dimanche 8 février 2026

Dans la grande ville

Lu vit aux États-Unis depuis cinq ans... et cela fait donc cinq ans déjà qu'il n'a vu ni sa femme, ni sa fille, autrement que sur son téléphone. Il va enfin les retrouver et emménager avec elles dans l'appartement que louait l'un de ses amis. Mais le sort s'acharne sur ce jeune papa chinois: son vélo lui a été volé... et il perd donc son emploi de livreur.

Comment s'en sortir dans un pareil cas ? C'est le sujet du premier long d'un jeune cinéaste canadien: Les lumières de New York. Une fiction dont le titre français évoque Chaplin et qui rend compte d'une réalité crue. D'accord... le personnage du titre original n'est pas si chanceux. Aussitôt que nous avons fait sa connaissance, sa situation s'aggrave. Il n'a vite plus d'autre choix que de mentir à sa famille enfin réunie pour au moins "sauver les apparences" avant de trouver une solution. Bonne nouvelle: le film reste constamment à l'écart du misérabilisme dans lequel tant de productions nord-américaines se complaisent. J'ajoute qu'il y a assez de chances que vous reconnaissiez Big Apple. En effet, vous n'apercevrez pas le moindre monument emblématique ! Un choix judicieux du cinéaste: avoir tourné en hiver, sur pellicule. Porté par d'excellents acteurs, le récit se déroule sans fausse note. Jusqu'à un happy end ? Je vais, naturellement, vous laisser en juger...

Les lumières de New York
(Lucky Lu)
Film canado-américain de Llyod Lee Choi / 2025
Je ne vois rien à reprocher à cet opus, d'autant que son jeune auteur signe donc sa toute première réalisation dans ce format. Son culot mérite un éloge pour l'usage du mandarin dans la plus grosse partie des dialogues - ce qui contribue nettement au beau réalisme du film. L'histoire de Souleymane est souvent cité en guise de comparaison. Je ne l'ai pas vu, mais je me "rattrape" avec Le voleur de bicyclette.

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Et si vous voulez pédaler un peu plus loin...

Je vous conseille vivement de prendre la roue de Pascale, désormais.

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