"Un grand choc cinématographique". "Un premier film prodigieux". Relayées sur sa superbe affiche, ce sont deux des bonnes appréciations émises par la presse à l'égard de The plague, film sorti dans les salles françaises début juin. Il avait reçu le Grand Prix du Festival du cinéma américain de Deauville (ainsi que le Prix de la critique) l'année dernière.
Été 2003. Ben, qui habitait Boston, a totalement traversé les États-Unis avec sa mère pour venir vivre à San Diego. Il intègre un camp sportif déjà organisé autour de quelques pré-ados, qu'un quadra un peu strict entraîne au water-polo. La bande a un chef, Jake, un gamin aussi blond qu'humiliant pour les "camarades" qui n'ont pas l'heur de l'intéresser. Parmi eux, Eli tente plus ou moins de dissimuler sa maladie de peau sous un T-shirt à manches longues. Les autres disent qu'il a la peste. C'est aussi la signification du titre du film et on comprend rapidement que Ben, vite moqué pour son accent, risque d'être rejeté à son tour. Oui, aucun doute: c'est bien de harcèlement que The plague nous parle. La force du récit vient de ce qu'il se penche sur des personnages jeunes. Les adultes se font rares. Ils sont presque invisibles. Laissés hors-champ.
L'auteur de ce long-métrage signe donc sa première réalisation, inspirée par son propre vécu. L'atmosphère pesante qu'il est parvenu à (re)créer m'évoque celle de certains "classiques" de Brian De Palma, Dario Argento ou même David Cronenberg, tant sur le plan visuel que par sa dimension sonore. Parfois présenté comme une oeuvre "horrifique" et déconseillé aux enfants de moins de douze ans, The plague s'amuse de nos peurs profondes et rejoint, non sans aplomb, les rangs du cinéma de genre contemporain. C'est d'ailleurs avec l'espoir d'un envol vers le fantastique que cette histoire m'a attiré en tout premier lieu. Je tiens à préciser qu'ici, même si elle est difficile à cerner, la réalité résiste tout de même aux coups de boutoir d'un imaginaire effrayant... et c'est UNE CHANCE. Face aux rumeurs qui peuvent nous diviser, le film nous invite au recul salutaire et à l'intelligence. Il rappelle que nous sommes tous différents. Un propos qui mérite d'être relayé dans le monde que nous connaissons !
The plague
Film américain de Charlie Polinger / 2025
Tourné en Roumanie, le film a également reçu le soutien de producteurs australiens et émiratis. Pas sûr que cela soit une garantie de succès. J'espère qu'il ne passera pas tout à fait inaperçu: ce serait un peu triste. Par certains aspects, il m'a rappelé Suspiria ou Carrie au bal du diable. Ou, si je devais me contenter d'une référence plus récente, Black swan. Autant de cauchemars où il est ponctuellement intéressant de plonger...
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En terrain déjà conquis ?
C'est bien en France que le film avait été présenté en avant-première mondiale, grâce à sa présence en section "Un certain regard" au Festival de Cannes 2025. En revanche, il n'avait pas reçu de prix sur la Croisette.
Si vous voulez le voir ailleurs...
Il est également l'objet d'une chronique (positive) sur le blog de Pascale.
Été 2003. Ben, qui habitait Boston, a totalement traversé les États-Unis avec sa mère pour venir vivre à San Diego. Il intègre un camp sportif déjà organisé autour de quelques pré-ados, qu'un quadra un peu strict entraîne au water-polo. La bande a un chef, Jake, un gamin aussi blond qu'humiliant pour les "camarades" qui n'ont pas l'heur de l'intéresser. Parmi eux, Eli tente plus ou moins de dissimuler sa maladie de peau sous un T-shirt à manches longues. Les autres disent qu'il a la peste. C'est aussi la signification du titre du film et on comprend rapidement que Ben, vite moqué pour son accent, risque d'être rejeté à son tour. Oui, aucun doute: c'est bien de harcèlement que The plague nous parle. La force du récit vient de ce qu'il se penche sur des personnages jeunes. Les adultes se font rares. Ils sont presque invisibles. Laissés hors-champ.
L'auteur de ce long-métrage signe donc sa première réalisation, inspirée par son propre vécu. L'atmosphère pesante qu'il est parvenu à (re)créer m'évoque celle de certains "classiques" de Brian De Palma, Dario Argento ou même David Cronenberg, tant sur le plan visuel que par sa dimension sonore. Parfois présenté comme une oeuvre "horrifique" et déconseillé aux enfants de moins de douze ans, The plague s'amuse de nos peurs profondes et rejoint, non sans aplomb, les rangs du cinéma de genre contemporain. C'est d'ailleurs avec l'espoir d'un envol vers le fantastique que cette histoire m'a attiré en tout premier lieu. Je tiens à préciser qu'ici, même si elle est difficile à cerner, la réalité résiste tout de même aux coups de boutoir d'un imaginaire effrayant... et c'est UNE CHANCE. Face aux rumeurs qui peuvent nous diviser, le film nous invite au recul salutaire et à l'intelligence. Il rappelle que nous sommes tous différents. Un propos qui mérite d'être relayé dans le monde que nous connaissons !
The plague
Film américain de Charlie Polinger / 2025
Tourné en Roumanie, le film a également reçu le soutien de producteurs australiens et émiratis. Pas sûr que cela soit une garantie de succès. J'espère qu'il ne passera pas tout à fait inaperçu: ce serait un peu triste. Par certains aspects, il m'a rappelé Suspiria ou Carrie au bal du diable. Ou, si je devais me contenter d'une référence plus récente, Black swan. Autant de cauchemars où il est ponctuellement intéressant de plonger...
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En terrain déjà conquis ?
C'est bien en France que le film avait été présenté en avant-première mondiale, grâce à sa présence en section "Un certain regard" au Festival de Cannes 2025. En revanche, il n'avait pas reçu de prix sur la Croisette.
Si vous voulez le voir ailleurs...
Il est également l'objet d'une chronique (positive) sur le blog de Pascale.


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