Souvenez-vous (ou cliquez sur le lien): l'année dernière, je vous disais qu'il ne me restait que trois films de Jacques Audiard à découvrir ! Désormais, il n'y en a plus que deux, puisque j'ai vu Les Olympiades. Son pire résultat dans les salles françaises: 194.786 tickets vendus. Ce très beau noir et blanc aurait-il mérité un meilleur sort ? Pas sûr...
Les Olympiades sont un quartier du 13ème arrondissement parisien. Audiard s'intéresse tout d'abord à Émilie, une jeune femme d'origine chinoise, opératrice dans un centre d'appels, en conflit avec sa famille et à la recherche d'une autre fille qui pourrait être sa colocataire. Camille se présente, mais... c'est un homme, jeune prof de lettres préparant l'agrégation, un peu désabusé et né quant à lui de parents africains. Bientôt, nous rencontrerons Nora (photo), une trentenaire fraichement arrivée dans la capitale et inscrite dans une fac de droit. Un troisième personnage féminin, Louise, apparaît d'abord au travers d'un second écran: celui du site où elle est exhibée en poupée porno...
Adaptant une série de B.D. américaines, Audiard avait presque 70 ans quand le film est sorti, quelques mois après son lancement cannois. Surprise: pour la première fois, il a fait tourner ses personnages autour du sentiment amoureux, mais aussi et surtout de la passion sexuelle. Ses images ne choquent guère, mais elles sont explicites. Quatre femmes s'y montrent totalement nues. Je tiens à souligner que deux autres, plus jeunes que le cinéaste, ont participé à l'écriture du scénario: j'ai nommé Léa Mysius (32 ans) et Céline Sciamma (43). Reprocherai-je au film ses scènes "de cul" ? Non, absolument pas. Certains passages m'ont même paru traversés d'une forme de grâce. Inversement, j'ai un peu décroché devant des séquences très écrites et ce d'autant que j'ai parfois trouvé les protagonistes peu crédibles. Pire: il m'a semblé voir le film dévier, avec par exemple une mémé recluse en Ehpad, visiblement atteinte de la maladie d'Alzheimer. N'exagérons rien, OK ? Noémie Merlant, Makita Samba, Lucie Zhang et Jehnny Beth livrent chacun une prestation décente. Un mot: merci !
Les Olympiades
Film français de Jacques Audiard / 2021
Le réalisateur sait faire de très belles images, mais ce marivaudage moderne ne m'emballe guère que pour ses interprètes. Sa sélection cannoise a abouti à un Soundtrack Award pour Rone (Erwan Castex). Nommé ensuite pour cinq César 2022, le film n'en a obtenu aucun ! Heureusement pour lui, Jacques Audiard s'est très largement rattrapé avec le suivant: Emilia Pérez. Je préfère Sur mes lèvres, mais bon...
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D'autres sont plus louangeurs que moi...
Je vous laisse faire votre avis avec Pascale, Dasola et le duo Elle-Lui.
Quant à moi, après cette découverte Audiard....
Il m'en restera donc deux: Regarder les hommes tomber et Dheepan. Soit sa toute première réalisation, en 1994, et la Palme d'or de 2015 !
Les Olympiades sont un quartier du 13ème arrondissement parisien. Audiard s'intéresse tout d'abord à Émilie, une jeune femme d'origine chinoise, opératrice dans un centre d'appels, en conflit avec sa famille et à la recherche d'une autre fille qui pourrait être sa colocataire. Camille se présente, mais... c'est un homme, jeune prof de lettres préparant l'agrégation, un peu désabusé et né quant à lui de parents africains. Bientôt, nous rencontrerons Nora (photo), une trentenaire fraichement arrivée dans la capitale et inscrite dans une fac de droit. Un troisième personnage féminin, Louise, apparaît d'abord au travers d'un second écran: celui du site où elle est exhibée en poupée porno...
Adaptant une série de B.D. américaines, Audiard avait presque 70 ans quand le film est sorti, quelques mois après son lancement cannois. Surprise: pour la première fois, il a fait tourner ses personnages autour du sentiment amoureux, mais aussi et surtout de la passion sexuelle. Ses images ne choquent guère, mais elles sont explicites. Quatre femmes s'y montrent totalement nues. Je tiens à souligner que deux autres, plus jeunes que le cinéaste, ont participé à l'écriture du scénario: j'ai nommé Léa Mysius (32 ans) et Céline Sciamma (43). Reprocherai-je au film ses scènes "de cul" ? Non, absolument pas. Certains passages m'ont même paru traversés d'une forme de grâce. Inversement, j'ai un peu décroché devant des séquences très écrites et ce d'autant que j'ai parfois trouvé les protagonistes peu crédibles. Pire: il m'a semblé voir le film dévier, avec par exemple une mémé recluse en Ehpad, visiblement atteinte de la maladie d'Alzheimer. N'exagérons rien, OK ? Noémie Merlant, Makita Samba, Lucie Zhang et Jehnny Beth livrent chacun une prestation décente. Un mot: merci !
Les Olympiades
Film français de Jacques Audiard / 2021
Le réalisateur sait faire de très belles images, mais ce marivaudage moderne ne m'emballe guère que pour ses interprètes. Sa sélection cannoise a abouti à un Soundtrack Award pour Rone (Erwan Castex). Nommé ensuite pour cinq César 2022, le film n'en a obtenu aucun ! Heureusement pour lui, Jacques Audiard s'est très largement rattrapé avec le suivant: Emilia Pérez. Je préfère Sur mes lèvres, mais bon...
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D'autres sont plus louangeurs que moi...
Je vous laisse faire votre avis avec Pascale, Dasola et le duo Elle-Lui.
Quant à moi, après cette découverte Audiard....
Il m'en restera donc deux: Regarder les hommes tomber et Dheepan. Soit sa toute première réalisation, en 1994, et la Palme d'or de 2015 !


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