dimanche 30 août 2026

Dans leur monde

Lola, la vingtaine, est montée en train jusqu'à Paris pour un coup d'éclat au Salon de l'agriculture. La jeune militante animaliste est descendue dans un hôtel et y rencontre Félix, le fils (tourmenté) du propriétaire. Vont-ils se rapprocher et si oui, à quel point ? À vous de le découvrir. Mon espoir: que L'écologie des sentiments vous attire... et vous plaise.

Moi ? Je n'en savais pas grand-chose avant de le mettre au programme de ma cinquantième sortie ciné de l'année. En gros, la bande-annonce m'avait fait l'impression - nette et favorable - d'une douce fantaisie. Vérification faite, je peux vous confirmer que l'aspect environnemental passe vite au second plan, le film s'intéressant plutôt aux interactions sociales et affectives de ses personnages (principaux ou secondaires). C'est à la fois décalé et possiblement touchant, pour peu qu'on s'attache auxdits personnages. Or, le tandem Salomé Rose Stein - Andranic Manet fonctionne bien ! Il a clairement contribué au plaisir que j'ai ressenti face à ce que d'aucuns qualifient volontiers de comédie romantique. L'écologie des sentiments n'est pas que cela, non, mais c'est cela aussi. Je dois dire que j'ai souri, très souvent, même devant certains passages moins propices, abordant par exemple la question des aidants familiaux. Tout est traité avec pudeur et délicatesse, ce qui ne fait jamais de mal !

L'écologie des sentiments
Film français d'Alexandre Steiger / 2026
Le réalisateur signe ici son premier long-métrage. Il était déjà l'auteur de quelques courts et de deux romans et a aussi joué pour des cinéastes nombreux et originaux, tels que Sólveig Anspach (Queen of Montreuil) ou Erwan Le Duc (Perdrix). Poétique et intemporel, son univers créatif me rappelle les mondes de Jean-Pierre Améris (Les émotifs anonymes) et du trio Abel-Gordon-Romy (Paris pieds nus). À voir sans modération !

4 commentaires:

  1. Andranic Manet au casting : et je fuis en sens inverse. C'est comme ça. Il n'a jusqu'ici jamais rien fait d'autre que le grand dadet perdu dans un monde cruel. Le pire de tout étant dans le film Ari !!!
    Je trouve qu'il joue horriblement mal.
    Donc non, je ne connaîtrais pas cette écologie.

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    1. Andranic Manet est bien ici dans le registre du grand duduche dégingandé. Je ne le connaissais pas.

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  2. Je n'avais aimé ni Queen of Montreuil ni Perdrix.
    Mais adoré Les émotifs bien sûr

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    1. On sait pourquoi ! Moi, j'ai aimé les trois, à vrai dire, et y retrouve (un peu) la même forme de tendresse.

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