samedi 2 avril 2022

Anticipations

Ce n'était encore jamais arrivé: je viens de vous présenter deux films vus en avant-première. Trois en comptant celui de lundi, resté inédit dans les salles françaises. Je ne suis pourtant pas de ceux qui courent après les sorties cinéma avant la date nationale. À chacune son tour. Je reviendrai donc "à la normale" lundi midi. Avec un film... de 2009 !

Si, sans parler des habitué(e)s des festivals, certain(e)s parmi vous aiment plonger avant les autres dans le grand bain de l'actualité cinématographique, qu'ils n'hésitent pas à me / nous dire pourquoi ! Rares sont les films qui me poussent à être aussi impatient, en fait. J'admets bien volontiers que je vais toutefois en voir quelques-uns dès le premier jour de leur exploitation - et accompagné, dans ce cas.

C'est vrai aussi que, sans courir, j'essaye de partir à point: conscient qu'environ 600-650 nouveaux longs-métrages sont visibles en France chaque année (non-covidée) et que tous n'ont pas la même espérance de vie, j'essaye de prioriser les plus prometteurs et/ou confidentiels. Mon record de sorties au cinéma date de 2017, avec 78 projections. Faire grimper ce chiffre n'est pas un objectif en soi: trois séances toutes les deux semaines, je me dis que c'est déjà "un gros score". Cela ne m'empêche pas de râler quand j'apprends qu'une plateforme entend réserver à ses seuls abonnés le plaisir de voir tel ou tel film intéressant (exemple: j'en veux à Disney + pour les derniers Pixar). Bref... tous les parcours de cinéphile sont jalonnés de choix difficiles et de renoncements. Cela peut être frustrant, mais il faut faire avec !

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Une précision...

J'apprécie toujours la contradiction argumentée, même si mon point d'exclamation final laisse croire à une conclusion, sans débat possible. Tous vos commentaires (et avis) sont donc les bienvenus ! J'écoute...

jeudi 31 mars 2022

Coeurs noirs

Les films seraient-ils des voyages ? Cela peut effectivement m'arriver de les qualifier ainsi, mais je préfère dire qu'ils sont des fenêtres ouvertes sur le monde. C'est dans cet état d'esprit que j'ai choisi d'aller voir La femme du fossoyeur, un long-métrage venu d'ailleurs et dont la sortie nationale en France est attendue le 27 avril prochain.

Programmé à l'ouverture d'un festival totalement consacré au cinéma africain, La femme du fossoyeur me permettra d'enrichir la collection de drapeaux de ma page "Cinéma du monde" avec celui de la Somalie. Il narre l'histoire de Guled, quadra des quartiers pauvres de Djibouti. Malgré la précarité de sa situation, il forme une famille harmonieuse avec Nasra, son épouse, et leur fils Hamad. Or, une grave maladie rénale afflige la jeune femme: les quelques médicaments anti-douleur ne la soulagent plus et, si on ne l'opère pas rapidement, son pronostic vital - comme le disent parfois les médias - est clairement engagé. Peut-être jugerez-vous que ce scénario manque un peu d'originalité. Dans ce qu'il va nous montrer de la situation actuelle d'un pays, tiraillé entre des choix politiques assez discutables et de vieilles traditions rétrogrades, le film, lui, reste franchement très intéressant à voir. Même si je n'ai encore rien révélé du paysage dans lequel il s'inscrit...

Tourné avec des comédiens amateur, le long-métrage utilise le cadre naturel: aucun décor n'aurait été construit, la ville et l'environnement désertique qui l'entoure apparaissant tels qu'ils sont dans la réalité. Sans s'attarder à des discours idéologiques, La femme du fossoyeur témoigne toutefois, bien sûr, des conditions de vie sur le terrain. C'est ainsi avec stupéfaction que l'on pourra, par exemple, découvrir comment, armés d'une simple pelle ou d'une pioche, des hommes attendent aux portes des hôpitaux pour enterrer à moindre coût celles et ceux que l'on n'aura pas su guérir. Sobre, cet arrière-plan sociétal est apparu suffisamment important aux sélectionneurs de la Croisette pour retenir le film à la Semaine de la critique du Festival de Cannes. Plus important encore, il a reçu l'Étalon d'or du Fespaco, événement organisé au Burkina Faso et souvent présenté comme LA référence des festivals de cinéma sur l'ensemble du vaste continent africain. J'espère donc qu'après avoir été bien accueilli à Mogadiscio, il pourra trouver son public en France. Je trouve qu'il le mériterait amplement !

