Chose promise, chose due: je vous reviens aujourd'hui avec un film résolument vintage, du genre de ceux auxquels les jeunes cinéastes de la Nouvelle Vague voulaient tourner le dos. Beau comme un roman tragique du 19ème siècle, Les grandes manoeuvres s'appuie d'abord sur le duo Michèle Morgan / Gérard Philipe. C'est plutôt glamour, oui !
Je tiens malgré tout à préciser d'emblée que c'est toute la distribution qui brille de mille feux, avec pléthore de visages connus. L'histoire racontée est relativement simple: peu avant la Première Guerre mondiale, un jeune officier parie avec ses camarades de régiment qu'il sera capable de séduire une femme que le hasard lui désignera. C'est dans cet état d'esprit que, dans un bal, il fait la connaissance d'une nouvelle venue dans sa petite ville de garnison: une modiste dont les âmes "charitables" disent qu'elle est aussi une divorcée ! L'amour peut-il triompher dans ces conditions ? C'est à vous de voir. Vous pourriez certes imaginer que le film ne parlera de rien d'autre...
Si mes sources sont exactes, le film s'était classé au cinquième rang du box-office français de 1955, après avoir attiré quelque 5,3 millions de spectateurs dans les salles ! L'appréhender comme un classique n'est donc pas incongru et ses faux airs d'adaptation littéraire contribuent à lui donner l'allure d'une oeuvre "d'un autre temps". Attention: je le dis avec bienveillance, car Les grandes manoeuvres est un beau film remarquablement interprété. Il m'est très agréable d'apprécier ces productions qui faisaient la joie du public vingt ans avant ma naissance, quand mes grands-parents n'avaient pas 30 ans. À ceux qui opposeraient ce cinéma à celui qui, moderne, le chassera finalement des écrans, je dirais qu'il est possible de prendre plaisir aux deux - en tout cas, dans la position (privilégiée) du spectateur. Pourquoi diable choisir entre deux plaisirs ? Ironiquement, je dis cela et me souviens... que deux fins coexistent pour le film dont je parle !
Les grandes manoeuvres
Film français de René Clair (1955)
Un flamboyant film en costumes, parmi les derniers opus d'un cinéma en voie de disparition. Mais ce classicisme a du bon, croyez-moi ! Dans une veine voisine, French Cancan (avec l'immense Jean Gabin) est une autre merveille colorée. De 1955, on peut certes préférer d'autres films plus audacieux, à l'image de Du rififi chez les hommes ou Les diaboliques - chacun en noir et blanc. Et aussi les aimer tous !
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Un lien pour finir cette chronique...
Je vous invite à lire la chronique (enthousiaste) de "L'oeil sur l'écran".
Je tiens malgré tout à préciser d'emblée que c'est toute la distribution qui brille de mille feux, avec pléthore de visages connus. L'histoire racontée est relativement simple: peu avant la Première Guerre mondiale, un jeune officier parie avec ses camarades de régiment qu'il sera capable de séduire une femme que le hasard lui désignera. C'est dans cet état d'esprit que, dans un bal, il fait la connaissance d'une nouvelle venue dans sa petite ville de garnison: une modiste dont les âmes "charitables" disent qu'elle est aussi une divorcée ! L'amour peut-il triompher dans ces conditions ? C'est à vous de voir. Vous pourriez certes imaginer que le film ne parlera de rien d'autre...
Si mes sources sont exactes, le film s'était classé au cinquième rang du box-office français de 1955, après avoir attiré quelque 5,3 millions de spectateurs dans les salles ! L'appréhender comme un classique n'est donc pas incongru et ses faux airs d'adaptation littéraire contribuent à lui donner l'allure d'une oeuvre "d'un autre temps". Attention: je le dis avec bienveillance, car Les grandes manoeuvres est un beau film remarquablement interprété. Il m'est très agréable d'apprécier ces productions qui faisaient la joie du public vingt ans avant ma naissance, quand mes grands-parents n'avaient pas 30 ans. À ceux qui opposeraient ce cinéma à celui qui, moderne, le chassera finalement des écrans, je dirais qu'il est possible de prendre plaisir aux deux - en tout cas, dans la position (privilégiée) du spectateur. Pourquoi diable choisir entre deux plaisirs ? Ironiquement, je dis cela et me souviens... que deux fins coexistent pour le film dont je parle !
Les grandes manoeuvres
Film français de René Clair (1955)
Un flamboyant film en costumes, parmi les derniers opus d'un cinéma en voie de disparition. Mais ce classicisme a du bon, croyez-moi ! Dans une veine voisine, French Cancan (avec l'immense Jean Gabin) est une autre merveille colorée. De 1955, on peut certes préférer d'autres films plus audacieux, à l'image de Du rififi chez les hommes ou Les diaboliques - chacun en noir et blanc. Et aussi les aimer tous !
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Je vous invite à lire la chronique (enthousiaste) de "L'oeil sur l'écran".

























