dimanche 3 mars 2019

Le monde en 2293

Quelque part en Écosse, Sean Connery a 88 ans. Disparu des radars depuis belle lurette, le plus célèbre des anciens James Bond a tourné son dernier film... en 2003 ! De mon côté, j'ai enfin réussi à voir l'une de ses prestations les plus folles: le fameux Zardoz, sorti en 1974. Torse velu, flingue et slip rouge: le comédien donne de sa personne...

L'histoire se passe en 2293. Ce qu'il reste de l'humanité se divise sommairement... oui, en deux catégories: les Éternels, qui ont gagné l'immortalité dans une sorte de jardin d'Eden dont le sexe est banni, et les Brutes, visiblement retombées dans une extrême sauvagerie. Je vous retranscris ça de mémoire, en m'aidant un peu de Wikipédia. Je vous explique: quelques jours ont passé depuis que j'ai vu le film et il est suffisamment "barré" pour que j'aie du mal à le résumer. D'ailleurs, pour information, il paraît qu'on distribuait de petits livres illustrés dans les cinémas afin de mieux familiariser les spectateurs avec ce contexte baroque. Moi, je crains d'être un peu passé à côté...

Zardoz n'est pas un mauvais film, loin de là, et même s'il est cité comme nanar ultime par certain(e)s, je ne le classerai pas ainsi. Fruit de son époque, sans doute, il s'appuie sur une esthétique complexe et, à mon avis, un sujet pas très loin des préoccupations des hippies. Pour être clair, je me dis qu'avec un autre acteur que Sean Connery dans le rôle principal, tout cela serait beaucoup moins surprenant. J'imagine aussi que ce serait bien moins mémorable ! Ma curiosité m'a poussé vers ce long-métrage abscons et je suis ma foi content d'avoir pu le découvrir, dans toute sa démesure. Sa façon détournée et kitsch d'aborder les grands sujets que sont la sexualité, la religion ou la démocratie mérite le détour, même si le résultat pique un peu les yeux (à l'inverse de Charlotte Rampling, premier rôle féminin). Évidemment, ma note paraîtra sévère: elle révèle mon impression mitigée. Respect toutefois pour cette oeuvre, à nulle autre pareille...

Zardoz
Film britannique de John Boorman (1974)

Un opus à regarder en s'étant préparé... à un incroyable voyage. Franchement, il n'y a pas lieu d'être déçu, mais circonspect, oui ! Notez qu'avec Délivrance et Excalibur, John Boorman témoigne aussi d'une appétence certaine pour les univers... je vais dire "décalés". Tant mieux ! Cela nous permet de (re)voir des choses originales. D'aucuns peuvent préférer Dune, Blade runner ou L'âge de cristal...

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Pour vous faire une idée plus complète...

Je vous conseille d'aller lire également les textes de Sentinelle et Lui.

6 commentaires:

  1. Je l'ai vu à sa sortie. J'avais détesté. J'étais trop jeune. De la sans doute me vient mon aversion pour les torses poilus et peut être mon amour pour la couleur rouge :-)
    Pour en parler il faudrait que je le revois. Je suis en âge de supporter un torse couvert de poils et un entre jambe qui pend sans vomir...
    J'imagine que Sean (Je me demande parfois aussi ce qu'il devient... sans doute plus très frais) à voulu se sortir des smokings de 007 souvent portés mal à propos. Il n'est d'ailleurs pas mon James préféré. C'est Daniel Craig suivi de Pierce et Roger si tu veux savoir. Je n'ai apprécié Sean que quand il n'était plus James ô James.
    Ok là n'est pas la question.
    John Boorman est un réalisateur étonnant étonnant. J'ai adoré Excalibur, Délivrance, la Forêt d'Émeraude.
    La semaine jetais ravie de pouvoir voir Hope and Glory sur Arte, encensé par Télérama. J'ai zappé au bout de 3/4 d'heure. Quel ennui et quelle interprétation déplorable !
    Sorry pour les hors sujet.

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  2. Je voulais dire étonnant...
    Et la semaine dernière j'étais...

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  3. @Pascale en version longue:

    Je l'ai regardé comme un témoignage de son époque et ça passe encore.
    Sean m'étonne quand même à avoir accepté le rôle, mais c'est clair que ça change de 007.
    Pour ma part, je crois que je vais surtout me re-concentrer sur les films de Lumet, tiens !

    Je voulais voir "Hope and glory" et je l'ai laissé filer. Pas un drame, si je comprends bien.
    Les autres films de John Boorman dont tu parles sont tous chroniqués ici. Je les ai tous appréciés.

    Et pas d'problème pour les HS ! C'est toujours intéressant de prolonger la discussion.

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  4. @Pascale en version corrigée:

    J'avais compris, rassure-toi. Ce Coréen est décidément capricieux !

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  5. Coucou Martin,

    On peut reprocher au film beaucoup de choses mais il a du caractère ! Surprenant toujours, ahurissant souvent, on sent l'investissement du réalisateur, qui a condensé en un seul film des thématiques tellement foisonnantes que ça part un peu dans tous les sens. Mais très bizarrement, je m’en souviens encore très bien. Un film à voir, si on apprécie les films décalés, "pas comme les autres". Il révèle bien aussi son époque, comme tu le précises.

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  6. Coucou Sentinelle ! Ça faisait longtemps !
    Malgré mes bémols, je suis d'accord avec toi. Et je suis ravi de l'avoir vu !

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