Il y a quelques jours, je vous avais promis de vous parler d'un western italien: Les cruels est en réalité une coproduction hispano-italienne. Son réalisateur, Sergio Corbucci, est l'un de ceux qui, depuis Cinecittà, ont eu cette audace de s'emparer du genre américain "par excellence" pour mieux le pervertir et le remettre aux mains des mauvais garçons...
Comme avec Le brigand bien-aimé, revenons à la fin du 19ème siècle ! Le film européen qui nous intéresse aujourd'hui présente une singularité certaine: il bénéficie également de la présence au casting d'une vedette hollywoodienne au talent plus que confirmé, j'ai nommé Joseph Cotten. D'aucuns ont suggéré que ses heures de gloire étaient alors derrière lui. C'est possible, mais peu importe: c'est un acteur que j'ai aimé retrouver.
Comme avec Le brigand bien-aimé, revenons à la fin du 19ème siècle ! Le film européen qui nous intéresse aujourd'hui présente une singularité certaine: il bénéficie également de la présence au casting d'une vedette hollywoodienne au talent plus que confirmé, j'ai nommé Joseph Cotten. D'aucuns ont suggéré que ses heures de gloire étaient alors derrière lui. C'est possible, mais peu importe: c'est un acteur que j'ai aimé retrouver.
Ancien soldat de l'armée confédérée, le colonel Jonas a rendu les armes sans pour autant avoir fini de digérer la victoire des Yankees du nord. Ses fils et lui ont donc tendu un piège à un convoi de transport de fonds dans l'idée que l'argent leur permettrait de réunir une nouvelle troupe prompte à reprendre le combat. Les bandits ont ainsi planqué le magot dans un cercueil et prétendent que ce dernier est celui d'un officier tué au front... et dont la dépouille doit désormais être ensevelie chez lui. Ils ont même trouvé une femme pour porter l'habit de la veuve éplorée. Je salue la Brésilienne Norma Bengell dans le (quasi-)seul rôle féminin. Claire est centrale dans ce road movie dans le Grand Ouest - on notera toutefois que, pour l'essentiel, le tournage a eu lieu sur le sol espagnol. Que dire ? Comme d'autres de cet acabit, Les cruels est un film violent. Je dirais même davantage: un film quasi-nihiliste, sans morale véritable et sans vrai héros. Je peux d'ailleurs concevoir que ce qu'il nous raconte soit réaliste dans le contexte de l'immédiate après-Guerre de sécession !
Les cruels (I crudeli)
Film hispano-italien de Sergio Corbucci / 1967
Peut-être davantage encore que Leone et Sollima, le "troisième Sergio" aura pu se targuer d'une filmographie aussi pléthorique que diversifiée. Ce western n'est pas le plus connu, un cran en-dessous des références que sont - dans cet ordre - Django (1966) et Le grand silence (1968). Découvrir cette fausse trilogie en 2026 est tout sauf une mauvaise idée. Quitte, ensuite, à se tourner vers des longs-métrages d'un autre genre...
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Vous cherchez d'autres desperados pour vous accompagner ?
J'ai le regret de vous dire que, cette fois, "L"oeil sur l'écran" a mis pied à terre. Bon, fidèle d'entre les fidèles, Vincent, lui, chevauche encore...

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