mercredi 24 juin 2026

Encore d'autres étoiles

Le temps passe vite, n'est-ce pas ? Cela fait désormais plus de treize ans que George Lucas a vendu sa société de production aux studios Disney. Je suppose qu'on continuera de parler (longtemps) de ce que Mickey fait de la lointaine, très lointaine galaxie Star wars. Et c'est sans état d'âme que je suis allé voir le tout dernier opus au cinéma, histoire d'en juger...

Pas de surprise pour les connaisseurs: on nous parle encore et toujours d'une opposition entre un Empire - désormais déchu - et une République nouvelle, où règnent l'harmonie entre les peuples et une grande liberté. The Mandalorian and Grogu imagine que cette démocratie renaissante lance un chasseur de primes aux trousses des derniers chefs ennemis pour qu'ils soient enfin traduits en justice - ou simplement "neutralisés". C'est l'occasion pour les fans inconditionnels de retrouver le personnage d'une série VOD estampillée Disney: le Mandalorien, donc, alias Mando. Comme à la télé, il est accompagné par une minuscule créature verte présentée comme son fils: Grogu, doté de quelques aptitudes au combat toujours utiles pour faire face aux aléas politico-militaires du moment. Les films antérieurs vous ont échappé ? Pas grave ! Laissez-vous porter...

The Mandalorian and Grogu
présente un avantage: il n'a guère besoin d'explication, se suffit à lui-même et se passe même des longues scènes d'exposition propres à beaucoup des blockbusters de notre époque. Toute sa première heure est presque entièrement consacrée à l'action. Illustrant les complots post-impériaux, l'image que j'ai choisie ci-dessus apparaît comme l'une des premières d'un film à l'esthétique soignée. Nous n'atteindrons pas des sommets visuels, mais bon... ça fonctionne. Les éternels nostalgiques (comme moi) seront ravis de revoir des designs familiers et d'en découvrir d'autres, vraiment réussis dans l'ensemble. Aurais-je voulu d'un épisode sans innovation dans ce domaine ? Non ! Star wars, c'est un cahier des charges ET une saga qui doit surprendre...

La très bonne nouvelle, c'est que le bestiaire et la collection de robots s'agrandissent encore, ce qui nous offre notamment plusieurs batailles épiques, dans la pure tradition. Mon ami Jean-Mi le dit: "Ça fait le job". N'en attendez pas trop, cela dit: il paraît tout à fait évident que Disney cible un large public et vise ainsi à amasser un maximum d'argent. C'est... logique: la compagnie avait acheté les droits de George Lucas pour la bagatelle de 4,05 milliards de dollars (sans compter les cents). Pas sûr, d'ailleurs, que ce film-là soit véritablement le plus rentable. Autant dès lors le prendre pour ce qu'il est un: un divertissement XXL inscrit dans une longue série de divertissements XXL, ouverte dès 1977. Si cela ne vous tente pas du tout, le mieux est de passer votre chemin. Quant à moi, j'y trouve encore de quoi satisfaire mon esprit nostalgeek !

Je peux admettre qu'au-delà de l'imagerie-culte, le succès d'un tel opus repose sur d'autres facteurs. Exemple: le son et, bien sûr, la musique. Le compositeur historique des Star wars, Sir John Williams, a 94 ans. Pour The Mandalorian and Grogu, il a passé le relais à un musicien suédois assez expérimenté, né "seulement" en 1984: Ludwig Göransson. Bon... le résultat m'a semblé tout à fait honorable, à la fois respectueux de l'héritage et suffisamment innovant pour nous emmener ailleurs. Cela n'était pas gagné d'avance et donc, je dis merci au petit nouveau ! J'évite en revanche de vous parler des acteurs: ce serait un peu long. D'après moi, le plus bel atout de ce film réside plutôt dans sa patine ancienne et des effets qui ne font pas toujours appel à la technologie numérique. "Telle est la voie", comme l'assure le personnage principal. Qu'en adviendra-t-il ? Je ne suis pas spécialement pressé de le savoir. Mais je reste confiant en la chance de savourer d'autres prolongations...

Star wars - The Mandalorian and Grogu
Film américain de Jon Favreau / 2026

Vous l'aurez remarqué: avec le titre complet, on ne peut pas se tromper d'aventure interstellaire. Cette volonté de coller ensemble des récits similaires n'enlève rien à la qualité (relative) de ce tout nouvel opus. Cela dit, je reste avant tout fan des épisodes historiques, IV, V et VI. Pour la SF adulte, voyez Blade runner ("tout court" et 2049) ou Dune. En notant que ce dernier film verra sa propre suite se prolonger à Noël !

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Un autre écho ?
Celui de Pascale: elle n'a pas aimé le film et en parle très brièvement. Mais... elle dit aussi deux mots de quatre des autres films sortis en mai !

Pour finir...
J'ai eu très envie de râler un bon coup sur les prix prohibitifs de ce film dans certains multiplexes (jusqu'à 24,90 euros pour la VO-3D chez moi). Mieux vaudrait saluer la mémoire de Marcia Lou Griffin, Madame Lucas. L'épouse de George l'a beaucoup aidé. Elle a rejoint les étoiles le 27 mai dernier. Quatre jours seulement avant que je ne voie ce nouveau film...

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