jeudi 9 avril 2026

Même les grands...

Cela vous arrive aussi, je suppose: l'autre jour, j'avais besoin d'un film réconfortant. Quelques premiers échos positifs m'ont alors donné envie d'accorder sa chance à une sortie française récente: Le rêve américain. L'histoire de deux jeunes gars passionnés de basket et décidés à y bosser comme agents de joueurs en NBA, le MEILLEUR championnat au monde !
 
Comme vous l'imaginez, c'était vraiment très loin d'être gagné d'avance. Bouna et Jérémy avaient un temps tâté du ballon, mais en amateur. Leurs contacts dans le milieu, même en France, étaient peu nombreux. Leur rencontre fortuite avait fait renaître en eux une envie commune d'exercer auprès des pros, par passion, mais seuls de petits boulots parvenaient vaguement à les maintenir à flot sur le plan financier. Néanmoins, au prix d'un travail acharné, spoiler: ils y sont parvenus. Évidemment, Le rêve américain doit oublier quelques-unes des galères sur le parcours. Un bon feel good movie est toujours un peu idéaliste. D'ailleurs, il est aussi d'usage qu'il soit amusant (et c'est le cas ici). Raphaël Quenard et Jean-Pascal Zadi s'harmonisent: ils forment un duo impeccable et entraînant. Leur jeu est posé, sans volonté "cabotineuse".

J'estime que pouvoir à nouveau regarder les États-Unis comme une terre d'opportunités ne fait pas de mal en ces heures de trumpisme exacerbé. C'est vrai qu'il vaut mieux pour cela débrancher son cerveau de 2026 avant de s'offrir la séance cinéma: un choix naïf, mais qui fonctionne. Parmi les divers basketteurs vus à l'écran, la plupart existent réellement et doivent une partie de leur réussite en carrière au duo Bouna-Jérémy. Le scénario invente juste un personnage majeur, sur la base d'exemples réels, et nous explique ainsi que la NBA peut être un monde de requins. Après tout, on y parle bien de contrats chiffrés en millions de dollars ! Le rêve américain, lui, n'avait pas forcément à disposition un budget colossal, mais il a fait des économies en tournant les scènes intérieures en France et les extérieurs au Canada - tout demeure 100% crédible. Franchement, c'est un bon petit film, sincère et empli d'optimisme. Deux heures durant, j'ai pu me couper du chaos de notre monde ! Ouf...

Le rêve américain
Film français d'Anthony Marciano / 2026

Même les grands ont commencé petit: c'est la belle morale de cet opus réjouissant, qui ne s'aventure pas à se hisser plus haut que ce qu'il est. On peut espérer que l'audace de Bouna et Jérémy en inspirera d'autres. Le sport peut à l'évidence être un moteur, comme dans Eddie the Eagle ou Rasta Rockett, parfaits pour cette année de Jeux olympiques d'hiver. Toujours enneigé, mais en France, je conseille aussi Good luck Algeria !

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Et avant d'en terminer...

Je vous invite désormais à faire un petit détour sur le blog de Pascale.

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