La femme du fossoyeur
Film somalien de Khadar Ayderus Ahmed (2021)

Une histoire simple sur toile de fond subsaharienne: il n'est pas exclu que certains d'entre vous réduisent ce long-métrage à sa dimension "exotique". Pour ma part, je considère en fait sa relative simplicité comme une qualité - et il n'est pas exclu que j'y revienne fin avril. Avant cela, je vous rappelle que j'ai déjà chroniqué d'autres films africains, à l'image notamment de Lamb. Tout reste à (re)découvrir !

mardi 29 mars 2022

En marge

Quel film m'a-t-il révélé le talent de Bouli Lanners acteur ? J'ai oublié. Je sais cependant que j'ai vu tous ceux qu'il a réalisés, à l'exception du premier (Ultranova, sorti en 2005, si quelqu'un a plus d'infos...). Voilà pile trois semaines, j'ai eu la chance de tomber sur le dernier lors d'une avant-première "surprise". Et il est sorti mercredi dernier...

Je ne vais pas y aller par quatre chemins: L'ombre d'un mensonge pourrait rester pour moi LE film important de ce premier trimestre. Sauf lors d'une scène dont je garderai le secret, il est en langue anglaise originale. C'est logique, en fait, puisqu'il se passe en Écosse. Et pas à Édimbourg ou Glasgow, non: à Lewis, une petite île reculée et fidèle à la plus radicale tradition presbytérienne. Revoyant sa façon de travailler, Bouli Lanners y a passé sept mois et, plutôt que le polar d'abord envisagé, y a tourné une belle histoire dont les personnages principaux sont Millie et Phil, une femme et un homme de 55-60 ans. Elle, c'est Michelle Fairley, comédienne expérimentée notamment vue dans le costume sombre de Lady Catelyn Stark, l'un des personnages féminins les plus charismatiques de la série télé Games of thrones. Lui, c'est Bouli Lanners himself, motivé (par sa directrice de casting) à jouer lui-même ce rôle qu'il pensait initialement confier à un autre. Quel beau duo, en vérité ! J'oserai même parler d'un "pas de deux". Quant au récit, il m'a paru d'une justesse admirable. Et très humain...

Le regard que l'acteur-cinéaste pose ici sur les vastes paysages écossais, dans les terres ou au bord de la mer, pourront vous rappeler qu'il est aussi peintre, passé un temps sur les bancs des Beaux-Arts. Ce grand taiseux ne se paye pas de mots et c'est donc avec sensibilité qu'il dessine cette danse d'un homme victime d'un accident vasculaire cérébral et de la femme généreuse qui accompagne sa convalescence. Je suppose que je n'ai pas besoin d'expliciter le titre pour expliquer que L'ombre d'un mensonge est assez mystérieux, à l'image d'ailleurs de son personnage masculin, toujours un peu "en marge" des autres. Tout s'éclaire petit à petit, sous la lumière ténue de cette terre sauvage et qui paraît le plus souvent bien éloignée du reste du monde connu - d'où, bien sûr, le choix de ce site particulier pour le tournage. Ce film est un véritable voyage et j'ai aimé le faire dans un fauteuil. J'avais une petite larme à l'oeil au moment d'enfin revenir à ma vie quotidienne, émotion que le débat proposé par la directrice du cinéma n'aura pas éteinte aussitôt. Et tant mieux: c'était vraiment agréable !

L'ombre d'un mensonge
Film belge de Bouli Lanners (2022)

Je n'aime pas ce titre, mais, au fond, ce n'est qu'un minuscule détail. Attention: la bande-annonce, elle, en dit beaucoup trop, à mon avis. D'une subtilité rare, ce long-métrage mérite d'être vu sans a priori. Apparemment, le réalisateur se dit (et espère) qu'il est susceptible d'attirer une audience un peu plus large que ses opus antérieurs. Celui de 2016, Les premiers les derniers, est excellent ! À voir et revoir...

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Vous aimeriez lire un avis féminin ?

Bonne nouvelle: Pascale m'a devancé et propose le sien depuis... hier.

lundi 28 mars 2022

Il était une fois l'homme

Vous ne me croirez peut-être pas: enfant, quand j'ai enfin compris que l'homme impactait son environnement, je me suis également dit que seuls les virus, microbes et bactéries sauraient encore le freiner. J'y ai repensé l'autre jour, en regardant Ötzi, l'homme des glaces. Inédit en salles en France, ce (télé)film allemand est passé sur Arte...

