mardi 26 avril 2016

Un, deux... trois ?

J'aurais pu reprocher à Family business de n'être qu'un film de mecs. Le truc, c'est que ça aurait très malhonnête sur le plan intellectuel. Parfaitement, messieurs... dames ! Je m'explique: ce qui a su attirer mon regard vers ce film, c'est précisément les mecs. J'ai craqué devant le trio Sean Connery, Dustin Hoffman et Matthew Broderick...

Adam McCullen est un jeune homme bien sous tous rapports. Maman s'inquiète un peu pour lui, c'est tout: il vient d'arrêter ses études. Conséquence: son père Vito et lui ont bien du mal à communiquer sereinement. Le vrai mentor d'Adam est plutôt son grand-père, Jesse. L'ennui, c'est que ce dernier est un escroc, qui préfère gagner sa vie en volant qu'en travaillant dur. Bien au courant, le supposé petit-fils modèle propose à son aîné un dernier coup jugé facile. Vous verrez dans le film comment tourne cette affaire: il faut que je me taise désormais, avant de tout vous raconter. Je préciserai simplement qu'au départ, Family business prend l'allure d'une (bonne) comédie...

En gros, Sean Connery cabotine à qui mieux-mieux et c'est une part de ce que j'espérais. La bonne nouvelle, c'est que notre ami écossais laisse aussi une très bonne place à ses partenaires pour s'exprimer. Dustin Hoffman et Matthew Broderick, plus sobres, assurent le coup. Les plus cinéphiles d'entre vous auront noté le nom du réalisateur derrière la caméra: Sidney Lumet, ce n'est pas n'importe qui ! Subtilement, quand le scénario avance, on glisse alors vers un film moins drôle, mais plus réfléchi sur les relations familiales, leur force éventuelle et leurs possibles limites. Family business: un bon titre. Fort heureusement, même si le sujet s'approfondit, le ton général demeure d'une légèreté appréciable. On ne s'ennuie guère, de fait. Tout au plus vous manquera-t-il donc un grand personnage féminin...

Family business
Film américain de Sidney Lumet (1989)

C'est avec ce genre de films qu'on comprend que Sean Connery préférait s'écarter du personnage de James Bond. Vous noterez d'ailleurs qu'il est sorti la même année que le fameux Indiana Jones et la dernière croisade. J'ai aimé revoir aussi Matthew Broderick. C'est que j'aime toujours autant La folle journée de Ferris Bueller. Son personnage m'a rappelé celui de Le lauréat - et... merci, Dustin !

10 commentaires:

  1. Un bon film que j'ai vu il y a longtemps mais dont je me souviens bien qu'il vire au plus grave après une moitié très comédie. J'aime aussi beaucoup Ferris Bueller et son joli gout de la liberté. A bien tôt.

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  2. Oui, c'est d'ailleurs ce qui rend le film particulièrement intéressant: son aspect comique parfaitement assumé avant le virage vers quelque chose de plus profond.

    "La folle journée de Ferris Bueller" est vraiment (dans son genre) l'un de mes films cultes.

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  3. Je m'en souviens vaguement.
    Prochainement, devrait sortir l'Affaire Monet dans le même genre d'idées de générations qui s'associent... Je l'ai découvert époustouflée à Beaune. Et là, John, Christopher et Tye m'ont cueillie !

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  4. Si c'est sur le même principe, j'irai peut-être voir "L'affaire Monet" pour comparaison. Le casting est sympa ! Mais je n'ai pas trouvé de date de sortie officielle...

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  5. Effectivement il n'y a pas de date prévue pour l'instant. ça s'appelle The Forger !

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  6. On ne le répétera jamais assez : Sydney Lumet était un grand réalisateur. Je lui ai d'ailleurs dédié une page de mon blog. Son association avec Sean Connery a produit de grands films. Celui-ci est peut-être dessous "the offence" ou "la colline des hommes perdus", mais demeure de belle facture, à l'image de l'ensemble de sa filmo. Il faut donc revoir "family business" et tous ses autres films.

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  7. @Pascale:

    Je vais tâcher de m'en souvenir, le moment venu. Avec Plummer et Travolta, on peut espérer que le film attirera le regard de la critique au moment de sa sortie.

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  8. @Princécranoir:

    Tu prêches un convaincu... en devenir. J'ai encore quelques Sidney Lumet sous le coude, que je compte bien regarder progressivement. Ma confiance en le réalisateur est déjà acquise, compte tenu de ce que j'ai déjà découvert et de la (bonne) réputation qui est la sienne.

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  9. Bonne réputation, mais on a rarement l'occasion de le voir cité comme un Scorsese ou un Coppola alors qu'il les vaut largement à mon avis.

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  10. Je ne suis pas loin d'être d'accord, même si je ne connais à vrai dire que trop peu de films de ce fameux trio pour juger définitivement. Disons que ça donne envie d'avancer dans la filmographie des uns et des autres. En attendant, je me dis aussi qu'un réalisateur qui fait régulièrement de bons films aura finalement moins de notoriété que celui qui signe un chef d'oeuvre de temps à autre. Le grand public (si tant est qu'il existe) me semble plutôt porté à l'idolâtrie qu'à la conception de juste échelles de valeurs.

    Et puis Coppola et Scorsese ont un avantage pour être reconnus aujourd'hui: ils sont encore en vie, eux !

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