mardi 19 octobre 2021

Flic et casse-cou

Le lendemain du jour où Belmondo est mort, j'ai publié un petit texte pour lui rendre hommage, mais je me suis surtout dit que le mieux que je pouvais faire était encore de découvrir d'autres de ses films. C'est ainsi que je me suis décidé pour Peur sur la ville, un classique dans un registre plutôt "sérieux". Et aussi retrouvé Ennio Morricone...

Cette fois, il n'aura pas été question de délicatesse: le maître italien a composé une partition de sons bruts, pendant audible d'images urbaines assez froides (et qui, pourtant, subliment Paris). Le scénario raconte comment un certain Letellier, flic haut gradé à la brigade antigang, passe soudain à la criminelle après avoir raté l'arrestation d'un braqueur de banques et se retrouve à traquer un serial killer décidé à liquider les femmes dont il juge le comportement immoral. Bon... dans la France giscardienne d'alors, le film termina deuxième du box-office annuel national (avec presque 4 millions d'entrées). Aujourd'hui, il ressemble davantage au fruit de cette époque révolue qu'à une référence du cinéma: il est un peu trop cousu de fil blanc. Cela dit, je ne me suis pas ennuyé une seconde et Bébel est parfait dans ce rôle à cascades (sur les toits ou un métro, sous un hélico...). Anecdote: certaines scènes ont été tournées avec le GIGN naissant. J'ai aussi pris plaisir à croiser Charles Denner, Jean-François Balmer et Rosy Varte ! Même si, bien sûr, tout cela ne va pas nous rajeunir...

Peur sur la ville
Film franco-italien d'Henri Verneuil (1975)

Il me semble que c'est le premier film de Belmondo dans ce genre particulier que je vois et chronique: je ne conteste pas son côté efficace et la popularité d'un certain aspect "brut de décoffrage". D'ailleurs, au départ, ça ressemble à un giallo italien, sans profusion d'hémoglobine, c'est vrai, mais avec défenestration du 17ème étage ! Et j'ajouterai juste que j'ai préféré L'oiseau au plumage de cristal...

6 commentaires:

  1. La ressemblance n'est pas qu'italienne....., l 'affiche du film est un copié collé de « Bullit » de Peter Yates , la poursuite en voiture étant bien en dessous du modèle américain. Steve MacQueen ,lui ,fera quelques cascades dans le métro dans son dernier film « le chasseur » sortie en 80 mais elles ne resterons pas dans les anales... Il faut dire qu'il décédera 3 mois après la sortie du film..

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  2. J'ai vu et revu ce film. Je l'aime beaucoup. C'est bien celui avec Minos et son œil de verre.

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  3. @CC Rider:

    Je vais malgré tout essayer de voir ce "Chasseur" si l'occasion se présente. Merci.

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  4. @Pascale:

    Tout à fait, c'est bien de ce film dont il s'agit. Flippant, le Minos !

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  5. Le film est efficace et lorgne à la fois du côté du giallo et du film américain musclé, mais je trouve ennuyeuses les (trop longues) scènes de cascade faites pour qu'on reconnaisse l'acteur dans ses oeuvres.

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  6. Je suis d'accord avec toi, mais sincèrement, ça ne gâche pas mon plaisir.

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