1977, 1982 et 2005: en remontant le fil du temps, on se souvient vite que cela faisait un bail que Steven Spielberg n'avait pas fait de la vie extraterrestre le thème central de l'un de ses films. Une bonne raison pour aller voir Disclosure day, long-métrage imparfait, mais cohérent avec une partie de l'univers qu'il nous a offert d'arpenter jusqu'à ce jour.
Autant vous le confier: je ne savais pas grand-chose de ce nouvel opus avant d'aller le voir, quatre jours à peine après sa sortie dans les salles françaises. Il est vrai que j'avais volontairement fermé les écoutilles pour préserver le plaisir de la découverte. Seules les principales têtes d'affiche - Emily Blunt, Josh O'Connor, Colin Firth - m'étaient familières. Or, le film démarre tambour battant, sans le moindre scène d'exposition pour donner quelques explications sur ce qu'il veut ensuite développer. Disclosure day s'appuyant sur un scénario 100% original, on plonge donc dans un monde totalement nouveau, qui pourrait bien être le nôtre. Nous faisons connaissance avec Daniel Kellner, un jeune informaticien qui aurait dérobé des données numériques sensibles à son entreprise. Puis avec Margaret Fairchild, la sémillante miss météo d'une télé locale.
Sans véritable surprise, les héros que nous présente notre cher Steven ressemblent à des Américains des plus ordinaires. Ce qui va leur arriver sort bien sûr des sentiers battus, mais des personnages aussi neutres s'avèrent plutôt attachants pour le spectateur lambda et lui permettent d'aussitôt s'identifier à eux - et tant mieux ! L'impeccable mise en scène repose également sur quelques représentations relativement habituelles lorsqu'il s'agit d'imaginer la présence dans l'univers d'autres créatures intelligentes et leur éventuel contact avec nous, habitants de la Terre. Auraient-elles des choses à nous apprendre, ainsi que le titre du film semble le suggérer ? Je ne vais évidemment pas répondre à la question. Le mieux est que vous le découvriez par vous-mêmes dans un cinéma quelconque. Quitte à oublier, deux heures durant, notre vieille planète !
Je crois tout de même pouvoir vous dire que, comme beaucoup d'autres du même genre, le film nous invite à remettre en cause nos certitudes absolues, à admettre que certaines choses nous échappent totalement et à réfléchir à comment l'information nous parvient. On pourrait croire qu'il s'inscrit dans la registre de la science-fiction. Pas du tout: je trouve qu'il est au contraire contemporain - il a d'ailleurs été conçu comme tel. Un exemple: j'ai tout particulièrement apprécié ce que Disclosure day dit de l'omniprésence des écrans, petits et grands, dans nos quotidiens. Ce n'est certes pas la première fois, mais je trouve très intéressant qu'un réalisateur aussi illustre que Steven Spielberg traite ce riche sujet frontalement. C'est pour lui, je crois, une façon d'affûter notre regard. De nous interroger sur l'importance et la valeur réelle des images, aussi.
Cette fois, le cinéaste n'accorde qu'assez peu de place à un autre thème récurrent dans sa filmographie: celui de la famille dysfonctionnelle. Néanmoins, il n'a pas complètement tourné le dos à l'enfant qu'il était et, un peu avant la fin, revient un instant sur le passé des personnages. Apparaît ainsi une part de leur vulnérabilité et donc de tout le potentiel émotionnel de cette histoire qu'il nous raconte. Une histoire orientée autour de valeurs humanistes - je pourrais même dire "universalistes". Qu'un artiste de presque 80 ans témoigne encore d'une telle empathie m'apparaît comme un beau cadeau, même si j'admets bien volontiers que je peux manquer d'objectivité quand je dois parler dudit artiste. Bref, disons qu'on le refera pas... et qu'on ne me refera pas non plus. Cela ne m'empêchera certes pas de chroniquer un tout autre film lundi !
Disclosure day
Film américain de Steven Spielberg / 2026
En dépit de quelques longueurs, j'ai bien apprécié la relative originalité de ce nouveau représentant de la geste spielbergienne - son 35ème. Apparemment, il a plutôt bien démarré... et mieux que les précédents. Nous n'étions pourtant qu'une petite dizaine dans une salle XXL: l'état de grâce vécu après The Fabelmans ne s'est dès lors pas renouvelé. Certains auront pu privilégier Abyss, Premier contact ou même... Elio !
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Si vous cherchez à lire d'autres avis...
Parfait ! Vous n'êtes plus qu'à un clic de ceux de Princécranoir et Strum. Pascale non plus n'a pas attendu très longtemps avant de publier le sien.
Et j'achève cette chronique avec un mémo...
Je vous rappelle que Steven Spielberg a parlé de vies extraterrestres dans trois autres films: Rencontres du troisième type (1977), E.T. (82) et La guerre des mondes (2005). Trois longs-métrages à voir ou à revoir.
Autant vous le confier: je ne savais pas grand-chose de ce nouvel opus avant d'aller le voir, quatre jours à peine après sa sortie dans les salles françaises. Il est vrai que j'avais volontairement fermé les écoutilles pour préserver le plaisir de la découverte. Seules les principales têtes d'affiche - Emily Blunt, Josh O'Connor, Colin Firth - m'étaient familières. Or, le film démarre tambour battant, sans le moindre scène d'exposition pour donner quelques explications sur ce qu'il veut ensuite développer. Disclosure day s'appuyant sur un scénario 100% original, on plonge donc dans un monde totalement nouveau, qui pourrait bien être le nôtre. Nous faisons connaissance avec Daniel Kellner, un jeune informaticien qui aurait dérobé des données numériques sensibles à son entreprise. Puis avec Margaret Fairchild, la sémillante miss météo d'une télé locale.
Sans véritable surprise, les héros que nous présente notre cher Steven ressemblent à des Américains des plus ordinaires. Ce qui va leur arriver sort bien sûr des sentiers battus, mais des personnages aussi neutres s'avèrent plutôt attachants pour le spectateur lambda et lui permettent d'aussitôt s'identifier à eux - et tant mieux ! L'impeccable mise en scène repose également sur quelques représentations relativement habituelles lorsqu'il s'agit d'imaginer la présence dans l'univers d'autres créatures intelligentes et leur éventuel contact avec nous, habitants de la Terre. Auraient-elles des choses à nous apprendre, ainsi que le titre du film semble le suggérer ? Je ne vais évidemment pas répondre à la question. Le mieux est que vous le découvriez par vous-mêmes dans un cinéma quelconque. Quitte à oublier, deux heures durant, notre vieille planète !
Je crois tout de même pouvoir vous dire que, comme beaucoup d'autres du même genre, le film nous invite à remettre en cause nos certitudes absolues, à admettre que certaines choses nous échappent totalement et à réfléchir à comment l'information nous parvient. On pourrait croire qu'il s'inscrit dans la registre de la science-fiction. Pas du tout: je trouve qu'il est au contraire contemporain - il a d'ailleurs été conçu comme tel. Un exemple: j'ai tout particulièrement apprécié ce que Disclosure day dit de l'omniprésence des écrans, petits et grands, dans nos quotidiens. Ce n'est certes pas la première fois, mais je trouve très intéressant qu'un réalisateur aussi illustre que Steven Spielberg traite ce riche sujet frontalement. C'est pour lui, je crois, une façon d'affûter notre regard. De nous interroger sur l'importance et la valeur réelle des images, aussi.
Cette fois, le cinéaste n'accorde qu'assez peu de place à un autre thème récurrent dans sa filmographie: celui de la famille dysfonctionnelle. Néanmoins, il n'a pas complètement tourné le dos à l'enfant qu'il était et, un peu avant la fin, revient un instant sur le passé des personnages. Apparaît ainsi une part de leur vulnérabilité et donc de tout le potentiel émotionnel de cette histoire qu'il nous raconte. Une histoire orientée autour de valeurs humanistes - je pourrais même dire "universalistes". Qu'un artiste de presque 80 ans témoigne encore d'une telle empathie m'apparaît comme un beau cadeau, même si j'admets bien volontiers que je peux manquer d'objectivité quand je dois parler dudit artiste. Bref, disons qu'on le refera pas... et qu'on ne me refera pas non plus. Cela ne m'empêchera certes pas de chroniquer un tout autre film lundi !
Disclosure day
Film américain de Steven Spielberg / 2026
En dépit de quelques longueurs, j'ai bien apprécié la relative originalité de ce nouveau représentant de la geste spielbergienne - son 35ème. Apparemment, il a plutôt bien démarré... et mieux que les précédents. Nous n'étions pourtant qu'une petite dizaine dans une salle XXL: l'état de grâce vécu après The Fabelmans ne s'est dès lors pas renouvelé. Certains auront pu privilégier Abyss, Premier contact ou même... Elio !
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Si vous cherchez à lire d'autres avis...
Parfait ! Vous n'êtes plus qu'à un clic de ceux de Princécranoir et Strum. Pascale non plus n'a pas attendu très longtemps avant de publier le sien.
Et j'achève cette chronique avec un mémo...
Je vous rappelle que Steven Spielberg a parlé de vies extraterrestres dans trois autres films: Rencontres du troisième type (1977), E.T. (82) et La guerre des mondes (2005). Trois longs-métrages à voir ou à revoir.




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