit peu. Face au risque de consternation, on peut aussi débrancher son cerveau et rire un bon coup. Cela n'arrive pas si fréquemment, de nos jours. Reste à vérifier... que le film est bien sorti dans votre cinéma mercredi !
Eega, la mouche vengeresse (Eega)
Film indien de S. S. Rajamouli / 2012
Une note généreuse pour la bizarrerie - en toute connaissance de cause. Après tout, Tiger 3, ma dernière découverte indienne, était fou aussi ! Bon... je préfère cela aux comédies musicales de Bollywood (Devdas). Et le cinéma indien contemporain, c'est aussi The lunchbox ou Titli. Promis: une prochaine fois, j'essayerai de vous parler d'un vrai classique. Déjà hâte ? Je vous renvoie à mon billet sur La complainte du sentier...
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Un autre rappel toujours utile...
De nombreux articles des Fiches du Cinéma sont à lire sur le site Actu.fr.
Une précision liée au calendrier...
Eega... pourrait ne sortir qu'aujourd'hui (ou attendre jusqu'à dimanche).
Et, pour finir, une drôle de blague...
Carlotta, éditeur-distributeur du film en France, dit de son réalisateur qu''il est une "méga-star" et qu'il a "réinventé le cinéma de spectacle". Allant jusqu'à le comparer à James Cameron et Steven Spielberg, si, si !


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