Un vrai ami accepte-t-il votre personnalité toute entière ? Peut-être. Mais je crois aussi qu'il peut vous pousser à évoluer si c'est nécessaire ! Harry, un ami qui vous veut du bien est un film que je voulais voir depuis longtemps - j'ai apprécié les trois derniers opus du réalisateur. Comment répond-t-il à ma définition de l'amitié ? Deux mots là-dessus...
Cet Harry-là n'est ni sorcier, ni inspecteur, ni même prince britannique. Michel, un type ordinaire, le croise dans les toilettes d'une station d'autoroute. Vingt ans auparavant, il était son camarade de lycée. Harry, qui se souvient d'un poème écrit par son condisciple, est heureux de l'avoir retrouvé et, avec sa fiancée, est invité à un apéro improvisé sur la route des vacances d'été, en souvenir du "bon vieux temps". Doucement mais sûrement, il s'immisce ainsi dans la vie de son hôte. Que dire ? Je n'ai pas ressenti la tension censément motrice du scénario. J'avais parié sur une ambiance à la Hitchcock, voire à la David Lynch. Mouais... franchement, même si Sergi López offre une prestation convaincante dans ce (bon) rôle de quasi-parasite, je n'ai guère frémi. Autour de lui, Laurent Lucas, Mathilde Seigner et Sophie Guillemin n'attirent la lumière que par simples ricochets: rien de bien folichon. J'avais d'ailleurs espéré une autre fin, ancrée dans une vraie noirceur. Malgré un potentiel intéressant, Harry, un ami qui vous veut du bien restera donc comme une déception. Quatre César 2001 et puis s'en va...
Harry, un ami qui vous veut du bien
Film français de Dominik Moll / 2000
Prenons le verre à moitié plein: comme le bon vin, le cinéaste se bonifie avec l'âge (cf. Seules les bêtes, La nuit du 12 et Dossier 137, donc). Cet opus plus ancien me convainc moins que ses productions récentes. Pour la tension née de l'incruste, autant revoir un film d'Elia Kazan autrement plus flippant: j'ai nommé Les visiteurs (sorti, lui, en 1972). Sinon, l'ambivalence est également au coeur de Mon parfait inconnu...
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Un petit point sur les César...
Nommé neuf fois, record de l'année, le film en reçut finalement quatre:
► meilleur film ❌,
► meilleur acteur (Sergi López) ✅,
► meilleur second rôle féminin (Mathilde Seigner) ❌ ,
►meilleur espoir féminin (Sophie Guillemin) ❌,
► meilleure réalisation (Dominik Moll) ✅,
► meilleur scénario ❌,
► meilleure musique originale ❌,
► meilleur son ✅,
► meilleur montage ✅.
L'autre quadruple lauréat de cette 26ème édition ? Le goût des autres.
Et pour aller un peu plus loin...
Vous pouvez lire aussi quelques mots de Vincent ou les avis d'Elle et Lui.
Cet Harry-là n'est ni sorcier, ni inspecteur, ni même prince britannique. Michel, un type ordinaire, le croise dans les toilettes d'une station d'autoroute. Vingt ans auparavant, il était son camarade de lycée. Harry, qui se souvient d'un poème écrit par son condisciple, est heureux de l'avoir retrouvé et, avec sa fiancée, est invité à un apéro improvisé sur la route des vacances d'été, en souvenir du "bon vieux temps". Doucement mais sûrement, il s'immisce ainsi dans la vie de son hôte. Que dire ? Je n'ai pas ressenti la tension censément motrice du scénario. J'avais parié sur une ambiance à la Hitchcock, voire à la David Lynch. Mouais... franchement, même si Sergi López offre une prestation convaincante dans ce (bon) rôle de quasi-parasite, je n'ai guère frémi. Autour de lui, Laurent Lucas, Mathilde Seigner et Sophie Guillemin n'attirent la lumière que par simples ricochets: rien de bien folichon. J'avais d'ailleurs espéré une autre fin, ancrée dans une vraie noirceur. Malgré un potentiel intéressant, Harry, un ami qui vous veut du bien restera donc comme une déception. Quatre César 2001 et puis s'en va...
Harry, un ami qui vous veut du bien
Film français de Dominik Moll / 2000
Prenons le verre à moitié plein: comme le bon vin, le cinéaste se bonifie avec l'âge (cf. Seules les bêtes, La nuit du 12 et Dossier 137, donc). Cet opus plus ancien me convainc moins que ses productions récentes. Pour la tension née de l'incruste, autant revoir un film d'Elia Kazan autrement plus flippant: j'ai nommé Les visiteurs (sorti, lui, en 1972). Sinon, l'ambivalence est également au coeur de Mon parfait inconnu...
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Un petit point sur les César...
Nommé neuf fois, record de l'année, le film en reçut finalement quatre:
► meilleur film ❌,
► meilleur acteur (Sergi López) ✅,
► meilleur second rôle féminin (Mathilde Seigner) ❌ ,
►meilleur espoir féminin (Sophie Guillemin) ❌,
► meilleure réalisation (Dominik Moll) ✅,
► meilleur scénario ❌,
► meilleure musique originale ❌,
► meilleur son ✅,
► meilleur montage ✅.
L'autre quadruple lauréat de cette 26ème édition ? Le goût des autres.
Et pour aller un peu plus loin...
Vous pouvez lire aussi quelques mots de Vincent ou les avis d'Elle et Lui.

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