5.000 ans avant Jésus-Christ, à quelques mois près. L'homo sapiens n'est pas tout à fait cette espèce dominante qu'il est devenu depuis. Quelque part sur le flanc des Alpes, une petite communauté est réunie autour d'un chamane. Une femme enceinte a rendu son dernier souffle en donnant la vie à son bébé. Le rite primitif atténue les souffrances morales: tout continue comme si rien ne s'était passé (ou presque). C'est quand le chef de tribu part à la chasse que les choses se gâtent. Le village est attaqué par trois vagabonds et tous ses habitants présents sur place sont tués, à la notable exception du dernier né. L'absent revient trop tard, constate la désolation et prend un chemin vers les hauts sommets, animé semble-t-il d'un désir de vengeance. Ötzi... m'a cueilli: je ne m'attendais pas à être aussi ému et captivé par un récit préhistorique. Sans chichi, le film a su me faire réfléchir au grand mystère de la vie dans ce qu'elle a de fragile et de sacré. Solide "performance" soutenue par de superbes décors et une langue imaginaire crédible - et non sous-titrée. Une agréable surprise, donc !

Ötzi, l'homme des glaces
Film austro-italo-allemand de Felix Randau (2017)

Je vous précise maintenant que cet étonnant opus s'est aussi appuyé sur les conclusions des chercheurs qui ont étudié la momie naturelle retrouvée dans le val italien de Senales, près de l'Autriche, en 1991. De quoi souligner mon goût pour le côté "reconstitution" du scénario. Dans le genre, j'aime La guerre du feu et, malgré un bémol, Alpha. Loin du clone de The revenant ou des Tarantino évoqué par certains !

dimanche 27 mars 2022

En attendant demain

La crise sanitaire n'est pas seule en cause. Si je n'ai vu que 42 films américains l'an passé, soit moins du quart de mon total, c'est aussi parce que je m'intéresse de plus en plus à "notre" cinéma européen. N'empêche: demain, je ne priverai pas de jeter un oeil aux résultats des Oscars décernés la nuit prochaine. Oui, toujours un peu curieux...

J'ai d'ailleurs vu quatre des films en lice pour la récompense suprême. À savoir Dune, Licorice Pizza, Nightmare Alley et West Side story. Certains pourraient me rester inconnus... à jamais: ils sont diffusés sur des plateformes auxquelles je n'ai pas accès - ou juste pas envie de m'abonner. Je ne suis pas sûr qu'il faille s'inquiéter pour le cinéma présenté sur grand écran, qu'on dit déjà sur le déclin aux États-Unis. Point de mélancolie: j'ouvre d'autres horizons et c'est fort agréable. Par ailleurs, j'ai relevé aussi que, pour succéder à Chloé Zhao en 2021 et Bong Joon-ho en 2020, l'Académie peut choisir un troisième artiste asiatique, le Japonais Ryusuke Hamaguchi - né en 1978 - étant en lice avec son Drive my car (nommé pour quatre statuettes). L'absence d'une analyse du palmarès de ma part lundi ne veut surtout pas dire que je refuse définitivement d'en débattre, soyez-en bien assuré(e)s. J'ai peu de temps cette année et privilégie d'autres choix, voilà tout. L'Amérique reste clairement un horizon cinématographique important pour moi. Dès lors, je ne doute pas de bien vite y revenir ! À suivre...

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Une précision, tout de même...

Les Oscars 2022 peuvent bien sûr être discutés ici, en commentaires.

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Mise à jour (lundi, 11h18):
Finalement, et un peu à la surprise générale, c'est CODA, opus diffusé sur la plateforme Apple + - et qui est le remake de La famille Bélier - qui a décroché l'Oscar du meilleur film. Il se peut que l'on parle davantage de la gifle que Will Smith a donnée à Chris Rock. L'animateur s'était moqué de sa femme malade, si j'ai bien compris...

samedi 26 mars 2022

Opiniâtre, mais...

Je crois ne pas me tromper en affirmant que la marque des régimes autoritaires consiste à chercher à éradiquer toutes les références culturelles antérieures - quitte à se les approprier "en cachette". Exemple: le régime nazi, qui parlait d'art dégénéré tout en spoliant d'innombrables musées (et particuliers) des trésors qu'ils possédaient.

