Fallait-il être une femme pour réaliser Une année italienne ? Peut-être. C'est en tout cas la nouvelle d'un homme - Giani Stuparich (1891-1961) - qui a inspiré Laura Samani. Un écrit paru en 1929 que des souvenirs personnels l'ont alors incitée à transposer dans la Trieste de 2007-2008. Je ne connais pas le texte initial, mais cette adaptation est charmante !
Fredrika, jeune Suédoise, a suivi son père, muté dans une entreprise italienne. Elle intègre un lycée technique et se retrouve la seule fille dans une classe de terminale 100% masculine. Après des premiers pas difficiles, elle se lie d'amitié avec Antero, Pasini et Mitis, trois copains inséparables. La meilleure élève, c'est elle, mais le film ne nous parle que brièvement de ses talents scolaires. Il dresse plutôt le beau portrait d'adolescents plutôt sérieux en cours, mais qui font aussi les 400 coups comme tant de jeunes de cet âge. D'où le choix d'une image souriante...
Une année italienne dégage une énergie positive, alimentée d'ailleurs par une bande musicale pleine de peps. Ce feel good movie transalpin rappelle aussi qu'il n'est pas toujours facile d'avoir 17-18 ans, confronté aux indécisions de la vie et, souvent, à des émotions contradictoires. Aucune tragédie à l'horizon, toutefois, juste quelques passages de cap délicats. Les adultes semblent en retrait et/ou sont un peu dépassés. Tant mieux: c'est en effet parce qu'il se concentre sur les plus jeunes que ce récit est si touchant, d'autant qu'il est porté par des acteurs encore débutants - Giacomo Covi, Pietro Giustolisi et Samuel Volturno. Réellement suédoise, Stella Wendick, elle, était... étudiante en cinéma. Ces quatre visages nouveaux sont vraiment tout le sel du long-métrage. Feront-ils carrière ? Je ne sais pas, mais les revoir me ferait très plaisir !
Une année italienne (Un anno di scuola)
Film italien de Laura Samani / 2026
Un tout petit bémol afin de marquer quelques longueurs et un déroulé prévisible pour l'histoire de ce quatuor (malgré une belle fin ouverte). C'est du chipotage, sans nul doute: j'ai passé un très chouette moment. Trente ans plus tard, j'avais Le péril jeune en tête comme comparaison possible. C'est confirmé: les ados sont souvent intéressants, au cinéma. Et même si j'étais sûrement un peu trop jeune à la sortie de La boum...
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Je ne suis pas seul à avoir aimé...
Pascale a vraiment beaucoup aimé le film et vous expliquera pourquoi. Vous pourrez en lire une autre chronique - plutôt positive - chez Dasola.
Et j'ai une ultime chose à préciser...
Vous le savez peut-être: ce film est en réalité le deuxième long-métrage de Laura Samani (qui n'a encore "que" 36 ans). J'étais très en confiance pour aller le voir, car j'avais beaucoup aimé le premier: Piccolo corpo. Une merveille présente dans mon top 2022, dans un tout autre registre !
Fredrika, jeune Suédoise, a suivi son père, muté dans une entreprise italienne. Elle intègre un lycée technique et se retrouve la seule fille dans une classe de terminale 100% masculine. Après des premiers pas difficiles, elle se lie d'amitié avec Antero, Pasini et Mitis, trois copains inséparables. La meilleure élève, c'est elle, mais le film ne nous parle que brièvement de ses talents scolaires. Il dresse plutôt le beau portrait d'adolescents plutôt sérieux en cours, mais qui font aussi les 400 coups comme tant de jeunes de cet âge. D'où le choix d'une image souriante...
Une année italienne dégage une énergie positive, alimentée d'ailleurs par une bande musicale pleine de peps. Ce feel good movie transalpin rappelle aussi qu'il n'est pas toujours facile d'avoir 17-18 ans, confronté aux indécisions de la vie et, souvent, à des émotions contradictoires. Aucune tragédie à l'horizon, toutefois, juste quelques passages de cap délicats. Les adultes semblent en retrait et/ou sont un peu dépassés. Tant mieux: c'est en effet parce qu'il se concentre sur les plus jeunes que ce récit est si touchant, d'autant qu'il est porté par des acteurs encore débutants - Giacomo Covi, Pietro Giustolisi et Samuel Volturno. Réellement suédoise, Stella Wendick, elle, était... étudiante en cinéma. Ces quatre visages nouveaux sont vraiment tout le sel du long-métrage. Feront-ils carrière ? Je ne sais pas, mais les revoir me ferait très plaisir !
Une année italienne (Un anno di scuola)
Film italien de Laura Samani / 2026
Un tout petit bémol afin de marquer quelques longueurs et un déroulé prévisible pour l'histoire de ce quatuor (malgré une belle fin ouverte). C'est du chipotage, sans nul doute: j'ai passé un très chouette moment. Trente ans plus tard, j'avais Le péril jeune en tête comme comparaison possible. C'est confirmé: les ados sont souvent intéressants, au cinéma. Et même si j'étais sûrement un peu trop jeune à la sortie de La boum...
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Je ne suis pas seul à avoir aimé...
Pascale a vraiment beaucoup aimé le film et vous expliquera pourquoi. Vous pourrez en lire une autre chronique - plutôt positive - chez Dasola.
Et j'ai une ultime chose à préciser...
Vous le savez peut-être: ce film est en réalité le deuxième long-métrage de Laura Samani (qui n'a encore "que" 36 ans). J'étais très en confiance pour aller le voir, car j'avais beaucoup aimé le premier: Piccolo corpo. Une merveille présente dans mon top 2022, dans un tout autre registre !

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