mercredi 2 septembre 2026

Amour et parapluies

Le cinéma japonais d'aujourd'hui m'intéresse, mais Sous le ciel de Kyoto n'était pas sur la liste de mes priorités. Je suis finalement allé le voir avec une amie qui en avait envie. Pas de regret: un plaisir "mesuré". C'est typiquement le genre de films dont j'ai du mal à... dire du mal ! Néanmoins, il est vrai qu'il ne m'inspirera pas un très long commentaire.

Le rôle principal est celui d'un jeune garçon de 18-20 ans, Konishi Toru. Cet étudiant est plus que timide: il ne sort JAMAIS sans un parapluie pour se protéger aussi du soleil et du regard des autres. Un hasard malicieux place sur sa route la jolie Sakurada Hana, jeune femme solitaire. Et, contre toute attente, il entame avec elle une relation affective, qui semble assise sur une bonne compréhension réciproque...

Las ! Assez vite, la demoiselle disparaît et le film bascule vers le drame. Ce n'est pourtant pas la (supposée) rupture qui entraîne alors le récit dans cette direction, mais les propos d'un autre personnage féminin. Après cette belle séquence, Sous le ciel de Kyoto m'a semblé s'écarter de sa manière subtile d'aborder la question universelle des sentiments adolescents. Dès lors, le pathos s'impose, d'autant plus vif à vrai dire qu'il se concentre presque exclusivement sur le personnage masculin. Cela m'a étonné et un peu dépité: j'attendais certainement autre chose d'un film réalisé par une femme - d'où, je crois, ma légère frustration. Point positif: sur la forme, cet opus a su me surprendre agréablement lors d'assez courtes séquences, notamment par l'usage de split screens impromptus ou de quelques (bons) effets sonores. Et le jeu des acteurs !

Sous le ciel de Kyoto 
(今日の空が一番好き、とまだ言えない僕は)
(Kyo No Sora Ga Ichiban Suki, to Mada Ienai Boku wa)
Film japonais d'Akiko Okhu / 2025
Le titre original donne le ton: ce long-métrage est un peu trop explicite pour me convenir - je vous laisserai d'ailleurs en chercher la traduction. En Asie, les amours adolescentes me paraissent mieux représentées dans My sassy girl, film coréen beaucoup moins porté sur le tragique. J'aime toujours les mélos japonais, peut-être davantage les classiques. L'intériorité d'un Printemps tardif (1949) reste sans égale... à mes yeux.

----------
Tout est question de sensibilité, bien sûr...

C'est donc sans hésitation que je vous invite à lire aussi l'avis de Pascale.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire