vendredi 6 avril 2018

Un imposteur !

Deux films en 2016, deux autres en 2017, trois encore programmés cette année et déjà d'autres prévus en 2019 et 2020: Pierre Richard est en forme, on dirait. Le voir ainsi, à 83 ans passés, me réjouit plutôt, même si je l'ai trouvé fatigué, l'autre soir, sur un plateau télé. J'en resterai sur l'impression de Mme Mills, une voisine si parfaite...

Ce film écrit, joué et réalisé par Sophie Marceau repose sur l'idée ordinaire que la belle, éditrice de romans à l'eau de rose, possède chez elle, sans le savoir, l'une des parties d'un triptyque artistique d'une valeur inestimable. Un vieil homme veut donc récupérer l'objet pour le vendre à un trafiquant d'art chinois. Pour cela, sa méthode consiste à se déguiser en femme, à s'installer dans l'appartement voisin de celui de sa future victime et à attendre le moment opportun pour finalement passer à l'action. Mais ce ne sera pas aussi simple ! Plutôt simpliste, le scénario de Mme Mills, une voisine si parfaite s'avère ultra-prévisible. C'est un fait: il y a de quoi ressortir frustré...

Je ne vous le cache pas: dans l'ensemble, le film a été mal accueilli. Trop peu de matière, dit-on ici. Du cabotinage XXL, ajoute-t-on là. Indiscutablement, Sophie Marceau se filme avec une complaisance quelque peu excessive, parfois, et oublie de diriger un Pierre Richard en roue libre. Par ailleurs, l'histoire que ce très improbable tandem nous raconte est un peu light. Cela dit, je vais attribuer une note correcte au film, pour la sympathie que m'inspire le grand blond devenu blanc. Que voulez-vous ? C'est mon côté un peu "fleur bleue". Mme Mills, une voisine si parfaite laissera sa place à d'autres films parmi les classiques de la comédie, mais ce n'est pas très grave. J'imagine qu'on le reverra rapido sur le petit écran, un dimanche soir de désoeuvrement. Je l'imagine conçu pour cela. Et autant le savoir...

Mme Mills, une voisine si parfaite
Film français de Sophie Marceau (2018)

Pas de surprise: face à cette oeuvre imparfaite, les grands classiques du travestissement cinématographique sont convoqués pour servir d'éléments de comparaison. Beaucoup citent donc Madame Doubtfire ou Tootsie - que j'ai vus, oui, mais il y a (beaucoup) trop longtemps ! Vous cherchez à rire avec un personnage qui choisit de se dissimuler sous les habits de l'autre sexe ? Victor Victoria est un incontournable.

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Une étape de plus pour le Movie Challenge...

Je coche la cache n°14: "Le film est réalisé par l'un de ses acteurs". L'acteur est une actrice, en l’occurrence, comme vous l'aurez compris.

Et, pour finir, un lien un peu moins complaisant...
Pascale a tenu à ranger le film parmi les carottes et navets de mars !

6 commentaires:

Pascale a dit…

Ah ce film !!! Il n'est pas seulement light, il est invraisemblable de bout en bout. Ce qui ne serait pas bien grave s'il était drôle. Ce qu'il n'est jamais.
Comment une fille aussi intelligente et dotée de la vue ne voit-elle pas que c'est un homme ???
En outre le travestissement est complètement raté.
On ne croit à rien.
C'est consternant et Sophie se filme effectivement avec beaucoup... d'amour. Ce doit être bon pour le moral de s'aimer autant !
J'ai tellement de sympathie pour Pierre et Sophie que ce film m'a mise mal à l'aise.
Comme quoi avec un bon carnet d'adresses on peut sortir un vrai navet.
Fleur bleue ou pas tu es TRÈS indulgent.

Ronnie 64 a dit…

Encore une ( Marceau ) qui croit avoir inventé le sauna portatif, 3 films, 3 daubes. :(

Pascale a dit…

Ronnie et ses nuances :-)))
Et je pense qu'il n'a pas vu le film.
Il me fait PTDR.

Martin a dit…

@Pascale 1:

On s'en fiche un peu, que le film soit invraisemblable !
Cela dit, je te donne raison: le côté comique est assez loupé.

Je suis tolérant parce que Pierre m'a plu, malgré tout. Ce côté flamboyant.
C'est vrai que je suis indulgent, mais ce vieux monsieur ne démérite pas à mes yeux.

Martin a dit…

@Ronnie:

Je serais tout de même curieux de voir à quoi ressemble un sauna portatif.
Pour ce qui est des deux autres films de la Marceau, je crois que je vais m'en passer...

Martin a dit…

@Pascale 2:

Que puis-je ajouter ?
C'est (aussi) pour cela qu'on l'aime, notre Ronnie expéditif !