C'est peut-être bien le personnage le plus opiniâtre de toute l'histoire de France. Un très impressionnant diptyque cinématographique est sorti dans les salles françaises en juin pour raconter le général De Gaulle. Enfin... soyons précis: pour retracer son parcours entre 1940 et 1944. Plus de cinq heures en tout, pour marquer ce millésime sur grand écran.
Tout (ou presque) a déjà été dit sur le choix du génial Simon Abkarian pour incarner le grand Charles. L'acteur nous offre une composition remarquable, collant à la gestuelle et à la voix de son illustre modèle. L'important n'est pas là: il est plutôt, à mon sens, dans tout le travail accompli pour redonner vie à ces faits historiques ô combien complexes. Au début de La bataille De Gaulle - L'âge de fer, le chef de guerre français n'est encore que colonel, à la tête d'une division cuirassée. Flashback jusqu'au 17 mai 1940, à Montcornet, un village de l'Aisne. Conduite à l'assaut de l'ennemi, la troupe ne peut le mettre en déroute et doit donc se replier. Son chef s'envole rapidement pour l'Angleterre. Ce premier des deux films donne le ton: dans le sillage de son leader charismatique, il s'intéresse en réalité à l'ensemble des intervenants d'alors, ne laissant finalement hors-champ que les grands chefs nazis. Malgré quelques "oublis", le récit suit aussi les pas d'un jeune résistant promis à un rôle important, un certain Fernand Bonnier de La Chapelle. Le montage est des plus efficaces: nous ne sommes donc jamais perdus !
J'ai parlé de Simon Abkarian, mais c'est en réalité toute la distribution qui fait des étincelles et nous scotche à l'écran. Je ne veux donner ici que quelques exemples: Mathieu Kassovitz est parfait dans le costume noir de l'amiral Darlan, chef du gouvernement vichyste, Benoît Magimel impeccable sous les oripeaux du général Koenig, grand combattant français du désert, et Simon Russell Beale inspiré pour être un Churchill plus vrai que nature (j'en passe... et j'en garde d'autres pour la suite). J'ai franchement apprécié que les interprétations des uns et des autres n'aient rien de guindé. C'est même le contraire: il arrive assez souvent que le film adopte un ton décalé, ce qui allège un peu la tension ressentie - propre à un tel conflit - et humanise les protagonistes. Intelligemment, La bataille De Gaulle - L'âge de fer reste très à l'écart de tout propos hagiographique ou d'un traitement bêtement manichéen de son sujet. J'ai envie de croire que le cinéma français en sort grandi. Ce n'est de fait pas tous les jours qu'une production d'une telle ampleur déboule sur nos écrans. Du grand spectacle pour toutes les générations !
La bataille De Gaulle - L'âge de fer
Film français d'Antonin Baudry / 2026
Le choix d'un montage alterné entre dirigeants de ce monde et citoyens français (presque) ordinaires justifiera peut-être les quelques "lacunes" historiques de cet opus sur la France en guerre - le second de l'année après Les rayons et les ombres. On est loin d'une reconstitution héroïque à l'américaine, type Il faut sauver le soldat Ryan par exemple. Et là aussi, c'est un pur plaisir que d'ainsi tenir tête à ce bon oncle Sam !
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Tout (ou presque) a déjà été dit sur le choix du génial Simon Abkarian pour incarner le grand Charles. L'acteur nous offre une composition remarquable, collant à la gestuelle et à la voix de son illustre modèle. L'important n'est pas là: il est plutôt, à mon sens, dans tout le travail accompli pour redonner vie à ces faits historiques ô combien complexes. Au début de La bataille De Gaulle - L'âge de fer, le chef de guerre français n'est encore que colonel, à la tête d'une division cuirassée. Flashback jusqu'au 17 mai 1940, à Montcornet, un village de l'Aisne. Conduite à l'assaut de l'ennemi, la troupe ne peut le mettre en déroute et doit donc se replier. Son chef s'envole rapidement pour l'Angleterre. Ce premier des deux films donne le ton: dans le sillage de son leader charismatique, il s'intéresse en réalité à l'ensemble des intervenants d'alors, ne laissant finalement hors-champ que les grands chefs nazis. Malgré quelques "oublis", le récit suit aussi les pas d'un jeune résistant promis à un rôle important, un certain Fernand Bonnier de La Chapelle. Le montage est des plus efficaces: nous ne sommes donc jamais perdus !
J'ai parlé de Simon Abkarian, mais c'est en réalité toute la distribution qui fait des étincelles et nous scotche à l'écran. Je ne veux donner ici que quelques exemples: Mathieu Kassovitz est parfait dans le costume noir de l'amiral Darlan, chef du gouvernement vichyste, Benoît Magimel impeccable sous les oripeaux du général Koenig, grand combattant français du désert, et Simon Russell Beale inspiré pour être un Churchill plus vrai que nature (j'en passe... et j'en garde d'autres pour la suite). J'ai franchement apprécié que les interprétations des uns et des autres n'aient rien de guindé. C'est même le contraire: il arrive assez souvent que le film adopte un ton décalé, ce qui allège un peu la tension ressentie - propre à un tel conflit - et humanise les protagonistes. Intelligemment, La bataille De Gaulle - L'âge de fer reste très à l'écart de tout propos hagiographique ou d'un traitement bêtement manichéen de son sujet. J'ai envie de croire que le cinéma français en sort grandi. Ce n'est de fait pas tous les jours qu'une production d'une telle ampleur déboule sur nos écrans. Du grand spectacle pour toutes les générations !
La bataille De Gaulle - L'âge de fer
Film français d'Antonin Baudry / 2026
Le choix d'un montage alterné entre dirigeants de ce monde et citoyens français (presque) ordinaires justifiera peut-être les quelques "lacunes" historiques de cet opus sur la France en guerre - le second de l'année après Les rayons et les ombres. On est loin d'une reconstitution héroïque à l'américaine, type Il faut sauver le soldat Ryan par exemple. Et là aussi, c'est un pur plaisir que d'ainsi tenir tête à ce bon oncle Sam !
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Parti doucement, le film a dépassé les deux millions d'entrées...
Simple constat: je n'ai pas aperçu de critique 100% négative à son sujet. Pascale, Princécranoir et Benjamin en ont déjà dit du bien... avant moi. Une spécificité de Dasola: elle a réuni les DEUX films en UNE chronique.
Simple constat: je n'ai pas aperçu de critique 100% négative à son sujet. Pascale, Princécranoir et Benjamin en ont déjà dit du bien... avant moi. Une spécificité de Dasola: elle a réuni les DEUX films en UNE chronique.


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