Nombreux sont les suiveurs du cinéma français à constater que le genre horrifique ne lui fait plus peur. Il y a bien quelque chose d'épouvantable dans Animale, promu aussi comme le deuxième long d'Emma Benestan. Cette réalisatrice âgée de 38 ans dresse le portrait d'une jeune femme engagée chez un célèbre éleveur de taureaux de la superbe Camargue...
Nejma a un rêve: être la toute première femme à gagner une course camarguaise. Dans ce sport disputé en arène, les concurrents tournent autour d'un animal et ont pour but de s'emparer de cocardes disposées sur son front ou entre ses cornes. Il n'est pas question de mise à mort. Nejma, elle, s'entraîne dur et dans un groupe de garçons de son âge. Animale nous montre qu'elle est très proche d'eux et plutôt respectée. Puis, après d'assez longues scènes d'exposition, le film bascule soudain vers le thriller: des morts violentes surviennent parmi les manadiers. Rapidement, la communauté suspecte un taureau échappé de son enclos et qui serait alors devenu fou. Et pourquoi pas ? On aurait pu y croire. Sauf que la caméra ne lâche guère Nejma et nous la montre parcourue d'étranges frissons, tandis que son corps semble devoir... se transformer.
Sur le papier, la promesse de ce film était relativement intéressante. Voyons donc le verre à moitié plein: la réalisation d'Emma Benestan tient la route, avec une belle atmosphère, qui exploite les contrastes entre le jour ébloui de soleil et la nuit où une brume toute symbolique monte lentement sur les marais. Par ailleurs, les taureaux eux-mêmes apparaissent à leur place, sans qu'ils aient été posés là par une équipe de cinéma. On peut ainsi découvrir tout un visage de la France rurale encore rare, je trouve, sur les écrans. Las ! Cela n'est pas toujours assez pour s'intéresser durablement et accepter alors les plus grosses ficelles déployées par le scénario. Autre souci: je n'ai pas ressenti d'empathie pour Nejma, ni d'ailleurs pour aucun des personnages secondaires. Animale n'est pas un mauvais film, mais un film que j'aurai vite oublié. Reste tout de même à saluer la tentative et à donner une autre chance à la jeune réalisatrice. Enfin... ça, ce sera bien sûr à vous d'en décider !
Animale
Film français d'Emma Benestan / 2024
Un indéniable échec commercial est venu sanctionner ce long-métrage honorable, mais au rythme trop lent pour vraiment marquer les esprits. Le mélange entre une réalité assez crue et un imaginaire fantastique moyennement inspiré n'a pas pris. J'ai repensé... à Black swan, un film qui m'avait beaucoup plu en son temps, mais dont il ne me reste rien. Cette fois, je me suis contenté du petit écran. C'était suffisant, je crois.
Nejma a un rêve: être la toute première femme à gagner une course camarguaise. Dans ce sport disputé en arène, les concurrents tournent autour d'un animal et ont pour but de s'emparer de cocardes disposées sur son front ou entre ses cornes. Il n'est pas question de mise à mort. Nejma, elle, s'entraîne dur et dans un groupe de garçons de son âge. Animale nous montre qu'elle est très proche d'eux et plutôt respectée. Puis, après d'assez longues scènes d'exposition, le film bascule soudain vers le thriller: des morts violentes surviennent parmi les manadiers. Rapidement, la communauté suspecte un taureau échappé de son enclos et qui serait alors devenu fou. Et pourquoi pas ? On aurait pu y croire. Sauf que la caméra ne lâche guère Nejma et nous la montre parcourue d'étranges frissons, tandis que son corps semble devoir... se transformer.
Sur le papier, la promesse de ce film était relativement intéressante. Voyons donc le verre à moitié plein: la réalisation d'Emma Benestan tient la route, avec une belle atmosphère, qui exploite les contrastes entre le jour ébloui de soleil et la nuit où une brume toute symbolique monte lentement sur les marais. Par ailleurs, les taureaux eux-mêmes apparaissent à leur place, sans qu'ils aient été posés là par une équipe de cinéma. On peut ainsi découvrir tout un visage de la France rurale encore rare, je trouve, sur les écrans. Las ! Cela n'est pas toujours assez pour s'intéresser durablement et accepter alors les plus grosses ficelles déployées par le scénario. Autre souci: je n'ai pas ressenti d'empathie pour Nejma, ni d'ailleurs pour aucun des personnages secondaires. Animale n'est pas un mauvais film, mais un film que j'aurai vite oublié. Reste tout de même à saluer la tentative et à donner une autre chance à la jeune réalisatrice. Enfin... ça, ce sera bien sûr à vous d'en décider !
Animale
Film français d'Emma Benestan / 2024
Un indéniable échec commercial est venu sanctionner ce long-métrage honorable, mais au rythme trop lent pour vraiment marquer les esprits. Le mélange entre une réalité assez crue et un imaginaire fantastique moyennement inspiré n'a pas pris. J'ai repensé... à Black swan, un film qui m'avait beaucoup plu en son temps, mais dont il ne me reste rien. Cette fois, je me suis contenté du petit écran. C'était suffisant, je crois.


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