jeudi 6 novembre 2014

Initiales J. B.

Son nom est... euh... comment déjà ? Ah oui ! Bourne. Jason Bourne. Des années après sa sortie, quelques autres après avoir lu le roman originel de Robert Ludlum, j'ai voulu tester La mémoire dans la peau dans sa version cinéma. Matt Damon est, à 32 ans, la tête d'affiche de cette production américano-germano-tchèque. J'évoquerai un jour les deux suites et/ou la reprise de la franchise - avec Jeremy Renner.

Aujourd'hui, j'espère vous contenter avec ce premier opus. L'histoire nous entraîne d'abord sur les eaux de la Méditerranée, à 60 milles nautiques de Marseille. Chahuté par la tempête, un bateau de pêche attrape un gros poisson: notre ami Jason, bien sûr. Bien que sauvé d'une noyade fatale, l'intéressé a un problème: il a totalement oublié comment il en était arrivé là, à faire la planche loin de toute terre habitée. En fait, il ne se souvient même pas de son propre nom ! Heureusement, le médecin qui lui a sauvé la vie a aussi découvert quelque chose sous son épiderme: une capsule avec les coordonnées d'un compte dans une banque suisse ! La mémoire dans la peau: titre explicite. Bourne fait connaissance avec lui-même, se découvre alors des capacités physiques à la taille XXL et comprend qu'il est menacé...

Par qui ? Pourquoi ? Suspense ! C'est précisément tout l'enjeu du film entier: vous n'imaginez pas que je vais tout vous raconter. Douze ans après sa diffusion en salles, La mémoire dans la peau a certes pris quelques rides - et Matt Damon aussi, mais ça lui va plutôt bien. Mené sans réel temps mort, le long-métrage ne révolutionne rien. C'est toutefois un très honorable divertissement, qui pourrait faire votre bonheur pour une soirée plateau-télé-vidange des neurones. Prise côté français, l'idée de tourner à Paris ajoute un petit côté familier à l'entreprise... et j'imagine un exotico-romantisme plaisant pour les Américains. On a vu mieux avant, on a vu mieux depuis. Néanmoins, permettez-moi d'insister: j'ai pris plaisir au spectacle proposé, en réalité un modèle de course-poursuite. À suivre, donc...

La mémoire dans la peau
Film américain de Doug Liman (2002)

Ersatz ou version light de James Bond pour les uns, héros de films d'action à part entière pour les autres, Jason Bourne a des qualités qui dépassent d'après moi celle de ses initiales communes avec 007. Parce qu'il ne sait pas vraiment qui il est, il n'a aucun camp, fut-ce celui du bien, de l'oncle Sam ou de sa Gracieuse Majesté. Je préfère Matt Damon à Daniel Craig, de toute façon. Et même après Skyfall...

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Et chez mes petits camarades, ça donne quoi ?
Aelezig aime aussi ce premier volet ("Mon cinéma, jour après jour"). Les rédacteurs de "L'oeil sur l'écran" semblent l'avoir plutôt apprécié. Ici et là, vous en saurez un peu plus sur les épisodes qui ont suivi...

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