mardi 21 mai 2013

Même pas drôle !

J'ai commencé ce blog en me disant que je n'arriverai jamais à noter un film. Les étoiles que j'attribue désormais ne permettent même pas de faire une hiérarchie. Elles illustrent plutôt le ratio entre l'attente que j'avais au moment de découvrir le film en question et ce que j'ai finalement perçu. Il se trouve qu'aujourd'hui, je n'arrive pas à faire preuve de nuance et que je suis obligé de constater que je ne suis pas déçu. Juste un peu blasé de me sentir presque obligé de souligner ici que, comme je l'avais lu, Les amants passagers n'est pas un bon film.

Pedro Almodovar, l'ami, sur ce coup, tu m'as déçu ! Bien qu'échaudé par la critique, je t'avais quand même fait confiance et je m'étais promis d'aller voir ton dernier opus sans a priori. J'étais même entré dans la salle avec un groupe d'amis et, parmi eux, j'étais content qu'on puisse compter sur l'une de tes compatriotes, vieux ! Et vlan ! Quand je suis sorti du cinéma, mes espoirs d'un échange culturel transfrontalier étaient morts depuis longtemps. Je n'avais rien envie de dire de plus sur Les amants passagers. Et pas envie non plus d'avoir l'avis des copains, de leur dire: "Et vous, vous avez aimé ?". D'emblée, j'ai préféré zapper, tout oublier, me dire que j'allais bientôt voir un autre film et que je pourrai dès lors passer le tien au compte des pertes et profits. Pedro, sincèrement, pourquoi m'as-tu fait ça ?

Chers lecteurs, sachez-le: c'est du fait que je le connais encore mal que j'accorde finalement au réalisateur ibérique le bénéfice du doute. Allez, ouais, admettons qu'Almodovar ait voulu se faire plaisir ! Il l'a dit à la télé, en français dans le texte et avec un sourire Ultra Brite vers son intervieweuse: "Je ne changerai pas... à mon âge !". Admettons. Dont acte, Pedro. Alors j'assume, moi aussi: Les amants passagers est une comédie qui ne m'a qu'à peine arraché un sourire. Enfermer une dizaine de personnes dans un avion incapable d'atterrir pour filmer leurs réactions aurait pu être jubilatoire. Sachant qu'il est simplement question d'histoires de cul, j'ai trouvé que ça ne volait pas haut. Pire que répétitif, le film s'avère tout à fait consensuel. T'as toujours des cojones, Pedro ? OK. La prochaine fois, montre-les !

Les amants passagers
Film espagnol de Pedro Almodovar (2013)

Une étoile pour l'idée de départ, une demie autre pour dire le respect que j'ai tout de même pour le réalisateur... et je passe à autre chose. En introduisant de la guimauve au milieu du sexe cru, ce film-là passe vraiment à côté de la cible. Et ce serait en fait une représentation symbolique d'une Espagne déboussolée ? Je n'arrive pas à gober ça. Comment ? Vous insistez ? Moi aussi. Une dernière fois. C'est raté !

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Et si vous n'êtes toujours pas convaincus...
Pascale ("Sur la route du cinéma") pense globalement la même chose. Dasola ("Le blog de Dasola") ne s'emballe pas non plus. Comme quoi...

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