vendredi 8 mai 2026

Rien à perdre

2003. Patrice Chéreau préside le jury du 56ème Festival de Cannes. L'Américain Gus van Sant y fait coup double: il décroche la Palme d'or et le Prix de la mise en scène - un cumul désormais interdit, je crois. 2026. Je découvre le nouveau film du cinéaste dès le jour de sa sortie. Précisons-le tout de suite: La corde au cou s'inspire d'une histoire vraie.

Issu d'une famille d'immigrants grecs, Tony Kiritsis approche des 45 ans quand, un matin de février 1977, il décide de prendre en otage le fils d'un banquier supposé l'avoir arnaqué, "emprunte" une voiture de police à défaut d'autre véhicule et se retranche chez lui après avoir menacé d'abattre sa victime. Le début de plusieurs jours d'une lourde tension. Toujours efficace, Gus van Sant nous propose de découvrir les faits depuis le point de vue de leur auteur, mais aussi au côté des autorités policières et des médias télé-radio venus couvrir l'événement en direct. Avec ce triple prisme, le récit n'est pas échevelé, mais assez haletant. Disons en tout cas que les deux (petites) heures du film passent vite. Plutôt convaincants, Bill Skarsgård et Dacre Montgomery font mouche dans les rôles principaux. Il n'y a d'ailleurs aucune star dans le casting de La corde au cou, à l'exception notable d'Al Pacino, et c'est un atout pour bien s'identifier aux personnages. Quitte alors à choisir son camp...

La corde au cou
(Dead man's wire)
Film américain de Gus van Sant / 2026
L'histoire retiendra peut-être que le tout premier choix des producteurs était de confier le tournage à l'Allemand Werner Herzog, Nicolas Cage ayant initialement été annoncé pour endosser le costume du criminel. Aujourd'hui, on compare le film à Un après-midi de chien, un classique avec Al Pacino qui me semble très apprécié au rayon prises d'otage(s). Pour ma part, je fais aussi un parallèle avec le récent The mastermind !

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J'ai (presque) oublié quelque chose...
Le film se caractérise également par à son excellente bande-originale. La musique de Danny Elfman, compositeur que j'associe le plus souvent aux travaux de Tim Burton, y vient compléter de grands tubes d'époque.

Et ailleurs, qu'est-ce qu'on en pense ?
Plutôt du bien chez Princécranoir, qui avait vu le film lors d'un festival. Pascale, elle, a dû attendre sa sortie... et en est sortie (très) satisfaite.

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