Dans La femme au tableau, le réalisateur britannique Simon Curtis raconte l'histoire vraie de Maria Altmann, descendante d'une famille juive autrichienne réfugiée aux États-Unis, engagée dans un combat judiciaire pour récupérer La femme en or, un portrait de sa tante réalisé par le grand Gustav Klimt, alors devenue... la pièce maîtresse du Musée du Belvédère, à Vienne, et peut-être de toute la création contemporaine autrichienne. Que dire ? Malgré les rebondissements et ellipses du scénario, on peut imaginer comment le film s'achèvera dès l'instant où les enjeux sont posés. En ce sens, il est dommage qu'il soit si convenu, voire caricatural: la brave grand-mère opiniâtre face à la froideur administrative d'un État étranger, c'est à la fois vrai et un peu simpliste. Il n'aurait pas été hors de propos que la position des Autrichiens, convaincus que La femme en or était une Joconde viennoise, nous soit présentée de manière plus explicite et nuancée. Cela dit, le film s'appuie sur un joli duo Helen Mirren / Ryan Reynolds et de bons seconds rôles (Daniel Brühl, Jonathan Pryce...). Bon point !

La femme au tableau
Film britannico-américain de Simon Curtis (2015)

Vous l'aurez compris: j'ai passé un bon moment, même si je regrette que ce long-métrage choisisse de traiter son histoire à la manière hollywoodienne, au détriment d'une certaine "sensibilité européenne". Les acteurs ne sont pas en cause, qui suivent donc le fil jusqu'au bout avec un professionnalisme confirmé et d'indéniables qualités de jeu. Sur un thème connexe, Monuments men n'avait rien de plus costaud !

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Je constate que les avis sont contrastés...

Un exemple: Pascale paraît beaucoup moins enthousiaste que Dasola.

jeudi 24 mars 2022

Une alliance spatiale

On dirait qu'il y a moins de blockbusters, mais je n'ai  pas assez d'info pour vous confirmer à coup sûr qu'en France, le cinéma américain s'est montré - un peu - plus discret compte tenu de la crise sanitaire. Aujourd'hui, je reviens sur un film inédit dans nos salles: Prospect. Film découvert... sur une obscure chaîne de mon fournisseur Internet.

Il y a des amateurs (ou -trices) de Games of thrones, parmi vous ? Dans la troupe du film, vous reconnaîtrez sans nul doute l'interprète d'Oberyn Martell, personnage de la série au sort... disons mémorable. Vous l'aurez compris: si j'en parle, c'est parce que Pedro Pascal, l'acteur, est l'un des deux principaux protagonistes de Prospect. L'autre est incarné par Sophie Thatcher, 18 ans, sans lien de famille avec Margaret et qui, dans le scénario, répond au prénom de Cee. Arrivée avec son père sur une planète lointaine, l'ado doit travailler avec lui pour chercher des pierres censées leur apporter la fortune. Manque de chance: patibulaires... mais presque, d'autres chercheurs de gemmes sont sur le coup. Je vous épargne allégrement les détails ! Pile comme dans le long-métrage d'hier, un duo improbable se forme dans une jungle pour mieux échapper aux dangers qu'elle renferme. Confortablement calé dans mon fauteuil, j'ai fait un beau voyage grâce à ce petit film de SF un peu cheap, oui, mais assez bien ficelé. Certains le présentent comme un western: ce n'est pas du tout idiot...

Prospect - L'ambre de la lune verte
Film américain de Zeek Earl et Christopher Caldwell (2018)

Quatre étoiles enthousiasmées pour cet opus qui a su me surprendre sur la forme, à défaut d'être tout à fait original quant au fond. Franchement, pour une production que j'imagine modeste, ça passe ! On n'arrive évidemment pas au niveau d'un Dune, hein ? Mon plaisir s'avère toutefois plus important que devant d'autres "mastodontes" tels que District 9 ou Prometheus - aux promesses à moitié tenues...

mercredi 23 mars 2022

Des fadas en Guyane

Ma première rencontre - le 19 décembre dernier - avec l'inspiration d'Antonin Peretjatko m'a laissé un souvenir suffisamment agréable pour expliquer mon envie de voir les deux autres films du réalisateur. Je commence avec La loi de la jungle, classé huitième du top 2016 proposé par la rédaction de Cahiers du cinéma. Un choix qui a surpris.

Vous les identifiez ? Vimala Pons et Vincent Macaigne sont les héros improbables de cette très étrange comédie. Stagiaires au ministère de la Norme, ils ont pour mission de vérifier qu'un terrain forestier guyanais pourra bel et bien accueillir un grand centre de vacances destiné... aux amateurs de sports d'hiver ! Ils croiseront la route d'autres olibrius à la santé mentale douteuse: un huissier de justice diablement acharné, de pseudo-guérilleros censés être assez solides pour survivre longtemps en milieu hostile, un jeune ingénieur SNCF mandaté pour tracer une ligne TGV et quelques faux autochtones prêts à se nourrir de cervelles humaines fraichement récoltées ! Autant vous le dire: ce film pas sérieux est tombé à pic, étant donné que l'autre soir, j'avais juste envie d'une histoire "vide-neurones". C'est ce que j'ai eu, avec en prime le plaisir d'un casting assez élégant pour réunir Mathieu Amalric, Pascal Légitimus et Jean-Luc Bideau. Bémol: tout à fait farfelu, l'humour de La loi de la jungle s'essouffle un peu sur la durée. J'admets que je ne l'ai pris qu'au premier degré...

