Le chiffre n'est tombé que le 26 novembre dernier: en 2024, 62 films d'initiative française ont été réalisés ou coréalisés par des femmes. Malgré les beaux discours, c'est la proportion la plus basse depuis 2019 ! 70% des longs-métrages verraient en outre une large majorité d'hommes occuper les postes-clés. Oui, je vous parle bien d'un retour en arrière...
Vous vous souvenez du test de Bechdel, du nom de cette dessinatrice américaine - Alison de son prénom - qui mesurait les représentations féminines dans les diverses oeuvres de fiction ? Une validation positive était accordée à celles qui mettaient en scène deux femmes, parlant entre elles et sur un autre sujet que... les hommes. Il me semble bien qu'aucun des huit films que j'ai vus au cinéma et déjà pu chroniquer depuis janvier n'y est arrivé. Laissons Hamnet de côté: le plus proche d'y parvenir serait La femme de ménage, ce qui en dit long, je trouve. En 2025, en salles, j'ai vu 16 films de femmes (moins de 20% du total). Tous supports confondus, j'ai comptabilisé 31 films: à peine plus de 17%. Cette tendance n'est pas appelée à s'inverser ces prochaines semaines. La grande Kelly Reichardt m'aidera, au mieux, à "sauver les apparences".
En cette Journée internationale des droits des femmes, je reconnais que je ne me soucie pas toujours de la place qu'elles peuvent occuper dans l'industrie cinématographique, française, européenne ou mondiale. Parfois, je les déniche dans des pays surprenants, à l'image de l'Arabie saoudite de Wadjda (de Haifaa Al-Mansour... c'était en 2012 - photo). Quand je prends du recul, je me dis que rien n'évolue encore vraiment dans le sens d'une amélioration réelle et, plus que durable, pérenne. C'est assez désespérant, d'ailleurs, de faire ce constat, et je m'interroge sur la manière dont les changements que j'appelle de mes voeux pourraient ENFIN se concrétiser - c'est un très vaste sujet, n'est-ce pas ? Aujourd'hui, à l'approche d'échéances électorales cruciales pour l'avenir de notre pays, il semblerait que les financements publics du cinéma soient de plus en plus remis en cause: c'est donc bien un sujet de débat. On peut le prolonger en commentaires. J'y reviendrai. Parole d'homme !
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Et ma première photo du jour ?
Elle représente l'actrice américaine Carrie-Anne Moss, dans Matrix. L'image badass d'une femme dans un classique du cinéma d'action US. Cet opus a d'ailleurs été réalisé par deux frères... devenus des femmes !
Vous vous souvenez du test de Bechdel, du nom de cette dessinatrice américaine - Alison de son prénom - qui mesurait les représentations féminines dans les diverses oeuvres de fiction ? Une validation positive était accordée à celles qui mettaient en scène deux femmes, parlant entre elles et sur un autre sujet que... les hommes. Il me semble bien qu'aucun des huit films que j'ai vus au cinéma et déjà pu chroniquer depuis janvier n'y est arrivé. Laissons Hamnet de côté: le plus proche d'y parvenir serait La femme de ménage, ce qui en dit long, je trouve. En 2025, en salles, j'ai vu 16 films de femmes (moins de 20% du total). Tous supports confondus, j'ai comptabilisé 31 films: à peine plus de 17%. Cette tendance n'est pas appelée à s'inverser ces prochaines semaines. La grande Kelly Reichardt m'aidera, au mieux, à "sauver les apparences".
En cette Journée internationale des droits des femmes, je reconnais que je ne me soucie pas toujours de la place qu'elles peuvent occuper dans l'industrie cinématographique, française, européenne ou mondiale. Parfois, je les déniche dans des pays surprenants, à l'image de l'Arabie saoudite de Wadjda (de Haifaa Al-Mansour... c'était en 2012 - photo). Quand je prends du recul, je me dis que rien n'évolue encore vraiment dans le sens d'une amélioration réelle et, plus que durable, pérenne. C'est assez désespérant, d'ailleurs, de faire ce constat, et je m'interroge sur la manière dont les changements que j'appelle de mes voeux pourraient ENFIN se concrétiser - c'est un très vaste sujet, n'est-ce pas ? Aujourd'hui, à l'approche d'échéances électorales cruciales pour l'avenir de notre pays, il semblerait que les financements publics du cinéma soient de plus en plus remis en cause: c'est donc bien un sujet de débat. On peut le prolonger en commentaires. J'y reviendrai. Parole d'homme !
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Et ma première photo du jour ?
Elle représente l'actrice américaine Carrie-Anne Moss, dans Matrix. L'image badass d'une femme dans un classique du cinéma d'action US. Cet opus a d'ailleurs été réalisé par deux frères... devenus des femmes !


1 commentaire:
Les hommes sont un sujet tellement passionnant et inépuisable.
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