samedi 25 novembre 2017

Dansons, maintenant !

Est-ce que, comme moi, vous associez le mauvais temps au cinéma ? Personnellement, quand il ne fait pas beau, je dis assez fréquemment que c'est "un jour à regarder un bon film". Pour faire bonne mesure aujourd'hui, je vous en propose un excellent: Chantons sous la pluie. Allez, il ne sert à rien d'attendre une météo morose pour l'apprécier...

Bigre ! Ce grand classique du cinéma hollywoodien a fêté ses 65 ans cette année ! Ai-je besoin de le préciser ? Il s'agit d'une comédie musicale, qui devrait ravir celles et ceux d'entre vous qui ont encore la chance de pouvoir la voir pour la toute première fois. Je me range désormais de l'autre côté du public, c'est-à-dire avec les amateurs déjà éclairés, et peux donc vous assurer que je me suis ré-ga-lé ! Rares sont les films aussi dépourvus d'éléments négatifs: s'il fallait que je résume Chantons sous la pluie en quelques mots, je dirais sûrement qu'il s'agit d'une grande ode à la vie, à l'amitié et à l'amour. Cela et d'autres choses, mais je ne veux pas en dire trop, trop vite...

Sans préavis, cette machine à remonter le temps qu'est le scénario nous ramène illico presto en 1927. L'occasion de faire connaissance avec Lina Lamont et Don Lockwood, stars d'un cinéma qui produit encore régulièrement de grandes oeuvres... muettes ! Une situation bientôt bouleversée, avec l'arrivée sur le marché des premiers films parlants, véritables dynamiteurs du septième art "ancienne formule". Lockwood parvient encore à s'adapter, mais Lamont, elle, risque fort de faire tapisserie, avec son caractère irascible et sa voix de crécelle. C'est alors qu'une seconde femme entre dans le jeu: beauté, douceur et talent, Kathy Selden a tout pour séduire les caméras. Et pas que...

Ce ne serait pas un service à rendre à ceux qui ignorent la suite d'annoncer d'autres éléments. Je m'en abstiendrai donc. J'ai appris avec surprise que quelques-unes des chansons qui rythment le film avaient été écrites avant, y compris Singin' in the rain, la plus célèbre d'entre toutes. Pas d'inquiétude à avoir: elles s'insèrent parfaitement dans le récit, d'autant qu'elles sont accompagnées de pas de danse très diversifiés, en solo, en duo, en trio ou parfois même davantage. Crédité comme coréalisateur, Gene Kelly fait merveille, à l'évidence, et ses partenaires brillent aussi. Debbie Reynolds, Donald O'Connor, Cyd Charisse... et j'en oublie sans doute: c'est un pur enchantement !

Je n'ai qu'un unique conseil à vous donner: c'est de vous laisser aller. Pendant un peu plus d'une heure et demie, ce film coloré et joyeux vous offre la possibilité de vous évader totalement du quotidien. L'enthousiasme permanent de Chantons sous la pluie emporte tout avec lui. C'est bien trop beau pour être vrai ? Cousu de fil blanc ? Hautement utopique ? Oui, c'est vrai, et alors ? On comprend vite pourquoi Hollywood, à l'époque, était appelée "la machine à rêves". Moi, j'ai joué le jeu à fond: ça m'a mis en joie, tout simplement ! Cent anecdotes pourraient encore nourrir cette chronique, je crois. Mais je pense bien aussi de m'arrêter là, pour vous laisser imaginer...

Chantons sous la pluie
Film américain de Stanley Donen et Gene Kelly (1952)

Notez que Gene Kelly m'avait déjà tapé dans l'oeil avec ses pirouettes dans Les trois mousquetaires... dont des scènes sont reprises ici ! Pas de doute: c'est culte ! Il n'est presque pas utile d'en ajouter. Histoire de, je signale tout de même mon envie de voir également d'autres comédies musicales (sur le blog, il y a aussi Tous en scène). Pour une relecture actuelle, vous pouvez bien sûr (re)voir La La Land.

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J'en termine avec quelques autres liens rapides...
Pour des avis complémentaires, vous passerez chez Pascale et Lui. Fidèle à elle-même, Ideyvonne, pour sa part, a fait le plein d'images !

10 commentaires:

  1. Un des très rares films dont on peut dire qu'il est parfait. Un pur enchantement comme tu dis, un film qui rend heureux.

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  2. @Strum:

    Je n'aime pas l'idée de perfection, mais c'est sans doute ce qui s'en rapproche le plus.
    Et, effectivement, je crois fort au pouvoir euphorisant de ce film, un régal pour le coeur et l'esprit.

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  3. @Eeguab:

    Pas étonné de te voir te ranger à cet avis, l'ami !
    À vire vrai, je ne m'attends pas à voir beaucoup de contradictions, sur ce coup-là.

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  4. Voilà. On peut le dire comme ça.

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  5. Et c'est déjà bien ! Merci d'être venue renforcer notre belle unanimité, Chonchon !

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  6. A voir et revoir sans modération ! ;)

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  7. Parfaitement ! C'est parfait, comme antidépresseur sans effet secondaire.

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