La loi de la jungle
Film français d'Antonin Peretjatko (2016)

Mon bilan est globalement positif, mais j'attendais (un peu) mieux. L'abattage du duo Pons / Macaigne joue pour beaucoup dans ma note généreuse. Je n'irai certes pas jusqu'à comparer leur évident talent avec celui d'un Pierre Richard ou d'un Bébel déterminé à faire rire. D'autres l'ont fait, mais je vais me contenter de rappeler l'existence de Terrible jungle ! Là, oui, une comparaison semble envisageable...

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Et si d'autres avis peuvent vous aider à y voir clair...

Vous lirez sûrement avec joie ceux de Pascale, Laurent, Strum et Lui.

lundi 21 mars 2022

Serial losers

Constat: à ce jour, je suis passé à côté du phénomène "Palmashow". La folle histoire de David Marsais et Grégoire Ludig, 38 et 39 ans aujourd'hui, a commencé avec leurs premiers sketchs... au collège ! Un long parcours les a entraînés jusqu'à la télé et l'écriture d'une série de 4 saisons et 395 épisodes. Et ils ont déboulé au cinéma dès 2013...

Neuf ans plus tard, les voilà placés en têtes d'affiche d'une comédie récente: Les vedettes. Stéphane et Daniel sont collègues de travail dans un magasin du genre Darty, mais ils se détestent cordialement. Le premier se verrait bien manager, tandis que le second tire au flanc et ressasse jusqu'à la nausée sa frustration d'ancien chanteur raté. Bientôt, Dan repère toutefois que Stéph est capable de retenir les prix exacts de l'ensemble des produits qu'ils sont censés mettre en vente. Convaincu que c'est la solution à ses problèmes d'argent, il l'embarque de force pour participer à un jeu télévisé. Et les ennuis commencent ! Sur cette base, le scénario du film dresse le portrait de deux crétins bien incapables de saisir la moindre petite chance de s'en sortir enfin. C'est drôle un moment, mais ne tient qu'imparfaitement la distance...

En réalité, malgré de bonnes intentions, la comédie s'essouffle vite. Les péripéties paraissent un peu répétitives et la supposée critique de la petite lucarne trop limitée pour être véritablement corrosive. Dommage, d'ailleurs: compte tenu de la belle expérience dont le duo principal peut se prévaloir sur ce point, j'en attendais plus de piquant. Je n'ai pas pour autant envie d'être méchant avec Marsais et Ludig. Leur grande complicité ne saurait sérieusement être remise en cause. Assez bien reçu par la presse spécialisée, leur film tient de la blague potache plutôt que d'une représentation - décalée - de notre société contemporaine. Bref, si pamphlet il y a, il est décidément bien sage ! J'ai déjà vu pire: au moins reste-t-on ici à l'écart de toute vulgarité. David, Grégoire, je suppose que vous ferez mieux la prochaine fois...

Les vedettes
Film français de Jonathan Barré (2022)

Un bilan un peu meilleur que celui de ces comédies franchouillardes régulièrement placées tout en haut de notre box-office national. Logiquement, pas de suite en vue - et c'est aussi une bonne chose. Maintenant et jusqu'à présent, je crois que je préfère le Palmashow ailleurs: comme flics dans le Santa & Cie d'Alain Chabat ou éleveurs de mouche chez Quentin Dupieux (Mandibules). À voir... et à suivre !

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En attendant un nouveau retour...

Vous pourrez compter sur une chronique proposée par Princécranoir.

dimanche 20 mars 2022

Y'a d'la joie !

Je n'ai pas grand-chose à ajouter à ce qui est mentionné sur l'image. Juste que je suis content du retour de ce rendez-vous, annulé en 2020 et 2021 du fait de la crise sanitaire. Je veux croire qu'il va permettre aux salles de mieux faire face aux lourdes baisses de fréquentation. Un sondage récent citait les tarifs et le manque de films intéressants en causes premières du désintérêt des Français pour le septième art. Je vois tant de belles choses que je trouve cela bien triste et injuste. Cela dit non sans vous souhaiter à tou(te)s le plus joli des Printemps !