Il fut un ado qui, à la BBC, parla ouvertement de ses envies suicidaires "quand ça devient très difficile". Il avait d'ailleurs fait une tentative. Quelques années plus tard, ce gamin d'Écosse devenu adulte fut décoré des mains de la reine Elizabeth II... qu'il insulta lors de la cérémonie ! John Davidson fêtera ses 55 ans en juin. Un film revient sur son histoire.
Plus fort que moi pourrait sans doute être déclaré d'utilité publique. Deux heures durant, il nous rappelle que John n'a jamais été un garçon insolent: il souffre en réalité d'une pathologie méconnue, le syndrome de Gilles de la Tourette, du nom du médecin qui l'a identifié en 1885. C'est pourquoi il ne contrôle pas tous ses gestes, crache et crie parfois sans raison particulière, mais aussi profère - régulièrement - des jurons.
Cette situation, le film nous la décrit sans jamais chercher à l'édulcorer. Il s'avère parfois très drôle, lorsque les gros mots qui échappent à John retentissent soudain en présence de Sa Gracieuse Majesté, par exemple. Dans le même temps, le scénario fourmille de scènes qui nous montrent combien il aura été difficile pour le jeune homme de mener une vie normale. Je vous rassure: on reste dans le registre du feel good movie. "Comme seuls les Anglais savent le faire", dixit Charlotte de Télématin. Amateurs du genre, je pense en effet que vous devriez vous ré-ga-ler ! Ici, rien de formidable sur le plan technique: juste du travail bien fait. Dans le rôle principal, Robert Aramayo a reçu un BAFTA - l'équivalent d'un César - d'abord promis à Timothée Chalamet ou Leonardo DiCaprio. C'est mérité. J'ajoute qu'il est très bien entouré: d'une actrice anglaise dont j'ignorais tout (Maxine Peake) et d'un fameux comédien écossais revenu sur grand écran après sept ans consacrés à la télé (Peter Mullan).
Plus fort que moi (I swear)
Film britannique de Kirk Jones / 2025
Je passe sur la pseudo-traduction du titre original: il aurait été difficile de conserver l'exact double sens du verbe To swear (jurer). Tant pis ! L'essentiel, c'est de voir le film en anglais et ce sans tergiverser, merci. Il y a là une vraie belle école du cinéma social, qui produit des films comme Pride côté positif ou Une belle fin dans le registre dramatique. En France, sur la santé, vous pouvez revoir Patients et/ou Hors normes.
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Enfin, pour être tout à fait complet aujourd'hui...
Je vous conseille également de lire les chroniques de Pascale et Dasola.
Plus fort que moi pourrait sans doute être déclaré d'utilité publique. Deux heures durant, il nous rappelle que John n'a jamais été un garçon insolent: il souffre en réalité d'une pathologie méconnue, le syndrome de Gilles de la Tourette, du nom du médecin qui l'a identifié en 1885. C'est pourquoi il ne contrôle pas tous ses gestes, crache et crie parfois sans raison particulière, mais aussi profère - régulièrement - des jurons.
Cette situation, le film nous la décrit sans jamais chercher à l'édulcorer. Il s'avère parfois très drôle, lorsque les gros mots qui échappent à John retentissent soudain en présence de Sa Gracieuse Majesté, par exemple. Dans le même temps, le scénario fourmille de scènes qui nous montrent combien il aura été difficile pour le jeune homme de mener une vie normale. Je vous rassure: on reste dans le registre du feel good movie. "Comme seuls les Anglais savent le faire", dixit Charlotte de Télématin. Amateurs du genre, je pense en effet que vous devriez vous ré-ga-ler ! Ici, rien de formidable sur le plan technique: juste du travail bien fait. Dans le rôle principal, Robert Aramayo a reçu un BAFTA - l'équivalent d'un César - d'abord promis à Timothée Chalamet ou Leonardo DiCaprio. C'est mérité. J'ajoute qu'il est très bien entouré: d'une actrice anglaise dont j'ignorais tout (Maxine Peake) et d'un fameux comédien écossais revenu sur grand écran après sept ans consacrés à la télé (Peter Mullan).
Plus fort que moi (I swear)
Film britannique de Kirk Jones / 2025
Je passe sur la pseudo-traduction du titre original: il aurait été difficile de conserver l'exact double sens du verbe To swear (jurer). Tant pis ! L'essentiel, c'est de voir le film en anglais et ce sans tergiverser, merci. Il y a là une vraie belle école du cinéma social, qui produit des films comme Pride côté positif ou Une belle fin dans le registre dramatique. En France, sur la santé, vous pouvez revoir Patients et/ou Hors normes.
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Enfin, pour être tout à fait complet aujourd'hui...
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